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| Steven Allan Spielberg | |
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Steven Spielberg en 1999
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| Nom | Steven Allan Spielberg |
|---|---|
| Naissance | 18 décembre 1946 (1946-12-18) Cincinnati, Ohio États-Unis |
| Nationalité | |
| Profession(s) | réalisateur scénariste producteur |
| Films notables | Les dents de la mer Rencontres du troisième type Indiana Jones La Couleur Pourpre Jurassic Park Il faut sauver le soldat Ryan E.T. l'extra-terrestre La liste de Schindler Amistad La Guerre des mondes Munich |
| Conjoint(e) | Amy Irving (1985–1989) Kate Capshaw (1991–présent) |
| Récompense(s) | Chevalier de l'Ordre de l'Empire britannique. Oscar du meilleur réalisateur pour La Liste de Schindler (1993) pour Il faut sauver le soldat Ryan (1998) |
| Fiche IMDb | |
Steven Allan Spielberg est un réalisateur, producteur, scénariste, producteur exécutif, producteur délégué et créateur américain, né le 18 décembre 1946 à Cincinnati (Ohio, États-Unis). Il a à son actif certains des plus gros succès financiers de l'histoire du cinéma, comme E.T. l'extra-terrestre ou Jurassic Park. Fondateur de la société de production Amblin et cofondateur du studio DreamWorks SKG, il a aussi créé la fondation Shoah Foundation Institute for Visual History and Education, dont l'objectif est de recueillir les témoignages de tous les survivants de la Shoah, et de les diffuser aux plus jeunes, dans le but d'éviter un nouveau génocide.
Sommaire |
Les nombreux projets financiers du réalisateur Steven Spielberg ne cachent pas ses grands œuvres cinématographiques. En effet, réalisateur du premier blockbuster (Les Dents de la mer), il est reconnu pour ses nombreuses productions cinématographiques à succès, ainsi que pour ses activités de gestionnaire. Rares sont ses réalisations n'ayant pas connu la gloire. Sa filmographie est impressionnante tant elle compte de succès et de personnages presque entrés dans notre héritage culturel.
Cette filmographie est assez diverse, et on a coutume de la diviser en deux parties. La première concerne le cinéma dit "de divertissement", que Spielberg (qu'on appelle d'ailleurs le "roi du divertissement"), traite souvent de façon enfantine, fantaisiste, tombant pour certains trop dans la violence et le cinéma "commercial". On y trouve Les Dents de la mer, la saga des Indiana Jones, Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet, 1941, Jurassic Park, Minority Report ou encore trois films sur les extraterrestres: Rencontres du troisième type, E.T. l'extra-terrestre, et dernièrement La Guerre des Mondes .
La seconde catégorie regroupe des films considérés comme plus "sérieux", plus intimistes, se basant sur des faits réels. Spielberg y filme la Seconde Guerre mondiale (Empire du soleil, Il faut sauver le soldat Ryan), la Shoah (La Liste de Schindler), l'esclavage (La Couleur pourpre, Amistad) et plus récemment le conflit israélo-palestinien (Munich). Tous ces films ont été l’objet de débats animés sur la réalité historique des œuvres en question. De plus, les origines juives de Spielberg n’arrangent pas les choses : on l’accuse par exemple de ne pas être objectif ou de prendre parti sur des sujets comme la Shoah ou le conflit israélo-palestinien. Spielberg se défend en affirmant à chaque fois développer un cinéma pacifiste. Cependant, son succès ne se dément pas, des millions de fans l'adulent.
Outre ses propres réalisations, il a produit plusieurs films à succès comme Gremlins, Retour vers le futur ou Men in Black.
Steven Spielberg est né à Cincinnati, le 18 décembre 1946. Il a trois sœurs. Au début de son existence, il vit dans le New Jersey, puis en Arizona. Le petit Steven n'est pas un très bon élève. Il subit dès son enfance l'antisémitisme de ses camarades. Etant d'origine allemande, il tente de nier ses racines juives. Ses résultats scolaires ne lui permettent pas d'intégrer les écoles de cinéma de son choix, c'est pourquoi il suit les cours d'art dramatique de l'école d'Arcadia, à Phoenix. Pour les autres éléments concernant le cinéma, il est autodidacte, réalisant très tôt des films en amateur.
