Tours


Free Web Hosting with Website Builder
Pour les articles homonymes, voir Tours (homonymie).
Tours
Carte de localisation de Tours
Pays France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire (préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Tours (Chef-lieu)
Canton chef-lieu de 7 cantons
Code Insee 37261
Code postal 37000, 37100, 37200
Maire
Mandat en cours
Jean Germain (PS)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Tours Plus (260 000 habitants)
Latitude
Longitude
47° 23′ 37″ Nord
         0° 41′ 21″ Est
/ 47.393611, 0.689167
Altitude 44 m (mini) – 109 m (maxi)
Superficie 34,36 km²
Population sans
doubles comptes
136 400 hab.
(2008)
Densité 3 970 hab./km²

Tours est une ville du centre-ouest de la France, préfecture du département d'Indre-et-Loire (37) et la plus grande ville de la région Centre.

Tours compte 136 400 habitants[1] si l'on tient compte uniquement de la commune, et 297 631 habitants[2] si l'on compte toute son unité urbaine.

Ses habitants sont appelés les «Tourangeaux» et les «Tourangelles». La région est souvent appelée «Le jardin de la France». Tours est classée Ville d'Art et d'Histoire, elle est traversée par la Loire classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, et a souvent reçu le grand prix du fleurissement national (2000, 2003 et 2006).

Sommaire

Géographie

Généralités

Topographie de Tours

La ville est située sur le bras de terre séparant la Loire et le Cher, juste en amont du confluent de ces deux cours d'eau, à un endroit où leur passage est relativement aisé. Elle s'étale au nord sur le plateau de Saint-Symphorien (où se trouve le point le plus haut de la ville) et au sud sur le plateau de Grandmont.

L'habitat ancien est regroupé autour de deux noyaux, constituant le Vieux Tours : - le quartier de la cathédrale Saint-Gatien, bâti sur les ruines de la ville gallo-romaine, - le quartier de Châteauneuf, né au Moyen Âge autour de la basilique Saint-Martin et de l'actuelle place Plumereau.

Le centre ville, incendié en 1940, ne fut pas reconstruit à l'identique, et les architectes Jean Dorian et Pierre Patout conçurent un nouveau plan en damier mis en chantier de 1950 à la fin de la décennie.

La ville est située à un important carrefour entre les voies de communication vers le sud-ouest (Poitiers, Bordeaux) puis l'Espagne et celles desservant l'ouest de la France (Angers, Nantes, Rennes, le Mans) et la péninsule bretonne.

Tours est également une des deux villes-portes du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine avec Angers en Maine-et-Loire.

Détail

Tours s'étendant au nord de la Loire et au sud du Cher, la ville est séparée en trois entités plus ou moins distinctes les unes des autres mais n'ayant aucune existence officielle : Tours Nord (au nord de la Loire), Tours Sud (autour du Cher) et Tours Centre (qui correspond à la ville entre Loire et Cher).

La ville de Tours comporte 34 quartiers :


Communes limitrophes

Saint-Cyr-sur-Loire Mettray
Notre-Dame-d'Oé
Parçay-Meslay
Rochecorbon
La Riche N Saint-Pierre-des-Corps
O    Tours    E
S
Joué-lès-Tours Chambray-lès-Tours Saint-Avertin
Enclave: {{{enclave}}}

Histoire

La Cathédrale de Tours
La Cathédrale de Tours

Dès l'époque gauloise, la ville fut importante en tant que lieu de passage de la Loire. Placée sous l'autorité romaine, au Ie siècle, la ville se nommait « Caesarodunum » (« colline de César »), le nom évolua au IVe siècle en s'associant celui de la peuplade des Gaulois présents sur le site, les Turones, pour s'appeler « Civitas Turonorum » puis « Tours ». C'est de cette époque que date l'amphithéâtre de Tours, l'un des cinq plus grands de l'Empire. Tours devient la métropole de la province romaine de Lyonnaise troisième vers 380-388, dominant la vallée de la Loire, le Maine et la Bretagne.

Une des figures marquantes de l'histoire de la ville fut saint Martin, deuxième évêque (Gatien est un évêque mythique) qui partagea son manteau avec un démuni à Amiens. Cette histoire et l'importance de Martin dans l'Occident chrétien médiéval firent de Tours une ville de pèlerinage majeur au Moyen Âge et notamment une étape vers Saint-Jacques de Compostelle. Au VIe siècle, Grégoire de Tours, auteur des Dix Livres d'Histoire, marque la ville de son empreinte notamment en restaurant la cathédrale détruite par un incendie en 561. Le monastère Saint-Martin a bénéficié très tôt, dès le début du VIe siècle, de libéralités et de soutien des rois francs, Clovis le premier, ce qui a accru considérablement l'influence du saint, de l'abbaye et de la ville en Gaule. Au IXe siècle, Tours est l'un des foyers de la Renaissance carolingienne, notamment du fait de l'abbatiat d'Alcuin à saint Martin.

