Nantes


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Pour les articles homonymes, voir Nantes (homonymie).

47°13′N 1°33′W / 47.217, -1.55


Nantes

Le Marité sur la Loire, a proximité du Maillé-Brézé et, à l'arrière-plan, le quai de la Fosse, le dôme de Notre-Dame de Bon Port, la tour Bretagne et la flèche de l'église Saint-Nicolas.
Le Marité sur la Loire, a proximité du Maillé-Brézé et, à l'arrière-plan, le quai de la Fosse, le dôme de Notre-Dame de Bon Port, la tour Bretagne et la flèche de l'église Saint-Nicolas.


Détail


Détail

Administration
Pays
drapeau de la France
     France
Région Pays de la Loire (préfecture)
Département Loire-Atlantique (préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Nantes
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu de onze cantons :
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11
Code Insee 44109
Code postal 44000, 44100, 44200, 44300
Maire
Mandat en cours
Jean-Marc Ayrault (PS)
2008 - 2014
Intercommunalité Nantes Métropole
Site internet www.nantes.fr
Démographie
Population 281 800 hab. (2007)
Densité 4 323 hab./km²
Aire urbaine 804 833 hab.
Gentilé Nantaises, Nantais
Géographie
Coordonnées
géographiques
47° 13′ 05″ Nord
         1° 33′ 10″ Ouest
/ 47.21806, -1.55278
Altitudes mini.2 m - maxi.52 m
Superficie 65,19 km²

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Voir la carte administrative

Nantes (Naunnt ou Nàntt en gallo et Naoned en breton) est une commune française, préfecture du département de la Loire-Atlantique et capitale de la région des Pays de la Loire.

Située au sud de la Bretagne historique, sur la façade atlantique, Nantes est la plus grande ville du Grand Ouest et la sixième au niveau national.

Nantes Métropole est membre du réseau Eurocité.

Nantes a été désignée par l'État comme métropole d'équilibre dès 1963.

Sommaire

Vues panoramiques


Depuis la butte Sainte-Anne, on observe le centre des Salorges, le dôme de Notre-Dame de Bon-Port, le Belem à quai ainsi que le Marité et le Maillé-Brézé, le quai de la Fosse, la Tour Bretagne, le clocher blanc de l'église Saint-Nicolas, la cathédrale, le pont Anne-de-Bretagne enjambant le bras de la Madeleine de la Loire, la grue Titan jaune des anciens chantiers Dubigeon, le Tripode (aujourd'hui disparu), le quai des Antilles, la raffinerie de sucre Tereos (bleue et blanche), le hangar à bananes, les grues (Mofag et la Titan en pointe de l'Île de Nantes) du quai Wilson du port, et, au sud de la Loire, la Cité Radieuse de Le Corbusier et l'église Saint-Pierre de Rezé.


Depuis le pont de Tbilissi, on observe la Cité des Congrès, la coiffe de la tour Bretagne, le siège de Nantes Métropole et la brasserie qui occupe son rez-de-chaussée ouvert sur le quai Ferdinand Favre, la cathédrale, le canal Saint-Félix, le clocher de l'église Saint-Clément, l'entrée sud de la Gare de Nantes, la maison des Compagnons du devoir et le quai de Malakoff.

Géographie

Nantes vu par le satellite Spot
Situation de la commune de Nantes dans le département de Loire-Atlantique

Nantes est implantée dans la vallée alluviale de la Loire, au confluent de plusieurs rivières (47°13′05″N 01°33′10″W / 47.21806, -1.55278). Au nord, la plaine s'élève vers de petites collines du bocage de Bretagne, tandis qu'au sud se trouve le début de la plaine du marais breton. Les communes limitrophes sont : Bouguenais, Carquefou, La Chapelle-sur-Erdre, Orvault, Rezé, Saint-Herblain, Saint-Sébastien-sur-Loire, Sainte-Luce-sur-Loire, Treillières et Vertou (Nota : De toutes les communes limitrophes de Nantes, seule celle de Treillières ne fait pas partie de la Communauté urbaine de Nantes Métropole).

Nantes est située à moins d'une heure en voiture de la côte atlantique (Pornic, La Baule, Saint-Jean-de-Monts...) et d'agglomérations comme Rennes ou Angers.