Il tourne son premier film en 1959 à l'âge de 12 ans, avec la caméra 8 mm de son père. Ce sera The Last Gun, un western de quatre minutes. Il enchaine en 1961 avec Escape to Nowhere et Battle Squad, deux films de guerre. Le premier de ces deux films fait alors déjà quarante minutes, le suivant, Firelight, un film de science-fiction qu'il tourne en 1964, dure cent cinquante minutes. Celui-ci sera fortement influencé par le Monstre (The Quatermass Experiment) de Val Guest. Par la suite, il tourne avec Allen Daviau, futur chef opérateur de E.T., Amblin' (qui deviendra plus tard le nom de sa maison de production), l'histoire de deux jeunes gens qui vont en auto-stop du désert jusqu'au Pacifique sans échanger une parole. Ce court métrage remporte plusieurs prix et permet à Spielberg de décrocher un contrat de sept ans avec les studios de télévision Universal.
Ses parents divorcent en 1964 ce qui marquera profondément le jeune Spielberg, qui vivra cette situation comme un déchirement. Cette séparation influencera le travail futur du réalisateur, où la recherche d’une enfance heureuse et merveilleuse se confronte à la haine et à l’incompréhension chronique des adultes.
Spielberg se fait alors remarquer pour ses compétences techniques et se forge une réputation. Il dirige Joan Crawford dans l'épisode The Eyes de la série Night Gallery. Il s'agit d'un des trois épisodes pilotes de cette émission dédiée au fantastique, sous la direction de Rod Serling. Il enchaine avec de nombreuses autres séries, notamment le premier épisode (sans compter les deux pilotes) de Columbo : Le livre témoin.
Son premier gros succès sera un téléfilm, Duel, qui raconte l'histoire d'un camion effrayant, dont le chauffeur restera invisible aux spectateurs, poursuivant sans relâche un employé de commerce. En dépit de son budget minimal et de sa réalisation très courte (12 jours seulement), l'œuvre fait immédiatement sensation pour sa mise en scène et remporte notamment le grand prix du festival d'Avoriaz. Son succès à la télévision sera tel que le film sortira en version longue dans les salles de cinéma. Le pouvoir de Spielberg à Hollywood commence à croitre.
En 1974, Spielberg se voit confier la réalisation de son premier long métrage pour le cinéma, ce sera Sugarland Express. Le film, tiré d'une histoire vraie, raconte l'aventure de deux marginaux (interprétés par Goldie Hawn et William Atherton) et de leur otage, poursuivis par un déploiement carnavalesque de policiers et de journalistes. Le film sera un échec total au box-office, Universal ne voulant pas en faire une grosse production, jugeant le sujet trop difficile. Selon d'autres informations, Universal aurait saboté sa sortie pour privilégier la sortie de L'Arnaque, avec Robert Shaw et Robert Redford. Note amusante: Robert Shaw fait partie du casting de "Jaws". Ce film marque aussi le début d'une collaboration unique dans les annales du cinéma : John Williams signe la première de ses 22 compositions pour un film de Steven Spielberg.
