Mulhouse


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47°45′N 07°20′E / 47.75, 7.333

Mulhouse - Milhüsa
Image:Drapeaumulhouse.gif

La cité du Bollwerk

Pays
drapeau de la France
     France
Région Alsace Alsace
Département Haut-Rhin Haut-Rhin (sous-préfecture)
Arrondissement Mulhouse (chef-lieu)
Canton chef-lieu de 4 cantons
Code Insee 68224
Code postal 68100
68200
Maire
Mandat en cours
Jean-Marie Bockel
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Mulhouse Sud-Alsace
Coordonnées
géographiques
47° 44′ 58″ Nord
         7° 20′ 24″ Est
/ 47.749481, 7.33994
Altitudes moyenne : 240 m
minimale : 232 m
maximale : 338 m
Superficie 22,18 km² (2 218 ha)
Population sans
doubles comptes
Commune: 112 002 hab, Agglomération: 234 445 hab.
(1999)
Densité 4 976 hab./km²
Aire urbaine 271 024 hab. (1999) hab.
Gentilé Mulhousiens, Mulhousiennes
Site www.ville-mulhouse.fr
Carte de localisation de Mulhouse - Milhüsa    La cité du Bollwerk

Mulhouse (en alsacien Milhüsa, en allemand Mülhausen) est une ville alsacienne, située dans le sud de la région, dans le département du Haut-Rhin. Elle fait partie de l'eurodistrict Mulhouse-Colmar-Fribourg-en-Brisgau et de la Métropole Rhin-Rhône

C'est une ancienne République indépendante fondée, selon la légende, en 58 av. J.-C. et « réunie » à la France le 4 janvier 1798. Elle fait partie de la Haute-Alsace, subdivision de la province historique d'Alsace appelée en allemand Oberelsass.

Ancien pôle industriel d'importance reconverti dans les activités tertiaires, Mulhouse a longtemps été surnommée le « Manchester français ». Ce glorieux passé industriel a marqué pour toujours Mulhouse et a forgé l'identité de la cité.

Mulhouse bénéficie d'une position géographique remarquable à quelques minutes seulement des frontières avec l'Allemagne et la Suisse.

Mulhouse est la 27ème ville de France en termes de population contenue dans son agglomération.

La ville est souvent surnommée la « cité du Bollwerk », du nom d'une tour, vestige des anciennes fortifications.

Ses habitants sont appelés les Mulhousiens et les Mulhousiennes, en dialecte Milhüser.

Sommaire

Étymologie

Mulhouse signifie étymologiquement : La Maison du Moulin. Mais le nom Mulhouse est l'adaptation du nom en dialecte: Mihlhüsa ou Mühlhuse(n), en allemand Mülhausen. Ce nom décrit une situation: un moulin (Mühle) et des maisons (Häuser). C'est un petit village avec quelques maisons seulement, qu'on a appelé -hausen.

Icône de détail Article détaillé : Légende de la naissance de Mulhouse.


Géographie

Situation géographique

Vue panoramique (Ouest-Nord-Est) de Mulhouse et de sa région, depuis la plateforme, alt 352m, de la tour du Belvédère.(Vosges,à gauche, plaine d'Alsace et Forêt Noire, à droite)

La ville, située au cœur de la région des 3 frontières, dans la plaine d'Alsace se trouve a seulement 30 km de la Suisse, 14 km de l'Allemagne et à 20 km du massif vosgien. Mulhouse est traversée par deux cours d'eau, la Doller et l'Ill, affluent du Rhin. Elle constitue ainsi l'un des carrefours les plus importants de France. Sa position stratégique fait d'elle une ville ouverte sur l'Europe et un lieu de transit incontournable.

Distances

Mulhouse est située sur l'axe rhénan à un carrefour important au niveau européen.

  • Mulhouse -> Francfort (Allemagne) : 312 km
  • Mulhouse -> Stuttgart (Allemagne) : 226 km
  • Mulhouse -> Munich (Allemagne) : 385 km
  • Mulhouse -> Karlsruhe (Allemagne) : 179 km
  • Mulhouse -> Paris (France) : 481 km
  • Mulhouse -> Lyon (France) : 342 km
  • Mulhouse -> Strasbourg (France) : 109 km
  • Mulhouse -> Bruxelles (Belgique) : 489 km
  • Mulhouse -> Bâle (Suisse) : 31 km
  • Mulhouse -> Zurich (Suisse) : 116 km
  • Mulhouse -> Luxembourg : 287 km
  • Mulhouse -> Milan (Italie): 379 km
  • Mulhouse -> Gênes (Italie): 512 km
  • Mulhouse -> Bregenz (Autriche) : 223 km
  • Mulhouse -> Vienne (Autriche) : 786 km
  • Mulhouse -> Pilsen (République Tchèque) : 596 km
  • Mulhouse -> Prague (République Tchèque) : 686 km
  • Mulhouse -> Åbenrå (Danemark) : 991 km

Les quartiers de Mulhouse intra muros

Mulhouse donne une importance particulière à ses quartiers, qui depuis 1994, disposent chacun d'un conseil de quartier.

Chaque quartier possède également une fête qui se déroule traditionnellement en été. Ces fêtes de quartier sont peu communes en France et sont de plus en plus imitées par les autres villes françaises.