En 845, Tours repousse une première attaque du chef viking Hasting[3]. En 850, les Vikings s’installent aux embouchures de la Seine et de la Loire qu'ils empruntent alors. Toujours menés par Hasting, ils remontent à nouveau la Loire en 852 et mettent à sac Angers, Tours et l’abbaye de Marmoutier[4].

Durant le Moyen Âge, Tours est constitué de deux noyaux juxtaposés et concurrents. La « Cité » à l'est, héritière du castrum tardo-antique, est composé de l'ensemble archiépiscopal (cathédrale et résidence des archevêques) et du château de Tours, siège de l'autorité comtale (tourangelle puis angevine) et royale. À l'ouest, la « ville nouvelle » structurée autour de l'abbaye Saint-Martin s'émancipe de la Cité au cours du Xe siècle (une enceinte est édifiée vers 918) et devient « Châteauneuf » ; cet espace, organisé entre Saint-Martin et la Loire, devient le centre économique de Tours. Entre ces deux entités subsistaient des espaces de varenne, de vignes et de champs peu densément occupés, à l'exception de l'abbaye Saint-Julien installée en bord de Loire. Les deux noyaux sont unis par une enceinte de réunion au cours du XIVe siècle. Tours est un modèle de la ville double médiévale.

Le château de Tours

Tours devint la capitale du comté de Tours ou Touraine, territoire âprement disputé entre le Blaisois et l'Anjou, vainqueur au XIe siècle. Capitale de la France à l'époque de Louis XI qui s'était installé au château des Montils (actuel château du Plessis à La Riche, banlieue ouest de Tours), Tours et la Touraine restèrent jusqu'au XVIe siècle un séjour continuel des rois et de la cour. La Renaissance a offert à Tours et à la Touraine maints hôtels particuliers et châteaux, réunis pour partie sous l'appellation générique de « châteaux de la Loire ». C'est également à l'époque de Louis XI que l'industrie de la soie, qui survit difficilement aujourd'hui, y fut introduite.

Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[5]. À ce moment, les catholiques ont repris les choses en main à Angers : l’intendant s’est arrogé le droit de nommer les échevins.

Le massacre de la Saint-Barthélemy ne s’y répète pas (fin août 1572) : les protestants y sont emprisonnés par les échevins, ce qui leur évite l’extermination[6].

Le retour permanent de la cour vers Paris puis Versailles marque le début d'un déclin lent mais permanent.

Guillaume Le Métayer dit Rochambeau (1763-1798), célèbre chef chouan de la Mayenne y fût fusillé le 8 thermidor an VI.

C'est l'arrivée du chemin de fer au XIXe siècle qui sauva la ville en en faisant un carrefour important (gare de Tours-Saint-Pierre-des-Corps). À cette époque, Tours s'agrandit vers le sud (quartier des Prébendes). Cette position dès lors privilégiée a marqué le renouveau de la cité qui devint durant tout le XXe siècle une agglomération démographiquement dynamique et économiquement tournée vers le tertiaire.

La Première Guerre mondiale a profondément marqué la ville. Avec les soldats américains, au nombre de 25 000, arrivés dès 1917, des ateliers de confection de vêtements, des ateliers de réparations d'engins militaires et autres canons, les munitions, la Poste et l'hôpital militaire américain aux Augustins, Tours devint une ville de garnison avec son état-major. Le Pont de pierre sur la Loire fut baptisé en juillet 1918 au nom de Woodrow Wilson, président des États-Unis d'Amérique de 1912 à 1920. Trois escadrilles américaines, dont la 492e (492nd Squadron), étaient présentes sur le terrain d'aviation de Parçay-Meslay et leurs effectifs participèrent aussi à la vie tourangelle, aux manifestations comme les cérémonies (enterrements, remise de Croix de Guerre), les fêtes populaires et les spectacles YMCA. Quelques soldats épousèrent de jolies tourangelles. C'est le cas notamment de Joseph Harrison Nezat, Sergent-Chef, originaire de Port Barre, en Louisiane et descendant de Pierre Nezat, né à Layrac (Lot-et-Garonne) qui émigra en 1755 aux États-Unis d'Amérique. L'un de ses petits-enfants, Jack Claude Nezat est l'auteur de livres consacrés à l'histoire et à la sociologie.