Topographie

Au sud du massif Armoricain, dans le domaine hercynien, Nantes est implantée sur la Loire, à environ 50 km à l'Est de son embouchure. La ville est présente sur les deux rives du fleuve mais la large majorité du territoire nantais se trouve sur la rive droite, au Nord. Les deux bras de la Loire se séparent au sud du cœur historique et enserrent l'Ile de Nantes, territoire de 337 hectares, relié aux rives nord et sud par 13 ponts. L'Erdre traverse la ville du Nord au Sud pour se jeter dans le fleuve, tout comme la Sèvre depuis le Sud.

Au Nord de la Loire, Nantes se caractérise par la présence du Sillon de Bretagne, une ligne de fracture liée à un plissement hercynien qui s'élève à 100 m de hauteur. La vallée formée par le fleuve vient le traverser au niveau de la butte Sainte-Anne.

Au Sud, on trouve les plateaux du Pays de Retz, qui ne dépassent pas les 30m.[1]

Le boulevard-périphérique, long de 43 km, contourne Nantes, ainsi qu'une partie de sa banlieue, en son intégralité. Les accès à la ville se font via les différentes portes qui jalonnent ce périphérique.

La commune s'étend sur 6 600 hectares, dont 1 100 hectares d'espaces verts et jardins publics.[2]

La Communauté urbaine de Nantes Métropole représente 24 communes pour un territoire de 52 336 hectares.[3]

L'aire métropolitaine de la métropole Nantes-Saint-Nazaire s'étend sur 220 900 hectares le long de l'estuaire de la Loire

Hydrographie

Vue nocturne des bords de l'Erdre (quai de Versailles)

Du fait de sa position de confluent et des nombreuses îles et canaux qu'on y trouvait (île Beaulieu, île Sainte-Anne, île Feydeau, île Gloriette…), Nantes a longtemps été surnommée la Venise de l'ouest. La plupart des canaux et rivières de la rive nord ont été comblés ou recouverts au début du XXe siècle, les opérations les plus importantes étant à partir de 1929 le comblement du bras nord de la Loire et de la zone confluente de l'Erdre, déviée désormais par un canal souterrain toujours navigable, aboutissant lui-même dans une portion d'un ancien de bras de la Loire : le canal Saint-Félix.

L'agglomération nantaise est traversée par la Loire qui se divise en deux bras enserrant l'île de Nantes : celui de « la Madeleine » (au Nord) et celui de « Pirmil » (au Sud). Elle est également parcourue par l'Erdre, la Sèvre nantaise, la Chézine, le Gesvres et le Cens. On y trouve aussi un certain nombre de ruisseaux, pour la plupart canalisés et désormais généralement souterrains.

Géologie

Climat

Le climat nantais, et plus généralement de la Loire-Atlantique, est de type tempéré océanique. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable[4]. Les hivers sont doux (Min -5°C / Max 10°C) et pluvieux et les étés relativement beaux et doux également (Min 17°C / Max 35°C). Les chutes de neige y sont exceptionnelles. Les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d'environ 820 mm[5] et peuvent fortement varier d'une année à l'autre.

Ce climat est très favorable à la végétation comme en témoignent les parcs et jardins nantais.

Nantes est sous les vents de dominante ouest liés aux dépressions cyclonales de l'Atlantique. Leur direction est généralement de nord, nord-ouest et d'ouest. Les vents de sud-ouest et nord-est sont plutôt rares.

Par ailleurs, on note la présence de brumes matinales dans le fonds de vallée.

Climatologie de Nantes en 2007 :

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 11.1 12.5 13.1 20.5 18.6 21.9 21.5 22.4 21.2 17 12.2 9.4 16.8
Températures minimales moyennes (°C) 5.4 6.3 4.2 9 11.1 12.9 13.5 13.1 9.6 8.4 3.8 2.1 8.3
Températures moyennes (°C) 8.3 9.4 8.7 14.8 14.9 17.4 17.5 17.8 15.4 12.7 8.0 5.8 12.5
Source : Climatologie mensuelle de 2007 - Nantes, France

L'environnement à Nantes

L'océan à 40 minutes en voiture, des espaces verts préservés, de nombreux cours d’eau, Nantes est une métropole « verte et bleue ». Reconnue en 2004 par le magazine Time comme la ville la plus agréable d'Europe[6], Nantes a su attirer de nouveaux habitants par son dynamisme, sa culture et sa créativité. Un modèle de développement équilibré qui ne concède rien en somme. Nantes est une ville cosmopolite.