Certains considéraient alors la carrière du réalisateur terminée, mais le hasard en décidera autrement. Sur le bureau de ses producteurs de Sugarland Express, il est intrigué par un manuscrit portant le titre Jaws, ce qui signifie « Mâchoires » en anglais. Il est persuadé qu'il s'agit d'une histoire de dentiste. Bien décidé à lire tout ce qui pourrait lui permettre de tourner un nouveau film, il l'emprunte[réf. nécessaire]. Une fois chez lui, il dévorera le livre et décidera d'en faire l'adaptation cinématographique. L'échec de son film précédent lui porte préjudice mais il parviendra à réunir un budget de douze millions de dollars pour faire son œuvre. Selon la rumeur, il refusa pour le rôle du héros l'immense Marlon Brando, estimant que le suspense de la survie du personnage serait entaché. Et, ayant réuni des acteurs moins connus (Robert Shaw, Richard Dreyfuss, Roy Scheider), le tournage put enfin commencer ; et ce sera, il le dit lui-même,[réf. nécessaire] le pire tournage de sa carrière. Les Anecdotes de tournage des Dents de la mer sont nombreuses et peu enviables : un tournage laborieux de cent-cinquante-cinq jours, un des trois requins mécaniques ne fonctionne pas toujours très bien (c'est d'ailleurs pourquoi on ne voit presque jamais le redoutable animal au début du film), des techniciens ne voulaient qu'une chose : que le projet cesse, pareil pour les acteurs, et Spielberg lui-même se disait découragé, les caprices de la météo et de l'océan n'arrangeant pas les choses. À l'issue de ce laborieux tournage, la peur de l'eau qu'avait Spielberg se transforma en une véritable phobie. Mais ces Dents de la mer sortirent en salle et, contre toute attente, le film fut un succès dépassant de loin les prévisions les plus optimistes des studios. En fait, pour la première fois les recettes d'un film dépassèrent les cent millions de dollars pour atteindre finalement les deux cent soixante millions.
Fort de ce succès, Spielberg se lance dans un autre grand projet, qu'il rêve de réaliser depuis fort longtemps. Il s'agit d'une histoire d'extra-terrestres pacifiques, débarquant sur Terre, pour y rencontrer l'homme. Scientifiquement, un tel contact est dénommé « rencontre du troisième type », expression qui donnera le nom de ce film sorti en 1977. Et, surfant sur la vague La Guerre des étoiles, l'œuvre est une réussite commerciale, le public se pressant pour voir ce nouveau film de science-fiction. Les performances de Richard Dreyfuss et de François Truffaut auquel Spielberg, son admirateur, confie un rôle, donneront lieu à une rencontre culte.
En 1979, Spielberg connaitra son second revers après Sugarland Express. Le film 1941, dans lequel jouent les deux Blues Brothers, sera considéré comme un échec tant sur le plan artistique que commercial. Se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale, le film traite de la paranoïa qu'a connue la Californie après l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais ; la côte ouest pensait être elle aussi la cible d'une nouvelle attaque de leur part.
Spielberg désirait ardemment réaliser un épisode de James Bond, mais la réalisation d'un épisode impliquait la nationalité britannique[réf. nécessaire]. Son ami George Lucas, fort du succès de La Guerre des étoiles, revoyait les vieux films d'aventures des années trente, à la Fritz Lang. C'est ainsi que les deux compères eurent l'idée de créer leur propre personnage, héros d'une grande saga, mélange d'aventures rocambolesques et de personnages hauts en couleur : Indiana Jones était né. La première mission de ce héros interprété par Harrison Ford, sera de trouver l'Arche d'alliance des hébreux avant les nazis, dans le film Les Aventuriers de l'arche perdue (1981), qui fut un énorme succès.
Présenté à la clôture du festival de Cannes de 1982, E.T. l'extra-terrestre (avec Dee Wallace, Drew Barrymore, Henry Thomas, entre autres) est l'un des films du réalisateur à présent mondialement célèbre. L'histoire de ce petit bonhomme, biologiste, venu d'une planète bienveillante, aura ému des millions de spectateurs et laissé quelques répliques cultes. Avec ce film, Spielberg possède le record des meilleures recettes américaines, qu'il battra en 1993 avec le film Jurassic Park. Ce succès lui permit également de créer, avec Kathleen Kennedy et Frank Marshall, son propre studio : Amblin Entertainment.
En 1983, Spielberg participa à un film collectif dirigé par John Landis, La Quatrième Dimension, où il dirigea le deuxième épisode : l'histoire d'une maison de retraite, dans laquelle un certain M. Bloom réapprend l'enfance aux vieillards, qui retrouvent leur apparence de jadis.