Mulhouse intra muros est divisé en 16 quartiers (nombre d'habitant) ou regroupements de quartiers (sont cités ici les ensembles disposant d'un conseil) :

  • Nouveau Bassin - Nordfeld - Europe (9 108)
  • Bourtzwiller (13 424)
  • Brustlein (4 371)
  • Centre historique (7 279)
  • Cité - Briand (8 923)
  • Coteaux (9 644)
  • Daguerre (5 483)
  • Doller (4 897)
  • Dornach (5 684)
  • Drouot - Barbanègre (5 013)
  • La Fonderie (quartier étudiant) (3 338)
  • Franklin - Fridolin (6 557)
  • Haut-Poirier (Illberg) (quartier étudiant) (5 123)
  • Rebberg (8 357)
  • Vauban - Neppert (8 905)
  • Wolf - Wagner (4 027)

Agglomération : le pays de la région mulhousienne

Icône de détail Article détaillé : Pays de la région mulhousienne.
Pfastatt, Lutterbach Kingersheim Illzach
Morschwiller-le-Bas N Sausheim
O    MULHOUSE    E
S
Brunstatt, Didenheim Riedisheim Rixheim, Habsheim
Enclave: {{{enclave}}}

Démographie

Mulhouse comptait 5 500 habitants en 1798 (date de réunion de Mulhouse à la France)[1] et, au dernier recensement de 1999, environ 235 000 habitants dans son agglomération. Elle constitue aujourd'hui, avec une aire urbaine de plus de 271 000 habitants, le deuxième pôle économique et urbain d'Alsace après Strasbourg. Mulhouse est une ville très cosmopolite : avec 15,2% d'étrangers, elle possède le taux le plus important d’Alsace et surtout de France dans sa catégorie. En 2004, la ville comptait près de 21 000 étrangers pour 112 002 habitants.


Mulhouse est la 27ème ville de France en termes de population contenue dans son agglomération.

Démographie (chiffres INSEE 1999) :

  • Commune de Mulhouse : 112 002 habitants;
  • Intercommunalité (communauté d'agglomération Mulhouse Alsace Sud) : 170 231 habitants (2004);
  • Pôle urbain : 234 445 habitants ;
  • Aire urbaine : 271 024 habitants ;
Évolution démographique
1699 1782 1866 1871 1910 1921 1946 1975 1990 1999
3 302 7 196 62 954 57 282 106 616 100 278 91 560 117 013 108 093 112 002

Première grande vague d'immigration

A partir des années 20 les migrants arrivent de :

Ils arrivent à Mulhouse pour remplacer les Allemands et Alsaciens expulsés lors de la mise en œuvre des politiques d'assimilation. C'est la première grande vague d'immigration. L'industrie textile et les importants gisements de potasse exigent de plus en plus de main d'œuvre.

Deuxième grande vague d'immigration

Après la Seconde Guerre mondiale jusqu'en 1975, les immigrés viennent d'Italie, Pologne, Algérie, Portugal, Maroc, Espagne, Tunisie, Sénégal et Mali. Ils viennent à Mulhouse pour contribuer à la reconstruction. C'est la deuxième grande vague d'immigration. Cette immigration se fait en réalité en deux temps. Les Polonais, Portugais, Espagnols, Italiens et Algériens (rapatriés, harkis, pieds noirs) arrivent les premiers. Puis c'est au tour des Marocains, Algériens (le reste), Maliens et Sénégalais.

L'immigration turque

À partir des années 70 on assiste à l'implantation progressive de la communauté turque pour travailler essentiellement dans le bâtiment. L'immigration turque est donc plus tardive.

Après les années 75 on passe d'une immigration économique à une immigration essentiellement politique.

Vietnam / Cambodge

Dans les années 1975 - 1985, ce sont des réfugiés d'Asie du Sud-Est qui s'établissent à Mulhouse, ils sont principalement originaires du Vietnam et du Cambodge.

L'immigration yougoslave

Une nouvelle vague d'immigration venue d'ex-Yougoslavie déferle sur Mulhouse durant la période d'instabilité des Balkans. Bon nombre de Croates, Serbes de Bosnie, Bosniaques, et plus tardivement d'Albanais du Kosovo trouvent refuge dans la région Mulhousienne. Une partie importante s'établit définitivement dans la région.

L'immigration récente

Actuellement, les nouveaux pays d'origine des immigrés sont essentiellement la Roumanie (en partie des Roms) et la Chine, cette immigration est à nouveau plus économique que politique.

Climat

Le climat mulhousien correspond à un climat d'abri[2] lié à la position de la ville dans une plaine d'effondrement.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Mulhouse[3] 1 768 h/an 722 mm/an 33 j/an 32 j/an 65 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Valeurs normales - Station météo de Bâle-Mulhouse alt : 263m

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales moyennes (°C) 4,5 6,6 11,1 14,6 19,3 22,4 25,2 25 20,8 15,2 8,8 5,7
Températures minimales moyennes (°C) -1,5 -0,9 1,9 4,2 8,5 11,6 13,7 13,4 10,3 6,5 2 -0,3
Source: Météo France Les données climatiques à Mulhouse sur le site de Météo France[4]

Les données climatiques à Mulhouse sur le site de Météo France

Histoire

Icône de détail Article détaillé : Histoire de Mulhouse.

Légende de la naissance de Mulhouse

Peter Becker, Fondation légendaire de Mulhouse

Selon la légende, en 58 av. J.-C., Jules César arriva en Alsace par la Trouée de Belfort afin de bouter les Germains au delà du Rhin.

Les troupes des Germains étaient dirigées par le roi Suève Arioviste.

Les deux armées les plus redoutables de l'époque s'affrontèrent dans un terrible combat dans le sud de l'Alsace dans l'actuel lieu-dit de l'Ochsenfeld entre Wittelsheim et Cernay.

Icône de détail Article détaillé : Bataille de l'Ochsenfeld.

L'armée d'Arioviste fut vaincue et les Romains victorieux pourchassèrent et massacrèrent les Germains dans toute la plaine.

Un jeune guerrier Suève qui fuyait les Romains et tentait de regagner le Rhin, aurait alors été retrouvé blessé près d'un moulin à l'emplacement actuel de Mulhouse. La fille du meunier l'aurait recueilli et se serait mariée avec lui, entre-temps d'autre Suèves en errance dans la région vinrent les rejoindre et se marièrent avec des femmes de la région. Ils s'établirent autour de la "maison du moulin". Leurs descendants seraient les Mulhousiens.

Ceci explique le terme de Mülhausen qui veut dire maison du moulin en allemand, et le blason de la ville, représentant une roue de moulin à eau.