Urbanisme

La Tour Bretagne dominant la ville

Nantes est une ville construite « à l’horizontale » : en effet, les tours HLM de grande hauteur sont beaucoup moins nombreuses que dans les autres grandes villes françaises, d’où l’étalement important de la surface constructible. Cela n’empêche pas que la Tour Bretagne, en centre-ville, soit haute de 145 m ce qui en fait le deuxième plus haut building de province et le pyramidal Sillon de Bretagne, sur la commune voisine de Saint-Herblain, haut de 100 m sur 200 m environ de large. Il s'agit de l'un des plus grands HLM de France, véritable « ville dans la ville », qui abrite plus de 10 000 personnes.

L'un des plus grands projets d’urbanisme que la ville ait connu est la création du quartier Beaulieu dans les années 1970. Ce projet consistait à créer un grand quartier international d’affaires du côté est de l’île de Nantes, comprenant bureaux et logements. Mais le manque d’attractivité du projet auprès des entreprises et la crise économique ont entraîné un changement d’orientation du quartier et une ambition revue à la baisse. Une partie seulement du projet initial a pu être réalisée, faisant du quartier une zone principalement résidentielle, coupée du centre-ville. Le Tripode, l'un des grands immeubles de bureaux du quartier, a d’ailleurs été détruit le 27 février 2005, notamment à cause du fort taux d’amiante présent dans sa structure.

D'ailleurs, l’île de Nantes fait actuellement l’objet d’une vaste opération de rénovation urbaine[7]. Il s'agit d'un des plus vastes chantiers de réaménagement en France. La maîtrise d'ouvrage est assurée par la SAMOA (société d'économie mixte créée pour l'occasion) et la maîtrise d'œuvre est gérée par l’équipe d’Alexandre Chemetoff (Atelier Ile de Nantes). Il s’agit de redonner de l’attractivité à cet espace situé pratiquement au cœur du centre-ville, qui se trouve être entre autres l'un des nombreux anciens quartiers ouvriers de Nantes (les chantiers navals qui faisaient encore vivre le port jusqu'en 1987, les entreprises de sidérurgie — Alstom), et le quartier Beaulieu, notamment l’emplacement du Tripode, aujourd’hui détruit.

Une partie du quartier Malakoff/Pré-Gauchet (qui fait actuellement l’objet d’un Grand Projet de Ville[8], ou GPV) en cours de gentrification, est candidat à une convention avec l'ANRU. Malakoff, l’emplacement du Tripode et l’est du Champ de Mars, formeront le quartier Euronantes, quartier d'affaires européen où seront construits un hôtel de grand luxe, des bureaux, des logements, des équipements sportifs et de loisirs. Ils s’ajouteront à la gare TGV, au siège social de la banque CIO, à la Cité des Congrès et au siège de la Communauté urbaine de Nantes Métropole déjà existants.

L'aire métropolitaine Nantes-Saint-Nazaire est qualifiée de polycentrique.

Démographie

Nantes, avec ses 281 800 habitants intramuros est le centre d'une communauté urbaine de 600 000 habitants et pôle central d'une aire urbaine de 804 800 habitants. La métropole Nantaise maintient une croissance démographique soutenue, d'après une estimation de l'INSEE, en 2020, Nantes Métropole comptera 640 000 habitants, l'aire métropolitaine sera alors peuplée par 850 000 habitants. Désignée en 1963 comme métropole d'équilibre, l'aire métropolitaine Nantes-Saint-Nazaire est estimée en 2008 à 925 000 habitants (source INSEE-Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise) dont la population à progressé de 8,9% entre 1990 et 1999 soit un gain de 69 360 habitants. Positionnant ainsi l'agglomération Nantes-Saint-Nazaire au 5ème rang national derrière Paris, Lyon, Marseille-Aix et Lille, et au 36ème rang européen (Source : AURAN). Dans les années 1990, elle a été, parmi les grandes villes françaises, l'une de celles dont la population a le plus augmenté avec Montpellier, Toulouse et Rennes. La poursuite de cette croissance devrait permettre à la métropole Nantes-Saint-Nazaire de compter parmi les agglomérations françaises de plus de 1 000 000 d'habitants d'ici quelques années.


Évolution démographique
(Source : Cassini[9] et INSEE[10])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
80 000 77 162 77 226 68 427 77 992 - 83 389 94 310 96 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
108 530 113 625 111 956 118 517 122 247 124 319 127 482 122 750 123 902
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
132 990 133 247 170 535 183 704 184 509 187 343 195 185 200 265 222 790
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 - -
240 048 260 244 256 693 240 539 244 995 270 251 281 800[11] - -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Tableau démographique du XXe siècle

Histoire

Icône de détail Article détaillé : Histoire de Nantes.