Le deuxième Indiana Jones sort enfin en salles, Indiana Jones et le Temple maudit, en 1984. Le film est un nouveau triomphe pour le couple Spielberg-Lucas, même si les fans lui reprochent un côté trop violent et trop dur. Il est vrai que les enfants fouettés, le cœur arraché du corps vivant d'un des personnages et les soldats dévorés par des crocodiles peuvent ne pas être tout public. Le réalisateur dira lui-même ne pas particulièrement apprécier cette œuvre dans sa filmographie[réf. nécessaire]. Néanmoins, c'est sur ce tournage qu'il rencontrera sa future femme et mère de ses enfants : Kate Capshaw.
En 1985, Spielberg a son premier enfant (né de son premier mariage avec l'actrice Amy Irving) et sa filmographie abordera des sujets différents après cette naissance, moins orientés sur le cinéma dit, souvent péjorativement, "de divertissement", et plus axés sur l'Histoire : La Couleur pourpre (1985) et Empire du soleil (1987), deux œuvres qui racontent respectivement la vie d'une famille noire aux États-Unis du début à la moitié du XXe siècle, et l'aventure d'un jeune Britannique pris dans la tourmente d'une guerre.
En 1989 sortira le troisième opus de la série des Indiana Jones : Indiana Jones et la Dernière Croisade. Ce volet, au rythme toujours plus effréné, raconte la croisade du célèbre archéologue pour récupérer le légendaire Graal avant les nazis.
Commercialement, les années 1990, contrairement aux année 80, ne commencent pas fort pour Spielberg. En 1990 sort en salles Always, un remake d'Un homme nommé Joe de Victor Fleming (1944 au cinéma). Malgré la présence de Richard Dreyfuss (déjà vu dans Les Dents de la mer et Rencontres du troisième type), l'accueil sera mitigé. Mais, dès 1991, l'assidu cinéaste se lance dans un autre projet qu'il rêve depuis toujours de réaliser : une adaptation de Peter Pan. Ce sera Hook. Là encore, bénéficiant pourtant d'acteurs renommés (Robin Williams, Dustin Hoffman, Julia Roberts…), le film sera certes enfantin, fantaisiste et aura une carrière honorable auprès des spectateurs, mais la critique n'y retrouve pas le côté magique du célèbre conte.
Ces deux derniers films sont considérés comme des œuvres mineures dans la filmographie du réalisateur, mais, chez Spielberg, ses « échecs » précèdent souvent des films plus appréciés. En analysant la carrière de Spielberg, on constate que ses mises en scènes les plus reconnues sont souvent précédées de films considérés comme décevants, et c'est justement le cas en 1993. En effet, Spielberg accroit encore sa domination sur Hollywood en réalisant Jurassic Park, un film qui marque un tournant dans l'histoire des effets spéciaux (conçus par la société Industrial Light & Magic). Cette histoire de dinosaures avec Sam Neill et Jeff Goldblum deviendra rapidement le plus gros succès de l'histoire du cinéma, rapportant plus de 900 millions de dollars et battant ainsi le record jusque-là détenu par E.T. l'extra-terrestre.
En cette même année 1993, Spielberg réalise ce que l'on considère souvent comme sa plus grande performance : La Liste de Schindler. Sur fond de Shoah, le film nous raconte comment un industriel nazi (Oskar Schindler) sauva un peu plus d'un millier d'êtres humains des camps de la mort. Une œuvre que l'American Film Institute classe comme le neuvième plus grand film américain de l'Histoire dans son Top 100 reconnu. Au contraire, Jean-Luc Godard dans ses Histoire(s) du Cinéma dira avec amertume qu'avec ce film le "plus jamais ça radical de l'après-guerre" (avec notamment les films de Roberto Rossellini) s'est transformé en un "c'est toujours ça" très convenu. Jouant sur la sobriété du noir et blanc et des séquences d'émotion, cette Liste de Schindler remporte une multitude de prix et, notamment l'Oscar du meilleur réalisateur et celui du meilleur film, distinctions qui avaient été refusées depuis toujours au réalisateur depuis vingt ans par la prestigieuse académie.