Histoire de la ville

Les environs de Mulhouse étaient habités depuis le paléolithique. Les premières traces écrites remontent au IXe siècle. La première mention de la ville date de l'an 803 lorsqu'un certain Achito fit don de propriétés, dont Mulinhuson (Mulhouse), au monastère de Fulda. En 1354 elle devient membre de la Décapole, association des villes libres d'Alsace. En 1515, Mulhouse se retire de la Décapole pour s'allier aux cantons suisses. Parce qu’elle est alliée à la Confédération Suisse, Mulhouse est épargnée. Elle sert de refuge aux habitants des alentours. En 1629, la peste se déclare dans la ville qui est surpeuplée. En 1638, le nombre de réfugiés est bien supérieur à celui des Mulhousiens.

Mulhouse en 1642 ; plan Merian.

Ce fut une république libre et indépendante, enclave en Alsace, jusqu'à son annexion par la France le 4 janvier 1798, à l'époque du Directoire.

En raison de ce rattachement tardif à la France (et aussi parce que la ville était de moindre importance à l'époque) son rôle administratif est resté limité. Ainsi Colmar, aujourd'hui beaucoup moins peuplée, est toujours la préfecture du département, alors que Mulhouse n'est devenue sous-préfecture qu'en 1857.

Le développement de Mulhouse peut être comparé à celui d'une ville champignon, stimulé par l'expansion de l'industrie textile (draperie) et du tannage, puis par les industries chimiques et mécaniques à partir du milieu du XVIIIe siècle. Mulhouse entretient alors des relations privilégiées avec la Louisiane, d'où elle importe du coton, ainsi qu'avec le Levant. Ceci explique que son centre historique est petit par rapport à la taille de la commune.

L'actuelle place de la République vers 1890
La mairie vers 1900

Mulhouse est principalement constituée d'une ville basse et d'une ville haute.

  • La ville basse était autrefois le quartier des marchands et des artisans. Elle se développe autour de la place de la Réunion (nommée aujourd'hui ainsi en souvenir de son annexion à la France). Aujourd'hui, c'est un espace piéton.
  • La ville haute s'est développée à partir du XVIIIe siècle. Divers ordres monastiques y ont autrefois implanté leurs établissements, notamment les Franciscains, les Augustins, les Clarisses et les Chevaliers de Malte.
  • Le Nouveau Quartier est le premier exemple d'urbanisation planifiée à Mulhouse, à partir de 1826, après la destruction des remparts (comme dans de nombreuses villes françaises). Il se concentre autour de la place de la République. Sa trame viaire et sa forme triangulaire démontrent bien la volonté de planification de la municipalité. Les plans sont confiés aux architectes G. Stolz et Félix Fries. Ce quartier est investi par les riches familles du patronat industriel, libéraux et républicains.
  • Le quartier du Rebberg comprend des maisons de maître inspirées par les résidences à portiques et colonnes des planteurs de coton en Louisiane. À l'origine, cet espace occupé par le vignoble de la ville (reb: vigne ; berg: colline). On y trouve aussi des maisons d'inspiration anglaise : les cottages, en référence au rapprochement avec Manchester, notamment lors des voyages des fils de familles d'industriels en Angleterre pour leurs études.

L'hôtel de ville (1553) est de style Renaissance rhénane. En le voyant, Montaigne le qualifie de « palais magnifique et tout doré » en 1580. Ses peintures en trompe-l'œil et les allégories représentant les vices et les vertus font sa renommée. Les fresques de la salle du Conseil représentent les armoiries des cantons suisses avec lesquels la ville était alliée.

Généralités historiques
  • Mulhouse, dont le site a été occupé de toute antiquité depuis le néolithique, apparaît en 803 sous le nom de "Mulinhuson" (de l'allemand "Mühle", moulin, et "Hausen", habitation).
  • La ville se développa à partir de deux noyaux dont l'un appartenait aux évêques de Strasbourg et l'autre aux empereurs Hohenstaufen.
  • Ville fortifiée vers 1223 qui profita des luttes entre l'Empire et l'évêché au 13e pour affermir son autonomie ; en 1261, les bourgeois détruisirent le château de l'évêque.
  • Définitivement ville impériale sous le roi Rodolphe de Habsbourg, Mulhouse reçoit d'importants privilèges de son successeur, Adolphe de Nassau (1293).
  • Le 14e fut marqué par des luttes intestines entre bourgeois et nobles, ces derniers furent expulsés en 1346.
  • En 1466, l'autonomie de Mulhouse fut menacée par les Habsbourg, soutenus par les nobles du voisinage, qui déclarèrent la guerre à la ville sous un prétexte futile (6 deniers dus par un meunier mulhousien, d'où le nom de « Guerre des Six deniers »).
  • Abandonnée par la Décapole dont elle faisait partie depuis sa fondation en 1354, Mulhouse fut secourue efficacement par Berne et Soleure (1468) et finit par s'affilier à la Confédération helvétique en 1515.
  • Après l'introduction de la Réforme en 1523, le 16e siècle fut marqué par des conflits internes et des heurts avec les cantons suisses catholiques.
  • En 1746, Koechlin, Schmaltzer et Dollfus fondèrent la première fabrique d'indiennes (toiles de coton imprimées).
  • Ce fut le point de départ d'une industrialisation énorme, qui fera de la petite cité artisanale que Mulhouse était encore au 18e la deuxième ville d'Alsace.
  • Le rattachement volontaire de Mulhouse à la France en ventôse an VI (début 1798) accéléra ce processus en supprimant les barrières douanières qui handicapaient le commerce.
  • Au 19e, l'industrie se développa et se diversifia : le textile, qui resta dominant, suscita pour ses besoins la création d'industries mécaniques et chimiques.
  • La découverte de gisements de potasse en 1904 amena un nouvel essor : Mulhouse devint le premier centre industriel d'Alsace.
  • Septembre 1870 - 11 novembre 1918 : L'Alsace est sous domination allemande.
  • 11 novembre - 17 novembre 1918 : Mulhouse sous la République soviétique alsacienne est organisée en soviet.
  • 17 novembre 1918 : Mulhouse redevient française
  • Importantes destructions en 1944.
  • Après 1945 le grand canal d'Alsace orienta vers l'est (Île Napoléon, zone industrielle de la Hardt) le développement industriel ininterrompu de la ville.
  • L'essor culturel suivit avec la création de l'université de Haute Alsace, la multiplication des musées, et de nombreuses activités intellectuelles.
  • Ville natale de l'architecte François Spoerry (1912-1999).
  • Depuis 1991, les noms des rues de Mulhouse sont petit à petit complété par leurs équivalents historiques ou dialectaux.