Héraldique et devises de la ville

Armoiries de la ville de Nantes avec ornements extérieurs
Armoiries avec trois abeilles d'or, en vigueur sous le Premier Empire
De gueules au vaisseau équipé d'or, habillé d'hermine, voguant sur une mer de sinople mouvant de la pointe et ondée d'argent, au chef aussi d'hermine.

Ces armoiries sont connues depuis le XVe siècle.

Depuis le XIVe siècle, la devise de la ville était Oculi omnium in te sperant Domine (« Les yeux de tous espèrent en toi, Seigneur »). À l'initiative d'un préfet, une nouvelle devise fut adoptée sous la Restauration : Favet Neptunus eunti, ce qui se traduit par « Neptune favorise ceux qui osent » ou encore par « Neptune favorise ceux qui voyagent » (cf. La France illustrée, 1882, de Malte-Brun). Cette devise fut approuvée par lettres patentes du roi Louis XVIII le 3 février 1816.
Cette devise est positionnée au dessus de l'écu, contrairement à l'usage.

Politique et administration

Maires de Nantes

L'Hôtel de Derval constitue l'un des bâtiments historiques de l'Hôtel de ville de Nantes
Icône de détail Article détaillé : Liste des maires de Nantes.

L'actuel maire de Nantes est Jean-Marc Ayrault (PS). Élu depuis 1989, son dernier mandat, commencé en 2008, court jusqu'en 2014.

Quartiers

Icône de détail Article détaillé : Quartier de Nantes.

Depuis 1995, la municipalité nantaise a divisé la ville en onze quartiers possédant chacun un "Comité consultatif" et des élus référents, ainsi qu'une équipe de techniciens municipaux. Divisés en "micro-quartiers", ces quartiers sont :

  • Centre-ville (Nantes 1)
  • Bellevue-Chantenay (Nantes 2)
  • Dervallières-Zola (Nantes 3)
  • Hauts-Pavés-Saint-Félix (Nantes 4)
  • Malakoff-Saint-Donatien (Nantes 5)
  • Île de Nantes (Nantes 6)
  • Breil-Barberie (Nantes 7)
  • Nantes Nord (Nantes 8)
  • Nantes Erdre (Nantes 9)
  • Doulon-Bottière (Nantes 10)
  • Nantes-Sud (Nantes 11)

Intercommunalité

Nantes forme, avec 23 communes voisines, la communauté urbaine Nantes Métropole.

Les élus de la Métropole Nantes Saint-Nazaire ont choisi d’élaborer un Schéma de cohérence territoriale (SCOT) englobant cinq intercommunalités : Nantes Métropole, la Communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire (CARENE), la Communauté de communes Loire et Sillon, la Communauté de communes Cœur d'Estuaire et la Communauté de communes d'Erdre et Gesvres, totalisant 57 communes et 766 000 habitants. Ce document d’urbanisme orientera le développement de la métropole à l’horizon 2020. Une fois établi, il esquissera, dans une logique de développement durable, le futur de la métropole en termes de localisation des logements, de développement économique, de politique des transports, de protection de l’environnement… Localement, il pourra être précisé par des schémas de secteurs.

Cantons

Nantes est divisée en 11 cantons. Tous sont constitués exclusivement d'une partie de Nantes, sauf le 10e canton qui inclut également la commune de Saint-Sébastien-sur-Loire. Leur population était en 1999 comprise entre 18 251 (11e canton) et 35 648 habitants (10e canton).

Pour le détail de ces cantons, voir l'article Cantons de la Loire-Atlantique.

Région et département

La préfecture de la région Pays de la Loire et de la Loire-Atlantique occupe notamment l'édifice de la Chambre des comptes de Bretagne, situé place Roger Salengro

Nantes est la préfecture à la fois du département de Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire.

Nantes et la Bretagne

La statue de la Duchesse Anne à l'entrée du château où elle a vu le jour, place Marc Elder

La question de l'appartenance administrative de Nantes — et plus généralement de la Loire-Atlantique — à la région Bretagne est régulièrement l'objet de débats.