En 1994, lui et ses deux associés Jeffrey Katzenberg (l'ancien responsable du département animation de Walt Disney Pictures) et David Geffen (le fondateur de Geffen Records) fondent une immense société de production et de distribution spécialisée dans le cinéma, la musique et les programmes télévisés : DreamWorks SKG (Spielberg-Katzenberg-Geffen). C'est aussi en cette année qu'il crée Shoah Foundation Institute for Visual History and Education, qui recueille les témoignages de tous les survivants de la Shoah, et les diffuse aux plus jeunes, dans le but d'éviter un nouveau génocide. La fondation a déjà recueilli 8700 témoignages en Israël. Spielberg réalisera plus tard (en 1997) la suite de Jurassic Park, peaufinant encore les effets spéciaux. Le Monde perdu : Jurassic Park sera encore un succès.
En cette même année 1997, Amistad (avec Morgan Freeman, Anthony Hopkins et Djimon Hounsou), sa nouvelle réalisation, ne déplacera pas les foules. Il faut dire que le sujet portant sur l'esclavage était difficile, dans le sens où il abordait sans détours un point névralgique de l'Histoire des États-Unis d'Amérique, à une époque où le peuple américain semble se sentir mal à l'aise avec ce passé, pris entre les remords sincères et la nécessité d'oublier pour avancer[réf. nécessaire] ; d'autant que Spielberg déforme, selon certains historiens, la vérité historique.
En 1998, sort un autre film. Il s'agit encore une fois d'un film historique malgré l'échec de sa dernière œuvre. Il faut sauver le soldat Ryan, tourné pour 70 millions de dollars, raconte l'histoire d'une unité de soldats américains, chargé de sauver un seul homme, au péril de leur vie. L'histoire se passe durant la fin de la Seconde Guerre mondiale, pendant l'opération Overlord. Tom Hanks, Matt Damon et Barry Pepper s'y distinguent, et contribueront au succès commercial et critique du film, qui remportera quelques récompenses, dont l'Oscar du meilleur réalisateur pour Spielberg (le deuxième de sa carrière).
En 2001, Spielberg réalise A.I. Intelligence artificielle avec l'enfant-star Haley Joel Osment et Jude Law, un projet repris du défunt réalisateur Stanley Kubrick. Le film aura une belle carrière commerciale, mais ce Pinocchio moderne (et même futuriste), recevra un accueil critique mitigé, certains le trouvant magnifique, d'autres trop long et ennuyeux. Plus généralement, ce film constitue un retour à la science-fiction pour Spielberg, un genre qu'il avait délaissé depuis E.T. l'extra-terrestre.
Steven Spielberg poursuit sa période de science-fiction en 2002, en réalisant un film futuriste, Minority Report, d'après une nouvelle de Philip K. Dick. Tom Cruise y joue un policier piégé dans la logique d'un système pénal (et politique) autorisant l'arrestation des meurtriers avant qu'ils n'aient commis leur crime. Un Spielberg au scénario complexe, fondé sur le recoupement des "témoignages" d'un trinôme de devins, où les thèmes de la tragédie antique (dont l'idée du fatum) trouvent un écho particulier dans la mise en scène d'un monde ultramoderne, mais pas outrancièrement futuriste. Ce film marque la première collaboration entre le réalisateur et Tom Cruise (avant La Guerre des mondes en 2005).
Une nouvelle collaboration entre Tom Hanks et Spielberg, une première entre Leonardo DiCaprio et le réalisateur, Arrête-moi si tu peux est un film humoristique et tendre. L'histoire vraie de l'imposteur Frank Abagnale Jr., qui aida à l'écriture de cette œuvre biographique, et qui participa de ce fait à ce succès commercial qui eut un bon accueil auprès des critiques.
Deux années plus tard, Spielberg réalise un autre film dont la jovialité et l'humour ne masque pourtant pas le côté engagé, il s'agit du Terminal. Avec deux célèbres acteurs, Tom Hanks et Catherine Zeta-Jones, l'histoire d'un immigrant coincé dans un aéroport.