Annexions communales

L'ancienne commune de Dornach, à l'ouest de la ville, a été rattachée à Mulhouse en 1914 et celle de Bourtzwiller (au nord), en 1947.

Héraldique

Blasonnement :

D'argent à la roue de moulin de gueules.

Périphrases et surnoms désignant Mulhouse

  • La Cité du Bollwerk (du nom d'une tour vestige d'avant l'industrialisation)
  • La Manchester Française (Mulhouse était un des plus grands pôles industriels de France et même d'Europe)
  • La Ville aux Cent Cheminées (En raison des anciennes cheminées d'usines qu'on pouvait voir dans toute la ville, jeu de mots avec Prague, autre ville de la Mitteleuropa surnommée La Ville Aux Cent Clochers)
  • La Ville Grise (péjoratif, après la désindustrialisation, jeu de mots avec Toulouse, La Ville Rose)

Monuments et lieux touristiques

L'hôtel-de-ville de Mulhouse
Société industrielle de Mulhouse
La tour du Bollwerk
Tour de l'Europe

D'un point de vue architectural, Mulhouse est une ville qui dénote avec le reste de l'Alsace. L'une des principales raisons provient de son histoire marquée par une croissance urbaine extrêmement rapide au XIXe siècle, la faisant passer du statut de bourg à celui de ville importante en quelques décennies.

  • Hôtel de ville du XVIe siècle qui accueille le Musée historique de Mulhouse

Détruit par un incendie en 1551, l’Hôtel de Ville datant de 1432 est reconstruit dès 1552 sur les fondations du bâtiment précédent. Les travaux ont été suivis par le bâlois Michel Lynthumer. De passage à Mulhouse en 1580, Montaigne qualifie l’édifice de «palais magnifique et tout doré». En 1698, Jean Gabriel reprend l’ensemble des décors en trompe l’œil. Ces décors seront plusieurs fois restaurés et modifiés au cours des siècles (1779, 1846, 1893, 1966, 1988). L’aspect du bâtiment a lui aussi évolué: parmi les travaux d’aménagement, citons la construction de la galerie arrière en 1637 et la surélévation du second étage en 1778. Les décors extérieurs de l’Hôtel de Ville, peints en trompe-l’œil, représentent des figures allégoriques, symboles du bon gouvernement et de la justice, mais également les armoiries des cantons suisses dont Mulhouse était l’alliée autrefois. L’escalier couvert à double volée est légèrement décentré. La référence culturelle proposée par le décor du bâtiment est celle de la Rome antique. Dans le vestibule du premier étage, sous un plafond peint de rinceaux et de figures d’empereurs, un grand buffet-dressoir et un lavabo datent du 16e siècle. Dans la Salle du Grand Conseil, l’attention est sollicitée de tous les côtés : plafond à caissons, fenêtres à meneaux et colonnes sculptées, coffre-fort, décors peints (armoiries des cantons suisses, blasons des bourgmestres…), vitraux etc.. Sur le côté droit du bâtiment on peut trouver une reproduction de la "pierre des bavardes" (Klapperstein), dont l'original* (12kg) est au musée, pendue au cou des femmes médisantes condamnés à traverser la ville la pierre au cou chevauchant un âne.

  • Temple protestant Saint-Étienne du XIXe siècle, d'une hauteur de 97 m, construit par Jean-Baptiste Schacre
  • Cité ouvrière du milieu du XIXe inspirée de celle de Manchester
  • Place de la Bourse et bâtiment de la Société industrielle de Mulhouse du XIXe siècle
  • Au centre de la ville se dresse la tour de l'Europe, d'une hauteur de 100 mètres et achevée en 1972 par l'architecte François Spoerry. Cet immeuble d'habitation (180 logements) d'une structure de béton armé est surmonté d'un restaurant panoramique qui a la particularité d'avoir un plancher pivotant sur 360° permettant au visiteur d'observer tout le panorama (Jura, Forêt-Noire, Alpes suisses) pendant le repas. (Au-dessus du restaurant se trouve un réseau d'antennes dont la plus haute est à 112 m du sol). Visible de loin, la tour de l'Europe est devenue depuis sa construction le symbole de la ville de Mulhouse.
  • Tour du Belvédère au panorama de 360°
  • Emetteur de Mulhouse
  • La place de l'Europe se trouvait au pied de la tour de l'Europe. Elle comportait des armoiries de plusieurs villes d'Europe. Elle est aujourd'hui détruite (février/mars 2007) et laissera place au centre commercial Porte Jeune. Les armoiries seront quant à elles toujours visibles puisqu'apposées sur les murs intérieurs des galeries du centre commercial.
  • Héritage de ses relations avec les cantons suisses, l'utilisation de la fresque pour embellir les murs de la ville est fréquent. Le plus bel exemple en est l'hôtel de ville aux murs dotés de peintures en trompe-l'œil, mais c'est également le cas de nombreux pignons aveugles de la cité. Ces fresques peuvent être anciennes ou récentes et modernes, avec, dans certains cas, l'emploi de la technique du marouflage (toile collée). D'après certains historiens, cette tradition est le symptôme d'une ville ayant longtemps souhaité dissimuler le peu de noblesse de son histoire et de ses murs par des couleurs vives et des fresques relatant les épisodes glorieux de son passé.