Nantes est la plus grande ville de ce qui fut jadis le royaume, le duché, puis la province de Bretagne, appartenance qui est toujours un élément constitutif de son identité.

Historiquement, les liens du pays nantais (Paeï de Nàntt en gallo, Bro Naoned en breton) et de la Bretagne sont nombreux, au point même qu'on vit les ducs de Bretagne faire de Nantes leur lieu de résidence principale (jusqu'au XVesiècle, comme en témoigne aujourd'hui encore la présence du Château des Ducs de Bretagne au cœur de la ville et le souvenir du château du Bouffay). Plusieurs ducs de Bretagne se sont fait inhumer à Nantes même (Alain II Barbetorte, Jean IV, Pierre II, Arthur III, François II, le cœur d'Anne…) ou dans l'abbaye voisine des Sorinières (Constance et sa fille Alix de Thouars), marque d'un choix affectif et politique.

En 1789, la suppression des anciennes provinces et la création des départements découpe la Bretagne en cinq départements ; la Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique) est l'un de ces derniers.

En 1848, la Bretagne est brièvement recomposée par le mandat de commissaire général de la Bretagne qu'obtient le Nantais Michel Rocher, avec autorité sur les commissaires généraux (appellation qui venait de remplacer celle de préfet) des quatre autres départements bretons.

Au XXe siècle, les regroupements départementaux successifs (régions économiques « Clémentel » et régions touristiques créées en 1919, régions économiques créées en 1941 par le régime de Vichy, régions de programme de 1955 transformées ultérieurement en régions administratives) séparèrent à chaque fois la Loire-Atlantique des autres départements bretons. Nantes est à l'heure actuelle administrativement en région Pays de la Loire mais le débat politique persiste.

Certains découpages correspondent à la Bretagne historique et culturelle à cinq départements comme celui judiciaire, Nantes dépendant de la cour d'Appel de Rennes, et religieux, le diocèse de Nantes suffragant de l'Archevêché de Rennes; et bien d'autres, administratifs ou commerciaux.

La question linguistique est également complexe. Dans l'Est de la Bretagne, appelé Bretagne Gallèse ou Haute-Bretagne, les langues d'oïl, le gallo et le français, furent largement majoritaires. Le gallo surtout utilisé dans les campagnes, le français dans les grandes villes. Dans celles-ci, et particulièrement à Nantes et à Rennes, la langue bretonne était peu présente et essentiellement parlée par les immigrants venus de Basse-Bretagne comme l'atteste des voyageurs du Moyen-Âge ou bien Jules Verne (de père parisien et de mère bretonne comme il l'écrivit) dans un descriptif du département de la Loire Atlantique. Dans le quartier de Chantenay, où l'immigration bretonnante fut importante, il y avait une procession où l'on chantait des cantiques en breton jusque dans les années 1950. Cependant, la presqu'île guérandaise fût majoritairement bretonnante, et bien que la langue fût en constant recul, Batz-sur-Mer devînt une enclave bretonnante jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle (voir l'article : Breton de Batz-sur-Mer). Aujourd'hui, la langue bretonne reste implantée à Nantes via, notamment, l'école Diwan qui propose depuis 1978 un enseignement entièrement en breton, une école publique (les Marsauderies) et une école privée (Ste Madeleine) accueillent depuis 1998 les enfants dans un cadre bilingue. Le gallo est menacé de disparition. La langue dominante dans la ville (et le département) reste cependant le français.

Justice

Palais de justice

Le Palais de Justice, dû à Jean Nouvel, a été le premier édifice majeur édifié sur l'île de Nantes

Construit en 1851, l'ancien palais de justice de Nantes est situés sur la place Aristide Briand dans le centre-ville . En l'an 2000, il est remplacé par un nouvel édifice conçu par l'architecte Jean Nouvel, quai François Mitterrand, sur l'île de Nantes.

Centre pénitentiaire

Le centre pénitentiaire de Nantes est organisé en quatre établissements répartis sur trois sites[12] :

En 2010 est prévu la construction d'un établissement pénitentiaire de 510 places.

Économie

Industrie

Nantes fut le berceau de l'industrie Biscuitière Française, avec Notamment LU et la Biscuiterie Nantaise (BN).

Services

Emploi

CCI

Nantes héberge l'un des deux sièges de la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire, principal acteur économique de la région qui regroupe les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire.

Nantes est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie des Pays de la Loire.