En 1920, la ville accueillit le congrès de Tours qui vit la constitution du parti communiste français.

Tours fut également marquée par la Seconde Guerre mondiale. En 1940, elle fut détruite et connut ensuite quatre années de baraquements et de casemates. Entre le 10 et le 13 juin 1940 elle accueillit le gouvernement français avant son installation à Bordeaux. Une partie du centre de la ville fut totalement détruite lors du gigantesque incendie du 20 au 22 juin, incendie qui fut causé par des obus incendiaires allemands. Les chefs-d'œuvre architecturaux des XVIe et XVIIIe siècles furent en partie perdus, de même que l'entrée monumentale de la ville. Le pont Wilson (« pont de pierre »), qui approvisionnait la ville en eau, avait été dynamité pour freiner l'avancée de la Wehrmacht. Ne pouvant éteindre le brasier, les habitants ne purent que fuir. D'autres bombardements frappèrent durement le quartier de la gare en 1944, faisant plusieurs centaines de morts.

Un plan de reconstruction et d'aménagement du centre-ville, dessiné par l'architecte tourangeau Camille Lefèvre, est adopté avant même la fin de la guerre. Le plan de vingt îlots quadrangulaires est ordonné autour de la rue nationale qui est élargie. Cette ordonnance régulière s'efforce de reprendre les thèmes de l'architecture du XVIIIe siècle en les simplifiant[7]. Pierre Patout lui succède en tant qu'architecte en chef de la reconstruction en 1945. On parla un temps de détruire la partie sud de la rue Nationale pour la mettre en conformité avec la nouvelle.

Le centre international de congrès Vinci

L'histoire récente de Tours est marquée par la personnalité de Jean Royer, son maire durant trente-six ans qui contribua à sauver le Vieux-Tours de la démolition totale et en fit l'un des premiers « secteurs sauvegardés », exemple de restauration qui inspira la loi Malraux de préservation des centres anciens. Jean Royer étendit également la ville vers le sud dans les années 1960 en rectifiant le cours du Cher pour bâtir les quartiers des Rives du Cher et des Fontaines, alors un des plus grands chantiers urbains d'Europe. En 1970 est fondée l'université François-Rabelais, dont le centre de gravité est installé en bord de Loire en plein centre-ville, et non comme c'était alors la tendance dans un campus en banlieue (solution choisie notamment par l'université jumelle d'Orléans). Son long mandat connut cependant des réalisations parfois controversées, telles que le passage en lieu et place d'un ancien canal, à 1 500 mètres de la cathédrale, de l'autoroute A10 (pratique mais peu esthétique), ou la construction de l'original centre de congrès Vinci par Jean Nouvel qui endetta durablement la ville tout en faisant de Tours une des principales destinations "congrès" de France.

Jean Germain fit de la réduction de la dette lors de son accession à la mairie en 1995 une priorité. Dix ans après, sa gestion économique est considérée comme beaucoup plus sage que celle de son prédécesseur, la situation financière de la ville étant revenue à un niveau stable. L'action de Jean Germain reste cependant critiquée par l'opposition municipale pour son peu d'ambition : aucun grand chantier comparable à ceux de Jean Royer n'a véritablement été lancé sous son double mandat. De nombreux projets (navette fluviale sur le Cher, aménagement du pont Napoléon, ...) restent de même inaboutis ou sont abandonnés. Cette position est contestée par l'équipe municipale qui affirme se concentrer davantage sur la qualité de vie (rénovation urbaine, développement des transports en commun, action culturelle).

Héraldique

Blason de Tours

Les armes de Tours se blasonnent ainsi :

De sable, à trois tours couvertes d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.

On en connaît une version alternative : « De sable à trois tours d'argent, 2 et 1, ouvertes et maçonnées de sable, pavillonnées et girouettées de gueules ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or ».

Par ailleurs, le logo moderne représente une tour grise à trois créneaux de laquelle s'élance un arc-en-ciel. Le nom en lui-même de Tours n'a aucun rapport avec une tour, mais le symbole est utilisé par homophonie. C'est de "l'héraldique parlante".

Édifices et sites importants

Le dôme de la basilique St-Martin et la tour Charlemagne
Bibliothèque centrale, place Anatole France (côté Nord-Est)
L'hôtel de ville

La ville de Tours est classée ville d'art et d'histoire.

Édifices et monuments

Sites et lieux

  • Le Vieux-Tours le long d'un axe est-ouest (rue Colbert puis rue du commerce) et centré autour de la place Plumereau ainsi que des rues du Grand Marché, du Change et de la Rôtisserie ; ensemble architectural de maisons et d'hôtels particuliers médiévaux et Renaissance.