Musées

Musée des Beaux-Arts : Flore et Zéphyr (1875), par William Bouguereau
Cité de l'Automobile
Musée National de l'Automobile - Une des plus grandes collections de la planète
  • Cité de l'Automobile (collection des frères Schlumpf), plus de 500 véhicules
  • Cité du train le Musée National du Chemin de fer
  • Musée EDF Electropolis, l'aventure de l'électricité
  • Musée de l'impression sur étoffes
  • Musée historique dans l'ancien Hôtel de Ville : archéologie, surtout néolithique, histoire régionale ; arts et traditions populaires
  • Musée Minéralogique de la Société industrielle de Mulhouse
  • Musée des Beaux-Arts : peinture 19e
  • Musée de la Radio
  • Musée de la Céramique au Centre d'art international, dans une ancienne tuilerie.
  • Parc zoologique et botanique
  • Écomusée d'Alsace dans la CAMSA
  • Parc d'attractions ludo-éducatif du Bioscope sur le thème de l'écologie

Architecture civile

Théâtre de Mulhouse
  • Tour du Diable et tour de Nessel, vestiges de l'ancien château fort épiscopal détruit en 1261, reconstruites début 20e.
  • Bollwerk ou tour du Cochon 14e.
  • Cour des Chaînes, rue des Franciscains : façades et toitures, tourelle d'escalier, vestiges du mur d'enceinte avec chemin de ronde.
  • Tribunal d'instance.
  • Tribunal de grande instance : façade principale (sans l'attique), hall d'entrée et escalier d'honneur.
  • Place de l'Europe 1966 : marqueteries de marbre (depuis octobre 2008, le centre commercial "Porte Jeune" a remplacé la place de l'Europe) ; tour de l'Europe 1972 par François Spoerry, avec restaurant panoramique tournant.
  • École Cour-de-Lorraine, 21 rue des Franciscains : façade, escaliers A et B avec les rampes en fer forgé.
  • Cour des Chaînes, 11-13-15 rue des Franciscains : couloir et pièce au décor peint.
  • Maison Loewenfels 18e, 42 rue des Franciscains.
  • Immeuble, 44 rue des Franciscains.
  • Place de la Réunion* : n° 9, ancienne corporation des tailleurs.; n° 11 ancienne maison Mieg avec oriel Renaissance .
  • Place Lambert : maison natale du mathématicien Johann Heinrich Lambert, maison 16e.
  • Théâtre municipal 1919.
  • Ancienne académie préparatoire au commerce 18e (petit lycée).
  • Fontaine 1992 surmontée d'un hallebardier, copie d'une fontaine 16e, place de la Réunion.
  • Square de la Bourse : immeubles Charles X. Monument de la Ière Division blindée 1959.

Architecture sacrée

Le temple Saint-Étienne vu depuis la Tour de l'Europe
Eglise catholique Saint-Etienne
  • Église catholique Saint-Étienne 1860 néo-gothique.
  • Temple français réformé 1836 : orgue de Silbermann 1766.
  • Chapelle Saint-Jean 1269, musée lapidaire : ancienne chapelle de la commanderie des chevaliers de Malte, peintures murales* vers 1515 (vie de saint Jean-Baptiste, scènes de la Passion).
  • Église du Sacré-Cœur 1959.
  • Église Sainte-Marie, ancienne église des franciscains 13e, entièrement transformée 19e.
  • Église Saint-Jeanne-d'Arc.
  • Église Sainte-Geneviève.
  • Église de Tabor.
  • Église Saint-Fridolin.
  • Temple réformé Saint-Étienne néo-gothique 1866 : vestiges de l'ancienne église médiévale, vitraux* 14e ; stalles 17e ; belle vue de la tour.
  • Temple Saint-Martin.
  • Temple Saint-Paul.
  • Synagogue 1849.

Sites

  • Berges de l'Ill.
  • Forêt du Tannenwald : parcours VTT, sportifs, sentier botanique.

Enseignement

Université, grandes écoles et formation supérieure

L'université de Haute-Alsace (UHA)

Campus de La Fonderie
Campus de l'Illberg

Répartie sur trois campus: Le campus de Colmar, réparti sur les sites Grillenbreit et Bipôle et les deux campus de Mulhouse, le campus de l'Illberg et le tout nouveau campus de La Fonderie.

Icône de détail Article détaillé : UHA.

L'UHA comprend différentes écoles d'ingénieur, plusieurs facultés et autres organismes de formation dont :

Sur le Campus de La Fonderie

  • La FSESJ : Faculté de Sciences Économiques, Sociales et Juridique. Campus de La Fonderie. Premier établissement d'enseignement supérieur du Haut-Rhin, la nouvelle Faculté "vitrine" de l'UHA, forme des économistes, des gestionnaires, des commerciaux, des managers et des juristes. Elle a été inauguré le 6 septembre 2007 par le président de la République Nicolas Sarkozy.
Icône de détail Article détaillé : FSESJ.
  • CUFEF : Centre Universitaire de Formation des Enseignants et des Formateurs. Campus de La Fonderie.
Icône de détail Article détaillé : CUFEF.

Sur le Campus de L'Illberg

L'institut de Chimie des Surfaces et interfaces
  • l'ENSISA : École nationale supérieure d'ingénieurs du sud Alsace. Campus Illberg. L'École forme des ingénieurs dans les secteurs de la Mécanique, Informatique, Automatisme mais cette école est surtout spécialisé dans le pôle textile, où elle est hautement reconnue.
  • l'ENSCMu : École nationale supérieure de chimie de Mulhouse. Campus Illberg. Grande École qui forme des ingénieurs chimistes.
Icône de détail Article détaillé : ENSCMu.
  • L'institut de Chimie des Surfaces et interfaces, une unité propre du CNRS.
  • L'IUT de Mulhouse : Institut universitaire de technologie de Mulhouse. Campus Illberg. Forme des techniciens dans différents secteurs.
  • FLSH : Faculté des Lettres, Langues et Sciences Humaines
  • FST : Faculté des Sciences et Techniques
  • PEPS : Pluridisciplinaire d'enseignement professionnalisé Supérieur
  • SERFA

Sur le Campus de Colmar

  • IUT de Colmar

Seul l'IUT de Colmar a ses instances dirigeantes à Colmar cependant de nombreux formation dont les établissement sont à Mulhouse se déroulent à Colmar. On peut citer par exemple à la FSESJ où une spécialisation dans le département Gestion-Commerce a été intelligemment opéré. Les formations et parcours plus orientés "Commerce" sont à Colmar, ceux plus orientés "Gestion" sont à Mulhouse et de nombreuses passerelles et synergies existent entre les deux de manière à offrir la meilleure adaptabilité possible.