La métropole Nantes-Saint-Nazaire possède assez d'atouts pour continuer d'attirer tant les grandes entreprises internationales en quête d'implantations nouvelles que de têtes "bien faites". La diversité de ses industries, la santé de ses services, la multiplicité de ses PME bien connectées à l'international et les progrès de son enseignement supérieur alimentent une croissance économique dont l'équilibre d'ensemble est aujourd'hui reconnu.

La proximité de la mer et la cohésion sociale d'un territoire où, selon l'économiste Laurent Davezies, "la pauvreté est inférieure à celle que connaissent d'autres grandes villes françaises", assoient cet équilibre au delà des seuls critères économiques. Comme les nombreux évènements qui jalonnent l'année culturelle Nantaise et la qualité de l'environnement, elles renforcent aux yeux des cadres franciliens l'attrait d'une ville métropôle en passe de devenir, selon le géographe Jean Renard, Nantes est le "le pivot" de trois régions : Bretagne, Pays de loire et Poitou-Charentes

Avec 852 sièges sociaux d'entreprises de plus de 50 salariés en 2007, Nantes est la quatrième agglomération française sur cet indicateur derrière Paris, Lyon et Toulouse.

Grand Port Maritime

Paquebot Silver Whisper en escale quai Wilson à Nantes

Le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire (anciennement Port Autonome de Nantes-Saint-Nazaire) est un établissement public de l'État français. Quatrième port français, il traite annuellement 34,1 millions de tonnes (chiffre 2007) de marchandises (dont 77 % de vracs énergétiques : produits pétroliers, GNL, charbon). Il occupe sur la ville de Nantes les terminaux de Cheviré (produits forestiers, sucre, engrais, ferraille) et de Roche-Maurice (céréales, engrais, fonte), représentant 10 % du total de ses trafics. En centre-ville, le quai Wilson, situé sur l'île de Nantes, accueille depuis 2002 les paquebots de croisière, de plus en plus nombreux à escaler dans la cité des ducs. Le site va par ailleurs être réaménagé, et un grand terminal croisières verra le jour d'ici à quelques années. Ses autres sites, en aval de l'estuaire, se situent à Donges, Montoir-de-Bretagne et Saint-Nazaire.

Nota : le territoire constituant le terminal de Cheviré forme une enclave nantaise, isolée sur la rive gauche de la Loire, celle-ci n'étant pas directement desservie au reste de la ville, on ne peut y accéder que depuis les communes de Bouguenais, Rezé ou Indre. Même les viaducs d'accès au pont de Cheviré qui se trouvent pourtant sur les emprises de ces deux terminaux portuaires (Cheviré et Roche-Maurice) ne leurs permettent pas un accès direct, puisque les échangeurs routiers du périphérique les plus proches se trouvent les territoires des communes de Saint-Herblain ("Porte de l'Estuaire") et Bouguenais ("Porte de Bouguenais").

Éducation

Rectorat de Nantes

L'Académie de Nantes dont le siège est situé dans les locaux du Rectorat à Nantes, regroupe cinq inspections académiques représentant chacune un des départements de la région des Pays de la Loire : Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée.

L'Académie de Nantes emploie plus de 60.000 agents dont 86% d'enseignants, plus de 700.000 élèves et apprentis ainsi que plus de 100.000 étudiants.

En moyenne, l’équilibre enseignement public et enseignement privé s’établit autour du ratio 60%-40%.

Enseignement supérieur

La ville compte plus de 44 000 étudiants dont près de 34 000 au sein de l'Université de Nantes[13].

L'Université de Nantes possède trois pôles universitaires : Nantes (campus du Tertre, de la Lombarderie, du centre-ville et de la Chantrerie), Saint-Nazaire et La Roche-sur-Yon.

Blason de l'Université de Nantes (XVIIe-XVIIIe)

Santé

  • Centre hospitalier universitaire de Nantes
  • Centre Régional de Lutte contre le Cancer René-Gauducheau à Saint-Herblain
  • Hôpital Beauséjour à Nantes ouest
  • Polyclinique de l'Atlantique à Saint-Herblain
  • Clinique Jules Verne (polyclinique) à Nantes Est
  • Nouvelles cliniques nantaises (polyclinique) à Nantes Sud / Rezé

Transport

Transports automobiles

À l’échelon national

Le Boulevard périphérique de Nantes à hauteur de la porte d'Atlantis

Nantes est un nœud routier et autoroutier important de la façade atlantique française, sur la route la plus simple depuis la Bretagne et la Basse-Normandie vers la Vendée et le Poitou. Elle se trouve sur l'axe de l'Autoroute des Estuaires (des Flandres au Pays basque).