Tourangeaux célèbres

Icône de détail Article détaillé : Tourangeaux célèbres.

Tours a été la terre d'accueil ou de naissance de nombreuses personnalités célèbres, telles que François Rabelais, Honoré de Balzac, saint Martin, Pierre Bretonneau Alfred Velpeau, Francis Poulenc ou dans un registre plus récent le journaliste Harry Roselmack, les comédiens et acteurs Jacques Villeret, Jean Carmet et Jean-Hugues Anglade.

Administration

Maires

Liste des maires de Tours depuis le début du XXe siècle :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette
1899-1912 Eugène Pic Paris Radical-socialiste
1912-1919 Albert Letellier Radical-socialiste
1919-1925 Camille Chautemps Radical-socialiste
1925-1942 Ferdinand Morin SFIO
1942-1944 René Guerrier
1944-1947 Jean Meunier SFIO
1947-1959 Marcel Tribut UDSR
1959-1995 Jean Royer DVD
1995- Jean Germain PS

Évolution topographique

Du XIIIe au XVIIIe s., 16 paroisses eurent leur chef-lieu dans la ville de Tours ; 4 d’entre elles s’étendent extra-muros, dans les faubourgs et leurs territoires extra-muros constituent 4 collectes : La Riche-Extra, Saint-Étienne-Extra, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien-Extra ; leur partie intra-muros comprend l’église, c’est-à-dire le chef-lieu, ce qui justifie leur appartenance à la ville de Tours et leur exonération d’impôt. 5 paroisses furent supprimées : Saint-Pierre du Chardonnet et Saint-Simple par décrets de l’archevêque de Tours du 14 avril 1773 et du 5 mai 1773 (Archives Départementales d'Indre-et-Loire - G 16) ; Notre-Dame de l’Écrignole, Sainte-Croix et Saint-Denis par Décret de l’archevêque de Tours du 22 janvier 1781 (Archives Départementales d'Indre-et-Loire - G 16 et 1015).


Le Décret de l’Assemblée Nationale du 9 avril 1791, sanctionné par la loi du 17 avril 1791, établit une nouvelle circonscription des paroisses de la ville de Tours et en réduisit le nombre à 4 : Saint-Gatien, paroisse épiscopale, comprenant intra-muros la partie Est de la ville, limitée à la rue Nationale et l’avenue de Grammont, extra-muros la commune de Saint-Pierre-des-Corps et la partie de la commune Saint-Étienne-Extra à l’Est de l’avenue de Grammont jusqu’à la rivière du Cher ; Saint-Martin, comprenant intra-muros le territoire qui s’étendait de la rue Nationale à la paroisse Notre-Dame-la-Riche ; Notre-Dame-la-Riche pour le reste de la partie Ouest de la ville de Tours jusqu’à la commune de La Riche, et cette commune et Saint-Jean-de-Beaumont pour la partie extra-muros ; Saint-Symphorien pour la partie intra-muros de la ville de Tours au Nord de la Loire, et la commune de Saint-Symphorien pour la partie extra-muros.


Délimitation réalisée de Tours d’avec Beaumont, La Riche, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Étienne, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien par Décret impérial du 29 mai 1808 : Tours cède à Saint-Symphorien la partie Ouest de l’Île-Aucard, soit 2 ha 73 a sans habitation ; La Riche cède à Tours 2 ha 36 a du Ruau Sainte-Anne au niveau de la Barrière Sainte-Anne ; la Barrière de Saint-Pierre-des-Corps, reconnue placée à 15 m au-delà de la maison du receveur de l’octroi, coupait une maison que le Décret impérial attribua en entier à Saint-Pierre-des-Corps (Archives Nationales-F 2 II Indre-et-Loire 3, plan annexé à la minute).


Par la loi du 14 juin 1845, la commune de Saint-Étienne-Extra fut réunie à celle de Tours.


Délimitation réalisée de Saint-Avertin d’avec Tours et Saint-Pierre-des-Corps, par la loi du 5 mai 1855 : les limites furent fixées au canal du Berry à l’Est et au Cher au Sud ; Saint-Avertin cède à Tours les Arênes, Beaujardin, la Bondonnière, les Carreaux, Champ Joli, les Écluses, la Maison-d’Ardoise, Pont-Long, la Rabaterie et la Verrerie ; Tours cède à Saint-Avertin le Parc-de-Grandmont et son château, la partie Est de la Prairie-de-la-Grande-Rivière, sans habitation, dont la limite correspond à celle de la RN 10.