Autres écoles et organismes de formation supérieure

  • CFEJE : Centre de Formation d'éducateurs de Jeunes Enfants
  • ISSM : Institut Supérieur Social de Mulhouse. Institut de formation d'assistants sociaux, d'éducateurs Spécialisés et d'autres professionnels dans le champ du travail social.
  • ISTA : Institut Supérieur du Textile Alsacien. Sur le campus Illberg mais non rattaché à l'UHA.
  • IFSI : Institut de Formation en Soins Infirmiers
  • École supérieure d'Art Le Quai.

Enseignement primaire et secondaire

La ville dispose de 42 écoles maternelles, 22 écoles élémentaires, 10 collèges, 7 lycées.[5]

Transport

Mulhouse bénéficie d'une situation géographique privilégiée qui en fait un important carrefour européen, à l'intersection de quelques uns des principaux axes de communication du continent. Au cœur des trois frontières, la ville se devait, dès les années 1970, de se doter d'un réseau autoroutier digne d'une région tri-nationale.

Transports en commun

Tramway de Mulhouse devant la tour de l'Europe

Réseau de tramway

Icône de détail Article détaillé : Tramway de Mulhouse.

Le réseau moderne du tramway de Mulhouse, inauguré en 2006, compte actuellement deux lignes pour un total de 12 km et 24 stations. Les particularités du tramway de Mulhouse sont que ses couleurs (jaune, noir et rouge) et la forme de son nez sont issues d'une consultation de la population. Une première extension, fin 2006, doit conduire à la création de 3 nouvelles stations vers le nord pour irriguer l'ensemble du quartier de Bourtzwiller en 2008. Une seconde extension, programmée à l'horizon 2011, doit permettre d'atteindre les villes de Kingersheim et Wittenheim au nord, ainsi que le quartier Drouot à l'est de la ville. Ces deux extensions vont permettre au réseau, dit urbain, d'atteindre 20 km de longueur et de desservir 37 stations. Enfin, un tram-train de "type Karlsruhe", devrait irriguer dès 2011 le nord-ouest de l'agglomération et la vallée de Thann. Le tram-train est le grand projet de l’agglomération mulhousienne pour les années à venir et sera le premier de France. Il permettra aux habitants des régions de Thann et Cernay de se rendre au centre-ville de Mulhouse et l'inverse sans changer de moyen de transport. De plus il sera l'alternative à l'automobile car la saturation de la N66 est un des gros problèmes de la vallée.

Réseau de bus

Par ailleurs, un réseau de bus, exploité par l'entreprise Soléa dessert l'ensemble de l'agglomération mulhousienne. Réorganisé avec l'arrivée du tramway et autour de celui-ci, il compte aujourd'hui 25 lignes, 871 arrêts et dessert 24 communes.

Le réseau Soléa est en interconnexion avec plusieurs autres compagnies de car qui desservent la banlieue lointaine.

Vélo en milieu urbain

Réseau cyclable

Proches de l'Allemagne, les villes alsaciennes ont naturellement emprunté la politique du vélo typiquement allemande. On retrouve en Alsace, deux villes classées dans les dix premiers réseaux cyclables de France (dont Strasbourg qui est première).

Mulhouse possède un réseau cyclable de 86 km (dont 46 km de piste cyclable et 40 km de "zone 30" et rues piétonnes). La ville fait partie du Club des Villes Cyclables.

La ville s'est également dotée des sas vélos aux carrefours à feux et a créé de nombreux contresens cyclables.

Vélo et tramway

Le transport des vélos est autorisé dans les tramways en dehors des périodes de pointe ce qui permet un complémentarité des différents moyens de transport mis en place.

Arrivée du Tour de France 2005 à Mulhouse

Stationnement, surveillance et sécurité

La politique récente en matière de déplacement urbain a poussé à l'intégration d'équipement à destination des cyclistes urbains. 1 700 arceaux à vélo ont donc été mis en place à travers la ville.

À cela s'ajoutent les parcs à vélos surveillés pour plus de sécurité. 3 parcs de 15 à 50 emplacements ont été créés en centre-ville, rue du Ballon, place de la Concorde et place de la Réunion.

À la gare, l'association Locacycles se charge de garder des vélos des personnes se rendant à Mulhouse en train ou utilisant le combiné vélo + train.

Vélocité

À l'image du vélib' parisien, Mulhouse s'est dotée d'un système de vélos en libre-service : 200 vélos, parqués dans 20 stations, accessibles à la location.

Ce système est appelé Vélocité. Vélocité est la version mulhousienne du système Cyclocity développé par JCDecaux.

Les vélos sont accessibles de 6h à 2h tous les jours y compris les dimanches et jours fériés.

Locacycles

À côté du système de location en libre service Mulhouse dispose également d'un service de location de vélo classique baptisé Locacycles.

Réseau routier

Panneaux de direction Echangeur A35 et A36

Les autoroutes A35 et A36 se croisent au nord-est de la ville grâce à un des rares échangeurs autoroutiers à 3 niveaux en France, offrant un accès aisé vers Strasbourg, Colmar, l'Allemagne, la Suisse et le reste du pays.

Plus de 400 000 personnes se déplacent chaque jour dans l'agglomération mulhousienne, c'est donc face à cet accroissement constant de la circulation automobile que l'agglomération met en œuvre de nombreux projets comme le tram-train et la déviation sud. Mulhouse dispose d'un réseau de communications dense lui permettant de nourrir des relations transfrontalières très développées avec Bâle et Fribourg.