La présence de l’estuaire de la Loire oblige les flux routiers à transiter par le boulevard périphérique de Nantes, régulièrement encombré aux heures de pointes le matin et le soir, qui contribue ainsi au développement des échanges routiers sur la façade atlantique. En effet, il n’existe pour l'instant aucun pont sur la Loire entre celui de Saint-Nazaire et celui de Cheviré où transitent plus de 95 000 véhicules chaque jour sur les 2x3 voies du pont. La transition sur la rocade nantaise pour se rendre du nord-ouest au sud-ouest est donc quasiment inévitable provoquant une circulation très dense lors de grands départs en vacances... C'est pour cette raison que le projet d'un second franchissement de la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire est envisagé d'ici à 2025. Il supporterait à terme le deuxième périphérique de Nantes.

En zone urbaine

La ville de Nantes s’est investie ces quinze dernières années dans une politique de réduction du trafic automobile en centre-ville.

À cette fin, le périphérique joue également une fonction importante dans la fluidification des trafics routiers urbains et péri-urbains. Sa réalisation a culminé par la construction du pont de Cheviré au-dessus de la Loire, en aval de Nantes. De nombreux autres ponts furent également créés afin de réguler la circulation.

Avec 43 km, le boulevard périphérique de Nantes est le plus grand en France. Il permet de contourner Nantes par le nord et par le sud, il porte plusieurs noms : au nord, c'est l'autoroute A844, à l'ouest, la RN844, au sud, les RD145 et RD844, tandis qu'à l'est, c'est la RN249. Ce fractionnement montre sa construction par étape à partir des différentes axes principaux rejoignant Nantes.

La pénétrante est, constitué de l'autoroute A811, permet de relier l'échangeur numéro 22 de l'A11 à l'échangeur numéro 42 du périphérique (autre nom du boulevard) plus connu sous le nom de porte d'Anjou. Elle fut d'abord construite à 2x2 voies entre l'échangeur N°22 de l'A11 et l'échangeur de la Madeleine avec la RN23 (devenue D723 depuis 2006) et 2x1 voies entre cet échangeur et la porte d'Anjou. À la fin des années 1990 cette section fut portée à 2x2 voies. Elle fut l'unique accès à l'A11 depuis Nantes jusqu'à l'achèvement du prolongement de celle-ci jusqu'au périphérique Nord en 1993.

Plusieurs autoroutes radiales permettent d'accéder au périphérique Nantais : l'autoroute A11 vers Angers et Paris, l'autoroute A83 vers Niort et Bordeaux, la RN165 (future autoroute A82) vers Quimper et Brest (travaux de mise aux normes autoroutières par l'élargissement de la route à 2x3 voies entre Nantes et Savenay, avant 2x4 voies sur 1,5 kilomètre avant la bifurcation vers Saint Nazaire) et la RN137 (future autoroute A84) vers Rennes et Caen.

Transports en commun

L'agglomération nantaise possède un réseau de transports en commun payant et important géré par la Semitan et qui comporte en 2007 :

  • Le plus important réseau de tramway de France (3 lignes - 41 Km) [14]qui est avec Montpellier et Paris l'un des plus fréquentés de France (notamment la ligne 1 qui est la 2ème plus fréquentée de France après la ligne 1 de Montpellier[15]) et qui totalise trois lignes (lignes 1, 2 et 3) sur 41 kilomètres (une 4ème ligne devrait voir le jour sur l'île de Nantes).
  • Une ligne de Busway (ligne 4) de 9 kilomètres a été inaugurée le 6 novembre 2006[16]. Nantes est l'une des premières villes d'Europe à se doter d'un transport de ce type.
  • Près de 70 lignes de bus, dont trois lignes de Chronobus (les lignes 25 ; 32 et 86) et 3 lignes de bus « express » (vers Carquefou, Couëron et Vertou) sillonnent également Nantes et son agglomération.

Une ligne de tram-train sera mise en service à partir de 2010 sur l'ancienne liaison ferroviaire vers Châteaubriant, en même temps qu'une interconnexion entre les lignes 1 et 2 du tramway. Cette même ligne devrait plus tard être prolongée afin desservir le nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes et l'île de Nantes, créant ainsi une liaison directe entre le futur aéroport et le futur terminal croisières.