Le journal Le Monde décrit Spielberg comme « maniaco-dépressif »[1], capable de passer en une année d'un sujet comique à un sujet difficile. Entre 2004 et 2005, il va réaliser deux films : d'abord, Le Terminal, puis La Guerre des mondes, film dans lequel des « êtres venus d'ailleurs » tentent purement et simplement d'exterminer la race humaine. Cette adaptation du roman d'Herbert George Wells était attendue. Le film est un immense succès commercial. Spielberg y traite par extraterrestres interposés du 11 septembre, tandis qu'une mini-polémique nait à propos de la ressemblance troublante de l'affiche du film avec la couverture du livre The Invaders Plan de L. Ron Hubbard, gourou de l'Église de Scientologie. Et, le lendemain de la sortie américaine de l'œuvre, Steven Spielberg se lança dans la réalisation de son prochain film : Munich. Il s'agit d'un sujet éminemment polémique puisqu'il donne une vue subjective des opérations noires d'un membre des services secrets israéliens agissant de manière autonome pour assassiner les commanditaires de la tragique prise d'otages des JO de 1972 ; Spielberg se met au diapason de son public, puisque la sortie d'un tel sujet n'est possible que dans le contexte de la guerre contre le terrorisme telle qu'elle est définie par le pouvoir à la Maison Blanche[réf. nécessaire].
Steven Spielberg a déclaré vouloir prendre un peu de repos après avoir tourné coup sur coup La Guerre des mondes et Munich. Il aurait profité de ce répit pour développer un projet de biographie filmée d'Abraham Lincoln, projet qui lui tient à cœur depuis quelques années (et dont le personnage apparait en caméo dans Minority Report ). Parallèlement, le scénario du prochain Indiana Jones, après avoir subi une longue étape de préparation et de nombreuses réécritures, est sorti fin mai 2008. En 2007, il est producteur du film tiré de l'univers des jouets Transformers. Spielberg a aussi le projet de proposer au public une nouvelle aventure de Tintin, le célèbre personnage de bande dessinée créé par Hergé. Ce projet semble s'être confirmé en mars 2007, avec M. Spielberg à la production, mais aucune date prévisionnelle n'est disponible à ce jour.
En Octobre 2008, Steven Spielberg se sépare des studios cinématographiques américains Paramount Pictures pour créer un nouveau studio, avec la participation du groupe de télécommunications indien Reliance ADA Group. Cette structure, qui a l'ambition de produire au moins 35 films dans les 5 années à venir devrait être dirigée par l'ancienne directrice de DreamWorks, Stacey Snider.[2]
Steven Spielberg a décidé de refuser de « participer comme consultant à l'organisation des Jeux Olympiques d'été de 2008 au motif que « La Chine devrait faire davantage pour mettre fin aux souffrances au Darfour. »[3].
On constate dans la plupart des films réalisés par Spielberg un certain nombre de caractéristiques récurrentes :
Spielberg est considéré par certains comme un réalisateur commercial. L'opinion publique le blâme généralement de n'avoir changé que le côté rentable du cinéma, et ce en réalisant certains des plus gros succès de l’histoire du septième art, par exemple Les Dents de la mer, qui a donné lieu à de nombreuses suites (Les Dents de la mer 2e partie, etc.). Son cinéma est parfois considéré comme violent, et le cinéma commercial est justement friand de violence. Pour finir, il arrive que Spielberg réalise des suites de ses propres films (ce que certains ne considèrent pas comme une démarche très artistique), comme avec Jurassic Park, ce qu'il avait pourtant refusé de faire après le succès mondial de E.T. l'extra-terrestre, estimant que ce film n'appelait pas de suite.