Réseau ferroviaire

La ligne Bâle-Mulhouse-Colmar-Strasbourg (TER Alsace) bientôt prolongée, avec la réorganisation du réseau liée au TGV Est Européen, vers Nancy (seconde agglomération du Nord-Est) et Metz, est l'une des lignes les plus fréquentées de France. La gare de Mulhouse voit passer chaque jour 17 400 voyageurs.

Depuis juin 2007, le TGV-est (LGV Est européenne) permet à Mulhouse d'être à 3h de la gare de l'Est. En 2011, Mulhouse accueillera son deuxième TGV : le TGV Rhin-Rhône qui mettra la ville à environ 2h 20 de Paris et 3h 30 de Marseille. La gare est déjà desservie par un TGV par jour qui relie Strasbourg à Marseille.

Enfin, une rocade ferroviaire complète encercle la ville et des lignes très fréquentées vont vers les directions de Belfort, Colmar et Strasbourg, Bâle et Thann.

Icône de détail Article détaillé : Gare de Mulhouse.

Réseau fluvial

Les ports de Mulhouse-Rhin regroupent trois ports : le port de l'Île Napoléon à Illzach, le port d'Ottmarsheim et le port d'Huningue. Le canal Rhin-Rhône permet une liaison avec le Rhin. Ce port est en 2006, un des premiers ports fluviaux de France avec plus de 8,4 millions de tonnes de fret (trafics ferroviaire et routier inclus)[6]. On y trouve le plus grand portique à conteneurs français. Un port de plaisance se situe dans le quartier de la Gare Centrale de Mulhouse

Aéroport international de Mulhouse-Bâle-Fribourg

Trafic aérien

L'aéroport international de Basel-Mulhouse-Freiburg (EuroAirport) est le seul aéroport binational au monde[7]. Il s'agit du 6e aéroport français en termes de voyageurs et du 2e en termes de fret. Il dessert 46 lignes régulières. L'aéroport a souffert de la faillite de Swissair, mais a pu redémarrer en termes de fréquentation grâce à l'installation d'une base de la compagnie aérienne EasyJet. Cette installation a permis à l'EuroAirport un gain considérable puisque le trafic est passé de 2,49 à 4,27 millions de passagers entre 2004 et 2007[8].

Les travaux actuels dans la ville

  • Quartier d'affaire, pôle Multimodale de la gare de Mulhouse pour l'arrivée du TGV Rhin-Rhône (2011)
  • La voie Sud : voie de contournement sud de la ville. (opérationnelle fin 2010)
  • Le Trident : ensemble composé de 3 bâtiments à l'entrée ouest de la ville. (2008)
  • Agrandissement du PARC DES COLLINES : zone franche urbaine qui emploie plus de 2 000 personnes
  • Prolongement de la ligne 1 du tramway de Mulhouse vers Bourtzwiller. (mi-2009)

et aussi la rénovation des quartiers mulhousiens (Brossolette, Neppert, Franklin-Fridolin...).

Économie

C'est le 2ème pôle économique d'Alsace après Strasbourg

Secteur primaire

Le bassin potassique

Le bassin potassique dans le nord de l'agglomération fut un grand pourvoyeur d'emploi tout au long du XXe siècle.

Secteur secondaire

L'essor de l'industrie, moteur du développement de la ville, a d'abord été le fait de l'industrie du textile (frères Schlumpf, etc.), puis des activités attenantes : mécanique et industrie chimique. Quelques éléments de ce secteur ont survécu jusqu'à nos jours, mais la crise qui a frappé le textile après la Seconde Guerre mondiale a frappé durement Mulhouse. Une réorientation majeure s'est opérée avec l'implantation d'un centre de production automobile en 1962, qui a entraîné une restructuration d'une grande partie du tissu économique local.

  • Automobile (Usine de PSA (Peugeot Citroën) de Sausheim, premier employeur d'Alsace avec 12 580 salariés dont 1 630 intérimaires fin août 2004) plus les sous-traitants.
  • Chimie (ICMD).

Mulhouse est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Sud Alsace Mulhouse. Elle gère le CFA Sud Alsace, le GIFOP et Cahr Formation, les entrepôts ainsi que les ports de Huningue, d’Ottmarsheim et celui d’Île Napoléon.

Secteur tertiaire

Consortium Rhénatic

Mulhouse est le siège du consortium Rhénatic : Pôle TIC du Grand Est qui regroupe 100 entreprises alsaciennes dans le domaine des nouvelles technologies. Ce sont principalement des entreprises de robotique, bureautique, intelligence artificielle, numérisation de l'information, télématique, autoroute de l'information, communication interactive par fibre optique, câblodistribution, téléphonie, transmission par satellite...[9] Mulhouse compte près de 110 entreprises dans ce secteur.

Commerce

La Porte Jeune et son nouveau centre commercial

L'activité commerciale du centre-ville est essentiellement concentrée sur la rue du Sauvage, la rue Mercière, la place de la Réunion, la Cour des Maréchaux, ainsi que les rues Henriette et des Boulangers. Longtemps dans une situation difficile, fragilisée par les travaux de réalisation du tramway, le commerce mulhousien est aujourd'hui en pleine mutation. L'implantation du nouveau centre commercial Porte Jeune, crée par la société Altaréa, est un élément majeur de cette mutation. Ce centre commercial a ouvert ses portes en octobre 2008. Les commerçants mulhousiens sont regroupés au sein d'une association appelée Les Vitrines de Mulhouse

L'agglomération compte également plusieurs zones commerciales d'importance comme la grande zone Kaligone/Pôle 430 (Kingersheim-Wittenheim) ou celle de l'Île Napoléon.

Tourisme

La ville compte de nombreux musées techniques, un parc zoologique et botanique. Mulhouse est connue mondialement pour son musée de l'automobile (collection des frères Schlumpf) qui regroupe 500 véhicules et son musée de chemin de fer qui lui possède la plus grande collection de matériel ferroviaire de l'Europe continentale. Le Marché de Noël est un évènement majeur de la saison touristique hivernale à Mulhouse.