Par Décret du 26 décembre 1961, Saint-Avertin cède à Tours toute la partie reçue par la loi du 5 mai 1855, le Bois-Lopin et l’Ouest de la Prairie-de-Grammont, soit 197 ha 30 a et 231 habitants. Par Arrêté Préfectoral du 1er juin 1965, Saint-Avertin cède à Tours 2 parties de son territoire : au Nord du Cher, le Parc des Expositions et le Stade d’Honneur, avec leurs annexes ; au Sud du Cher, l’Ouest de la Prairie-de-Grammont, la partie se limitant à l’autoroute A 10 ; soit 137 ha et 136 habitants ; Saint-Avertin reçoit de Tours 3 ha au Sud de la Sagerie et du Parc de Grandmont, sans habitation.


Saint-Symphorien. Paroisse, puis commune formée en 1790 à partir de la collecte de Saint-Symphorien, hors les murs de Tours. Par Procès-verbal de délimitation et Arrêté Préfectoral du 21 germinal an 9, Saint-Symphorien céda à Sainte-Radegonde-en-Touraine 19 ha et reçut 86 ha en échange, sans habitation. Délimitation réalisée de Saint-Symphorien d’avec Sainte-Radegonde-en-Touraine, 1808 (A.N.-F 2 II Indre-et-Loire 3). Commune réunie à celle de Tours par Arrêté Préfectoral du 21 mai 1964.


Sainte-Radegonde-en-Touraine. Procès-verbal de délimitation et Arrêté Préfectoral du 21 germinal an 9, Saint-Symphorien céda à Sainte-Radegonde-en-Touraine 19 ha et reçut 86 ha en échange, sans habitation. Délimitation réalisée de Saint-Symphorien d’avec Sainte-Radegonde-en-Touraine, 1808 (A.N.-F 2 II Indre-et-Loire 3). L’Arrêté Préfectoral du 21 mai 1964 réunit la commune de Sainte-Radegonde-en-Touraine à celle de Tours.

Organisation locale

Tours est le centre de la Communauté d'agglomération Tours Plus qui regroupe 14 communes et plus de 265 000 habitants.

Selon l'INSEE, la banlieue de Tours (espace dont la ville est le « pôle urbain ») compte 23 communes pour 301 386 habitants, et Tours est de fait le pôle principal d'une aire urbaine comprenant 80 communes et regroupant 376 374 habitants, soit 68 % de la population de l'Indre-et-Loire. Néanmoins, la plupart des communes de la seconde couronne tourangelle ont préféré se fédérer autour de 4 communautés de communes distinctes.

Organisation interne

Tours est divisée en sept cantons, qui ne sont constitués que de fractions de la commune :

Voies de communication

Tours dispose d'une situation géographique privilégiée.

Voies navigables

Bien que les noms de rues et quartiers fassent référence à une batellerie active, la Loire n'est plus aujourd'hui navigable.

  • Le canal du Duc de Berry : Construit dans la première moitié du XIXe siècle sur des plans de l'ingénieur Cormier, le canal faisait la jonction entre la Loire et le Cher. Un pont, dit "Pont du Milieu" permettait le passage entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps, doublé au milieu du siècle d'un pont ferroviaire. La Loire perdant sa batellerie, le canal est fermé et asséché. Dans les années 50-60, s'y tient deux fois l'an la fête foraine. Puis le canal disparaît, en 1971, lors des aménagements liés au passage de l'A10 dans la ville : celle-ci en reprend le tracé et le recouvre de ses voies.
  • Le Cher : affluent de la Loire, il était navigable entre la confluence et le Canal du Berry jusqu'à ce que le lac du Cher et ses barrages soient créés au sud de Tours dans les années 60.

Voies autoroutières

A moitié encerclée par le périphérique tourangeau qui sera achevé dans les 15 années à venir, Tours se situe au centre d'une étoile autoroutière à 5 branches. L'A10 reliant Paris à Bordeaux frôle la ville depuis 30 ans, l'A28 Rouen-Tours (ouverte en décembre 2005) et l'A85 Angers-Vierzon (achevée en décembre 2007) relient la ville à la façade ouest et à la vallée du Rhône.

Voies urbaines

Le pont Wilson et l'avenue de la Tranchée au Nord de la Loire

De nombreuses liaisons transversales d'intérêt national complètent ce maillage (N10, N76, N138, etc.). Le contournement de Tours par un tronçon autoroutier (A10 Bis ou A110) est également étudié.