Des sujets profonds et sérieux se cachent entre les lignes de ses scénarios, tel que le terrorisme, le clonage, les dérives sécuritaires américaines, l’esclavage, le racisme, ou la guerre et le rôle de l'armée en général, avec une perception du monde souvent beaucoup plus fine, et moins manichéenne, que l'on n'en attend généralement de la part des réalisateurs commerciaux; ceci à tel point que certaines de ses décisions artistiques en demi-teintes relèvent de la prise de risque, et sont parfois mal comprises par la critique. Ainsi le personnage de Schindler tient davantage de Chuck Tatum, archétype hollywoodien du personnage beau parleur qui s'adapte et profite d'un système (Le Gouffre aux chimères, Billy Wilder), que du nazi par conviction auquel nombres de critiques s'attendaient; ce décalage a soulevé une polémique virulente, en France notamment, au moment de la sortie de La Liste de Schindler. D'une façon différente, le film A.I. Intelligence artificielle a également pu troubler le public par les questions éthiques qu'il soulève frontalement.
Par ailleurs, dans la plupart de ses films, Spielberg défend une vision personnelle d'un monde pacifique, et ce même dans ses œuvres les plus grand public. Certains affirment même que Spielberg est un réalisateur intimiste, dans la mesure où ses films ont souvent pour cadre la famille américaines moyenne type, des banlieues pavillonnaires. Intimiste il l'est aussi, quand, dans la Couleur Pourpre (1985), un de ses films majeurs bien que largement sous-estimés selon certains, il évoque la vie d'une famille afro-américaine du début du XXeme siècle à travers le regard d'une femme, Celie, interprétée par Whoopi Goldberg.
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| Titre | Année | Entrées | Class. |
|---|---|---|---|
| E.T. l'extra-terrestre | 1982 | 9 413 001 | 1er |
| Jurassic Park | 1993 | 6 553 581 | 3e |
| Les Aventuriers de l'arche perdue | 1981 | 6 397 842 | 3e |
| Les Dents de la mer | 1975 | 6 261 327 | 1er |
| Indiana Jones et la Dernière Croisade | 1989 | 6 249 271 | 2e |
| Indiana Jones et le Temple maudit | 1984 | 5 684 134 | 3e |
| Le Monde Perdu | 1997 | 4 825 210 | 4e |
| Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal | 2008 | 4 199 771 | 3e |
| Il faut sauver le soldat Ryan | 1998 | 4 143 325 | 8e |
| La Guerre des Mondes | 2005 | 3 910 795 | 6e |
| Minority Report | 2002 | 3 709 488 | 10e |
| Arrête-moi si tu peux | 2003 | 3 639 440 | 7e |
| Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet | 1991 | 3 401 004 | 5e |
| La Liste de Schindler | 1994 | 2 669 902 | 10e |
| La Couleur pourpre | 1985 | 1 756 339 | 19e |
| Intelligence Artificielle | 2001 | 1 575 170 | 34e |
| Le Terminal | 2004 | 1 145 263 | 48e |
| Munich | 2006 | 1 039 340 | 44e |
| Année | Titre français | Titre original (si différent) | Remarque |
|---|---|---|---|
| 1968 | The Name of the Game | The Name of the Game | Série TV - épisode L.A. 2017 |
| 1969 | Marcus Welby, M.D. | Marcus Welby | Série TV - épisode The Daredevil Gesture |
| Night Gallery | Série TV - épisode Eyes | ||
| 1971 | Night Gallery | Série TV - épisode Make Me Laugh | |
| The Psychiatrist | The Psychiatrist | Série TV - épisodes Par for the Course et The Private World of Martin Dalton | |
| Columbo | Série TV - épisode le Livre témoin | ||
| Owen Marshall: Counselor at Law | Série TV - épisode Eulogy for a Wide Receiver | ||
| Duel | |||
| 1972 | Something Evil | ||
| 1973 | Chantage à Washington | Savage | |
| 1985 | Histoires fantastiques | Amazing Stories | Série TV - épisodes Le train fantôme et La mascotte |
| Année | Titre français | Titre original (si différent) | Réalisateur(s) |