Enfin, Nantes possède aussi un transport en commun fluvial[17] avec trois lignes fluviales (appelés Navibus Loire, Erdre et Passeur) et deux services de bacs. Ces derniers sont gérés par le conseil général de la Loire-Atlantique. Ils relient d'une part, Le Pellerin à Couëron, et d'autre part, Indret à Basse-Indre (toutes deux sur la commune d'Indre). Ils permettent de traverser la Loire en aval du pont de Cheviré (sans utiliser celui-ci ni passer par le centre de Nantes).

Déplacements doux

Piétons

Le réaménagement de nombreux espaces publics du centre-ville, qu'il s'agisse des abords de l'île Feydeau, du cours des 50-Otages ou de la place Royale, laissent la part belle aux déplacements piétons afin de renforcer le caractère convivial de ces lieux et de mettre en valeur le patrimoine urbain.

Cyclistes

L'agglomération nantaise possède un réseau cyclable de 373 km dont l'expansion est l'un des objectifs du plan de déplacements urbains 2000-2010 de Nantes Métropole. Par ailleurs, Nantes a été dotée, en mai 2008, d'un système de vélopartage baptisé Bicloo et géré par JCDecaux pour le compte de la communauté urbaine.

Transports ferroviaires

À l’échelon national

Gare de Nantes (accès sud)
Icône de détail Article détaillé : Gare de Nantes.

Nantes était historiquement reliée à deux réseaux ferroviaires nationaux au XIXe siècle : la Compagnie des chemins de fer d'Orléans, aboutissant à la gare d'Orléans, remplacée par l'actuelle gare SNCF ; et la Compagnie des chemins de fer de l'État, aboutissant à la gare de l'État devenue par la suite gare de marchandises. Les chemins de fer d'Orléans avaient également ouvert deux autres gares : la gare de la Bourse, desservant le centre-ville au niveau du quai de la Fosse, et la gare de Chantenay en périphérie ouest, sur la ligne de Nantes à Saint-Nazaire. La Compagnie de l'État avait de son côté ouvert la gare de Doulon, en direction de Brest, de Rennes, de Laval. Notons enfin que le Petit Anjou (ligne locale vers Angers et Cholet) disposait d'une gare, la gare d'Anjou, qui jouxtait la gare d'Orléans.

Aujourd'hui, Nantes est reliée par le réseau de la SNCF au reste de la France. La gare de Nantes est une destination importante des TGV Atlantique en provenance de Paris, mais aussi de Lyon, Marseille, Lille ou Strasbourg. Lors des grands départs en vacances, la gare est souvent saturée et frôle l'asphyxie. En effet elle ne peut pas s'agrandir du fait de sa situation géographique en plein centre de la ville. La gare dispose de deux accès. L'accès nord, le plus ancien, est constitué d'un vaste bâtiment peu esthétique, abritant un hall spacieux et un point de restauration. L'accès sud a quant à lui été inauguré en 1989, lors de l'arrivée du TGV dans la cité des Ducs. Le but était de désengorger la gare nord mais surtout de créer un accés direct à la cité des Congrés, achevée en 1991. Cette gare sud est constituée d'un grand hall moderne, et de divers commerces. Elle est reliée à la partie nord par deux tunnels souterrains, par lesquels on accède aux 14 voies qui composent la gare.

Mais l'actuelle gare n'étant plus suffisante en vue de l'augmentation du trafic et de la population, une retructuration importante est en projet : les infrastructures existantes devraient être détruites, de manière à reconstruire une seule grande gare moderne tournée vers le centre-ville et le fleuve, et facilement accessible. La nouvelle gare sera sur deux niveaux : 14 voies en surface, dont 11 voies réservées au trafic national / international, et 3 pour le tram-train, et enfin une autre série de voies en souterrain, pour le trafic départemental et un éventuel réseau périurbain ou autre (tram-train - tramway). Ce projet ne devrait voir le jour, en même temps que l'aéroport et le terminal croisières[18].

Vers l'Ouest, pour rejoindre les gares du Croisic, de Vannes et de Rennes, la ligne passe sous le centre-ville, en tranchée couverte dans l'ancien lit remblayé du bassin de la Fosse puis en tunnel dans la roche de la Butte Sainte Anne à partir du niveau de la Médiathèque. Ce souterrain est classé parmi les plus dangereux, néanmoins de nombreux TGV y passent tous les jours. Il a rempl