La métropole Tourangelle est desservie par le réseau de bus Fil Bleu (30 lignes, 230 bus) qui fonctionne 7 jours sur 7 de 6 h 00 à 2 h 00 du matin (service allégé le soir et le dimanche).

Un projet de tramway est en cours d'étude et connaît en 2007 un vrai lancement après de nombreuses années d'hésitation. Une première ligne d'un coût avoisinant les 290 millions d'euros, reliera le quartier de l'Europe (Tours-Nord) à Joué-lès-Tours via le pont Wilson, la place de la Gare et le quartier des Deux-Lions (l'ancien pont ferroviaire de Vendée sera reconstruit) sur 12,5 km émaillé d'une trentaine de stations.

Le projet de Tramway de Tours passe dans la rue Nationale qui prolonge les 2,5 km de l'Avenue de Grammont (N10)

Une seconde ligne est envisagée à plus long terme entre la place Jean-Jaurès et la gare TGV de Saint-Pierre-des-Corps. La municipalité étant déterminé à ce qu'aucun fil n'obstrue le centre-ville, le système d'APS (Alimentation par le Sol) de Bordeaux, est retenu sur une petite partie du parcours. En effet l'un des principaux problèmes du tracé est le pont Wilson classé au patrimoine national qui enjambe la Loire classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui rend esthétiquement difficile toute alimentation par ligne aérienne de contact. Selon toute vraisemblance, le premier tronçon de la ligne ne sera pas mis en service avant 2013. Notons que Tours a été, au début du XXe siècle, une des premières villes à équiper son tramway d'une alimentation par le sol via un troisième rail, mais le système était rudimentaire et dangereux.

Tours est reliée au reste du département grâce au réseau d'autocars Touraine Fil Vert.

Voies ferroviaires

La gare

Tours a toujours été bien située sur le réseau ferroviaire français. Si aujourd'hui quelques lignes d'intérêt local ont été fermées, le réseau régional TER Centre est, depuis les années 1990 en constant développement. Des liaisons régionales sont assurées au départ de Tours vers Château-du-Loir et Le Mans, Saumur et Angers, Azay-le-Rideau et Chinon, Loches, Vierzon, Bourges et Nevers, Amboise, Blois et Orléans, Vendôme, Châteaudun et Paris via Brétigny. Grâce à des aménagements en cours, des "trains de banlieue" seront prochainement mis en service entre Tours et Bléré et Tours et Cormery. Sous l'appellation Interloire circulent des TER rapides le long du Val de Loire entre Orléans, Tours et Nantes. Au total, une quinzaine de gares sont desservies dans l'agglomération tourangelle, malheureusement assez mal connectées aux réseaux de bus ou cars. Les liaisons Paris-Austerlitz - Orléans - Tours sont assurées en Corail sous la marque Aqualys et les liaisons interrégionales Nantes / Tours / Bourges / Lyon et Tours / Le Mans / Caen ont rejoint la famille des Corail Intercités. Mais la révolution a eu lieu avec la mise en service du TGV Atlantique qui a, depuis 1990, renforcé la position de la ville en la reliant en 55 minutes à la capitale. Toutes les régions de France sont accessibles directement depuis Tours par le train, la plupart par le TGV : Lille, Bruxelles et Londres au nord, Reims, Nancy, Metz et Strasbourg à l'Est, Lyon et Marseille au sud-est, et toute la façade atlantique jusqu'à Toulouse au sud-ouest.

Tours forte place ferroviaire

Tours est desservie par deux gares importantes : la gare Tours-Centre, principalement pour les relations TER, la gare Tours-Saint-Pierre-des-Corps principalement pour les relations TGV, cette dernière étant par ailleurs un des principaux centre de triages et de maintenance ferroviaire de France. Ces deux gares, dont le trafic total place le complexe ferroviaire Tours / St Pierre parmi les 10 plus importants de la SNCF, sont reliées très fréquemment par navettes. Les travaux de la LGV Sud Europe Atlantique devraient démarrer vers 2013. À sa mise en service, Bordeaux sera située à 1 h 15 de Tours.

Voies aériennes

Siège d'une compagnie aérienne autrefois prospère (la TAT), Tours n'a jamais été une place aéroportuaire de première importance puisque de toute son histoire, les 20 000 passagers annuels n'avaient jamais été dépassés. La proximité des aéroports parisiens (Roissy CDG est aujourd'hui accessible directement par TGV depuis Tours en 1h35) est un sérieux handicap de même que la présence à proximité d'aéroports régionaux concurrents comme l'aéroport de Poitiers (100 km), l'Aéroport Angers Loire (110 km) et l'Aéroport Nantes Atlantique (200km).