|---|---|---|---|
| 1982 | Poltergeist | Tobe Hooper | |
| E.T. l'extra-terrestre | E.T. the Extra-Terrestrial | Steven Spielberg | |
| 1983 | La Quatrième Dimension | Twilight Zone: The Movie | Steven Spielberg, John Landis, Joe Dante, et George Miller |
| 1985 | La Couleur pourpre | The Color Purple | Steven Spielberg |
| 1987 | Bigfoot et les Henderson | Harry and the Hendersons | William Dear |
| Empire du soleil | Empire of the Sun | Steven Spielberg | |
| 1989 | Always (Pour toujours) | Steven Spielberg | |
| 1991 | Fievel au Far West | An American Tail: Fievel Goes West | Phil Nibbelink, Simon Wells |
| 1993 | La Liste de Schindler | The Schindler's List | Steven Spielberg |
| 1997 | Amistad | Steven Spielberg | |
| 1998 | Il faut sauver le soldat Ryan | Saving Private Ryan | Steven Spielberg |
| 2001 | A.I. Intelligence artificielle | Artificial Intelligence: AI | Steven Spielberg |
| 2002 | Arrête-moi si tu peux | Catch Me If You Can | Steven Spielberg |
| 2004 | Le Terminal | The Terminal | Steven Spielberg |
| 2005 | Munich | Steven Spielberg | |
| 2006 | Monster House | Gil Kenan | |
| Mémoires de nos pères | Flags of Our Fathers | Clint Eastwood | |
| Lettres d'Iwo Jima | Iōjima kara no tegami | Clint Eastwood | |
| 2008 | Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal | Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull | Steven Spielberg |
| The Untitled Steven Spielberg/Abraham Lincoln Project | Steven Spielberg |
| Année | Titre français | Titre original (si différent) | Réalisateur(s) | Remarque |
|---|---|---|---|---|
| 1961 | Fighter Squad | Steven Spielberg | Court-métrage | |
| Escape to Nowhere | Steven Spielberg | Court-métrage | ||
| 1964 | Firelight | Steven Spielberg | ||
| 1967 | Slipstream | Steven Spielberg | Non achevé | |
| 1968 | Amblin' | Steven Spielberg | ||
| 1974 | Sugarland Express | The Sugarland Express | Steven Spielberg | Histoire |
| 1977 | Rencontres du troisième type | Close Encouters of the Third Kind | Steven Spielberg | |
| 1982 | Poltergeist | Tobe Hooper | ||
| 1985 | Les Goonies | The Goonies | Richard Donner | Histoire |
| 2001 | A.I. Intelligence artificielle | Artificial Intelligence: AI | Steven Spielberg |
| Année | Titre français | Titre original (si différent) | Réalisateur(s) |
|---|---|---|---|
| 1978 | Crazy Day | I Wanna Hold Your Hand | Robert Zemeckis |
| 1980 | La Grande Magouille | Used Cars | Robert Zemeckis |
| 1988 | Qui veut la peau de Roger Rabbit | Who framed Roger Rabbit? | Robert Zemeckis |
| 1995 | Casper | Brad Silberling | |
| 1996 | Twister | Jan de Bont | |
| 2000 | Apparences | What Lies Beneath | Robert Zemeckis |
| Seul au monde | Cast Away | Robert Zemeckis |
Le plus souvent en caméo.
| Année | Titre français | Titre original (si différent) | Réalisateur(s) | Rôle |
|---|---|---|---|---|
| 1972 | Something Evil | Steven Spielberg | ||
| 1975 | Les Dents de la mer | Jaws | Steven Spielberg | Employé du poste de garde d'Amity Point (Voix) |
| 1980 | The Blues Brothers | John Landis | Le receveur d'impôts | |
| 1984 | Gremlins | Joe Dante | L'homme en fauteuil roulant | |
| Indiana Jones et le Temple maudit | Indiana Jones and the Temple of Doom | Steven Spielberg | Un touriste à l'aéroport | |
| 1985 | Retour vers le futur | Back to the Future | Robert Zemeckis | Le conducteur de la jeep où Marty s'agrippe avec son skateboard |
| 1994 | A Century of Cinema | Caroline Thomas | ||
| 1997 | Le Monde perdu : Jurassic Park | The Lost World: Jurassic Park | Steven Spielberg | L'homme qui mange du pop-corn |
| 2001 | Vanilla Sky | Cameron Crowe | Un invité à la fête de David Aames | |
| 2002 | Austin Powe |