A proximité :

Entreprises d'envergure internationale originaires de Mulhouse et environ

BNP : Les origines de la BNP remontent à 1848, date de la création du Comptoir national d'escompte de Paris et du Comptoir national d'escompte de Mulhouse.

DMC : En 1746, Jean-Henri Dollfus, fonde une entreprise textile avec deux autres jeunes entrepreneurs Jean-Jacques Schmalzer et Samuel Koechlin. Profitant de l'engouement de l'époque pour les tissus peints et du talent artistique de Jean-Henri, ils deviennent les pionniers en Europe de la fabrication industrielle des imprimés indiens peints à la main.

Clemessy : En 1908, Eugène Clemessy, ancien salarié de la SACM (Société alsacienne de construction mécanique mulhousienne), qui transformait durant ses loisirs un vieux moulin près de Brunstatt en centrale électrique pour alimenter plusieurs communes, pressent l’avenir de cette source d’énergie. Il fonde les Établissements Clemessy. Un siècle plus tard, l'entreprise familiale a cédé la place à un groupe international appelé à œuvrer dans tous les secteurs clés de développement de notre planète, notamment les secteurs de l’énergie et de l’environnement, dans le sillage de son actionnaire principal, Dalkia, au sein du Groupe Veolia.

ALSTOM : André Koechlin ouvre un atelier de construction de locomotives à Mulhouse en 1839. Les affaires se développeront vite et Koechlin fusionne avec les Ateliers de Graffenstaden pour créer la Société Alsacienne de Construction Mécanique (SACM). L'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne, en 1871, entraîne le repli de la SACM à Belfort dans les années 1878-79. En 1893, la traction électrique ferroviaire commence à prendre un certain essor, l'Américain General Electric s'associe à la Compagnie française Thomson-Houston. Passée la première Guerre Mondiale, les électrifications prennent de l'ampleur. En 1928, Thomson-Houston fusionne avec une partie de la SACM pour former une nouvelle entreprise. Ce sera Als-Thom contraction d'ALSace-THOMson. ALSTHOM deviendra ALSTOM lors de l'introduction de son titre à la Bourse de New York en 2001, le "th" étant plus difficile à prononcer pour les anglophones.

Alcatel : Alsacienne de constructions atomiques, de télécommunications et d'électronique résulte en effet de la fusion de CIT (Compagnie industrielle de téléphone), filiale de la CGE (Compagnie générale d'électricité) et du département ENTE (Énergie nucléaire télécommunications et électronique) de la SACM. Cette fusion donna naissance à la société CIT-Alcatel. Ce n'est qu'ensuite que la société mère, la CGE, prit le nom de ses filiales : Alcatel - Alsthom, avant de se séparer d'Alsthom et devenir Alcatel.

Schlumberger: Nicolas Schlumberger s'établit à Mulhouse en 1545, où il devient tanneur. C'est la naissance de l'une des plus grandes dynasties industrielles françaises active dans le textile, la mécanique, l'électronique, le pétrole, la banque et la viticulture.

Louis Dreyfus  : Les sociétés du Groupe Louis Dreyfus sont présentes dans plus de 53 pays. Leurs principales implantations se trouvent à Buenos Aires, Londres, Paris, São Paulo, Wilton (Connecticut) et Memphis (Tennessee). Depuis quelques années, le chiffre d'affaires annuel brut du Groupe est proche de 20 milliards de dollars. Créé il y a plus de 150 ans à Sierentz près de Mulhouse par Léopold Louis Dreyfus, le contrôle du Groupe est toujours resté entièrement entre les mains de la famille Louis Dreyfus. Neuf Telecom est détenu à hauteur d'environ 30% par le groupe Dreyfus.

Delmas-Vieljeux : Suite à l'annexion de l'Alsace, Émile Delmas quitte à son tour l'Alsace en 1871 où il s'était installé pour rejoindre ses frères à La Rochelle qui avaient créé en 1867 la Compagnie navale Delmas. En souvenir de la province perdue, il proposa que la roue de moulin qui figure sur les armoiries de Mulhouse, « la ville des moulins », devienne l'emblème de la société navale DELMAS Frères. En 1991, la Compagnie entre dans le groupe BOLLORE. Delmas est le 2e armateur français et s'affirme comme le numéro 1 mondial sur l'axe Nord-Sud.

Crédit mutuel : S’inspirant de l’expérience des caisses de crédit développées par Frédéric-Guillaume Raiffeisen, le chanoine Henry Cetty créa la première caisse de Crédit mutuel (Saint-Joseph) en 1896 à Mulhouse. Il réussit à mettre en place un système de prévoyance, assurances contre la maladie, pensions pour les veuves. Mais surtout, la Caisse de Saint-Joseph, sans subventions de l’État, permit la construction ou la rénovation de mille logements entre 1897 et 1909.

APAVE : En 1867, la Société Industrielle de Mulhouse crée le les bureaux de l'Association alsacienne des propriétaires d'appareils à vapeur qui est devenue l'APAVE. Le groupe APAVE est aujourd'hui présent partout en France (120 agences et bureaux, 8 laboratoires, 100 espaces de formation) et dans le monde. 8 000 collaborateurs, dont 5 800 ingénieurs et techniciens.

Mobilier européen : Le Groupe Rapp, est issu de la menuiserie ébénisterie familiale fondée en 1925 dans le Sundgau. Aujourd'hui, le Groupe Mobilier européen est le premier franchiseur de l'ameublement et le troisième distributeur de meubles français avec les marques FLY, ATLAS et CROZATIER.

Presse

Santé

Hôpital Emile Muller

Mulhouse dispose de plusieurs établissements hospitaliers :

  • Le Centre hospitalier de Mulhouse disposant de 1668 places[11].
  • La Clinique du Diaconat (212 places).
  • La Clinique Saint-Sauveur (180 places)
  • Centre de Réadaptation (503 places)

Administration

Cantons et démographie

Mulhouse est divisée en 4 cantons :