Depuis 2001 pourtant, plusieurs liaisons régulières vers Lyon (abandonnée depuis), Londres (Stansted), Dublin (liaison estivale) et la Corse (Figari) et de nombreux « vols vacances » ont relancé l'activité de la plateforme et propulsé l'aéroport Tours-Val de Loire parmi les aéroports régionaux importants avec un trafic avoisinant les 100 000 passagers annuels.

Les mouvements d'avions sont néanmoins très importants, car la base aérienne 705 est installée sur l'aéroport. Elle y fait vivre l'école de chasse de l'Armée de l'air qui s'entraîne sur Alpha Jet.

Économie

La ville dispose de 14 270 entreprises dans son agglomération (source Tour(s)plus).

Tours est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Touraine. Elle gère l’aéroport de Tours. Tours est aussi appelé "le petit Paris" par les étrangers. Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest a son siège à Tours et est diffusé sur 7 départements et est tiré à 290 000 exemplaires quotidiens. France Telecom s'est aussi implanté dans cette ville et demeure le premier opérateur mobile de touraine. Le premier employeur de l'agglomération et de la ville est le CHRU (Centre hospitalier régional universitaire) qui emploie près de 3 641 salariés (source : Basile, 2006). La SNCF arrive derrière : outre ses gares, l'opérateur ferroviaire dispose à Tours et St Pierre des Corps de nombreux établissements administratifs (Direction Régionale), industriels et de maintenance.Mais il y a aussi France Télécom qui anime la vie économique de Tours.

De plus, l'implantation de la base aérienne BA 705 induit environ 8 000 emplois directs et indirects dans tout le département. Plus exactement, elle emploie directement 1 930 personnes sur son site tourangeau, 519 à Cinq-Mars la Pile (sources : Basile, 2006).

Au début des années 1990 l'entreprise Citya immobilier nait à Tours avant de se développer en France. En 2002, s'est installée la première banque française entièrement virtuelle sans aucun guichet, "Zebank", créant ainsi environ 400 emplois. Elle est rapidement devenue la filiale de "Egg", une banque britannique, mais a été revendue car déficitaire. Cependant le groupe Auchan nouveau propriétaire a maintenu l'activité en changeant le nom "Oney".

C'est aussi le siège du 2e site de production français de Michelin, avec pour principale activité tout le secteur poids-lourd (1 300 emplois). De plus, STMicroelectronics dispose d'un site de plus de 10 hectares à Tours-Nord avec 1 700 employés.

L'agglomération dispose de 73 unités de recherche et 1 500 chercheurs.

Le nouveau quartier des Deux-Lions, entièrement équipé en fibre optique, concentre les nouvelles implantations comme le centre d'appel de Bouygues Telecom, le siège régional de la MAIF, un multiplex avec 12 salles, l'université de droit, d'économie et de sciences sociales, la section polytechnique (spécialités en aménagement, informatique et productique). Mais aussi le prochain centre commercial "L'Heure tranquille" prévu pour mars 2009, et naturellement le quartier est entièrement construit autour du mail, qui devrait voir passer le tramway.

La ville de Tours accueillera en octobre 2008 le magasin IKEA (créateur de 300 emplois) sur le site central de Rochepinard, à côté du Parc des Expositions, du Stade de la Vallée du Cher, et du centre commercial régional « Les Atlantes ». L'implantation de l'enseigne suédoise a relancé le débat du grand contournement autoroutier A110 puisque le trafic induit dans la traversée de Tours risque de croître de manière importante.

Médias

  • Écrits :
    • La Nouvelle République du Centre-Ouest est le quotidien local, il parait du lundi au dimanche. Le siège est place de Verdun.
    • Le Canard du coin (journal bimestriel d'enquêtes politiques et sociales)
    • PROG! Agenda des sorties Tours et agglo (bimensuel gratuit sur la culture et les sorties)
    • Le ptit Zappeur (magazine TV gratuit bihebdomadaire)
    • IP 37 (journal gratuit hebdomadaire)
    • Tours Madame
    • Ailleursmag (magazine gratuit mensuel)
    • Tours.info (magazine municipal gratuit mensuel)
    • Tour(s)plus le mag (magazine de l'agglo gratuit trimensuel)
    • La Tribune de Tours (journal hebdomadaire gratuit)
  • Télévisions :
    • TV Tours est la télévision locale de Tours (sur le canal Hertzien 30), ses studios sont installés place Verdun.
    • France 3 Tours implantée place des Halles, est le premier décrochage info de dimension locale créé par la chaîne en 1989. M6 lui emboîta le pas pour le premier décrochage info local de la chaîne dans le courant de la même année, mais l'expérience s'est terminée en 2001.
  • Radios :
  • Radio Béton est une radio associative locale créée en 1984, diffusant sur Tours et une grande partie du département d’Indre-et-Loire sur la fréquence 93.6 FM.
  • Chérie FM avec "Good Morning Tours"
  • RTL2 Tours
  • Vibration
  • R.A.P. (Radio Antenne Portugaise)

Pôles de compétitivité

Tours dispose de quatre pôle de compétitivité. Ces pôles ont pour vocation d'innover et de dynamiser la métropole Tourangelle. Ils rassemblent des entreprises, des centres de formation et des pôles de recherche. Les quatre pôles :

  • Sciences et Systèmes de l’énergie électrique
  • Sciences de la beauté et du bien-être
  • Polymers Technologies
  • Céramiques

Dans l'optique economique et pour le dynamisme de la ville, Tours fait partie de l'Espace Metropolitain Val de Loire-Maine.

Santé

Éducation

Écoles-Collèges-Lycées


La ville compte quatorze collèges publics et huit collèges privés.


La ville compte onze lycées publics (six généraux et cinq professionnels) et sept lycées privés.


Université

L'université de Tours François-Rabelais rassemble près de 25 000 étudiants

L'université de Tours est divisée en 6 unités de formation et de recherche qui sont réparties sur la ville.

L'université de Tours propose 35 licences (bac +3) et 90 masters (bac +4 et +5).

Dépendent aussi de l'université :

  • les IUT de Tours et Blois et leurs différentes formations (génie biologique, carrières sociales, mesures physiques, gestion des entreprises et des administrations, génie électrique et informatique industrielle, contrôle et développement des matériaux...) (Sites : Campus de Grandmont, Blois, Pont-Volant).
  • l'École d'Ingénieur Polytech'Tours et ses cinq spécialités : Génie de l'Aménagement, Électronique et Énergie , Informatique, Mécanique et Systèmes et Informatique Industrielle (Apprentissage) (Site Portalis / Deux-Lions).
  • le C.E.S.R. ou Centre d'études supérieures de la Renaissance.

L'Institut de journalisme de Tours (IUT), l'Institut d'administration des entreprises de Tours (IAE) sont quelques uns des fleurons de l'Université

Icône de détail Voir aussi : Université de Tours.

Grandes écoles

Écoles privées

  • Une antenne de Supinfo
  • Une antenne de EFESUP
  • L'Institut des Métiers et des Technologies (IMT)
  • École internationale Tunon
  • Ecole Pigier
  • Institut de Touraine

Espaces Verts

La ville dispose de 50 parcs et jardins, cumulant 40 000 m² d’espaces verts. Tours est désignée ville fleurie avec quatre fleursImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[13]. Par ailleurs, Tours a reçu une médaille d'or (plus haute distinction) au concours européen "Entente florale" pour la qualité de ses espaces verts[14].

La ville est traversée du nord au sud et d'est en ouest par l'itinéraire de la Loire à vélo, il est ainsi possible de visiter l'agglomération de Tours et le fleuve depuis Angers ou même Nantes puisque à terme c'est 800 km de pistes cyclables qui seront mises à dispositions des touristes.

La Loire sous le pont Wilson

La Loire étant le dernier fleuve sauvage de France, ses berges en centre ville laissent une place au naturel. Les nombreuses îles sur son cours permettent à une faune de se développer. Tours est d'ailleurs une des deux villes-portes du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, avec Angers en Maine-et-Loire.


Enfin la ville après avoir tourné le dos à son fleuve pendant plus de cinquante ans, le célèbre une fois par an avec "Les Jours de Loire". Les habitants redécouvrant sa grande diversité de faune et de flore depuis son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO (seul et unique fleuve classé au monde).


Vie culturelle

L'Opéra a son siège au Grand Théâtre (dirigé par Jean-Yves Ossonce) tandis que le Centre dramatique régional (dirigé par Gilles Bouillon) a élu domicile au Nouvel Olympia. L'orchestre symphonique de la région Centre est basé à Tours ; ses principaux membres sont issus du lycée musical Francis-Poulenc et du conservatoire national de région. Les Fêtes musicales de Touraine se déroulent dans le cadre de la grange de Meslay tandis que le Florilège vocal, festival international de chant choral, investit salles de concerts et rues piétonnes.

Le Centre chorégraphique national dirigé par Bernardo Montet est à l'initiative d'un festival de danse annuel.

Tours est un pôle important de la Musique ancienne en France. De