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Voir « mètre » sur le Wiktionnaire. |
Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du Système international (SI). Il est défini comme la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 seconde.
Sommaire |
En 1668, le philosophe Anglais John Wilkins publie la description d'une mesure universelle, d'unités décimales, et dont la longueur fondamentale est de 38 pouces de Prusse (1 pouce prussien = 26,15 mm), soit de 993,7 mm. Sept ans plus tard, le savant Italien Tito Livio Burattini publie en 1675 Misura Universale, ouvrage dans lequel il renomme la mesure universelle de Wilkins en mètre (metro cattolico) et la redéfinit comme étant la longueur d'un pendule qui oscille avec une demi-période d'une seconde, soit environ 993,9 mm actuels. Louis XVI va concrétiser une longue série de tentatives en signant le 8 mai 1790 le projet d'unification des poids et mesures du Royaume de France, proposé par Talleyrand. Suite au rapport du 19 mars 1791 de l'Académie des sciences, et sur proposition du Chevalier Jean-Charles de Borda, le « mètre » de Burattini, est adopté comme unité de longueur. Auparavant, les longueurs étaient mesurées en référence à l'humain (le pouce, le pied, la toise) ; comme chaque être humain est différent, on prenait souvent comme référence le roi, ce qui était un symbole monarchique fort. Il fut donc décidé, afin de supprimer toute référence à un homme particulier et pour faciliter la diffusion du savoir, de choisir un étalon non humain unique et d'utiliser des multiples et sous-multiples de 10. Exit ainsi le pied qui valait douze pouces.
Le mètre fut officiellement défini pour la première fois en 1790 par l'Académie des sciences comme étant la dix-millionième partie d'un quart de méridien terrestre. Il fut adopté par la France le 7 avril 1795 comme mesure de longueur officielle. Quelques années plus tard, en 1799, un mètre-étalon en platine fut créé à partir de cette définition et devint la référence. De février 1796 à décembre 1797, la Convention fit placer dans Paris seize mètres-étalons gravés dans du marbre pour familiariser la population avec la nouvelle mesure. Aujourd'hui, il n'en subsiste que quatre : l'un est au 36 de la rue de Vaugirard, à droite de l'entrée ; le deuxième, replacé en 1848, est au 13 de la place Vendôme, à gauche de l'entrée du ministère de la Justice, le troisième est à Croissy-sur-Seine, dans un mur de la rue au Mètre, [2] Yvelines et le quatrième à Sceaux (Hauts-de-Seine).
En juin 1792 Jean-Baptiste Joseph Delambre fut chargé de mesurer la distance entre Dunkerque et Rodez pendant que Pierre Méchain mesura celle de Rodez à Barcelone. Cela permit d'établir précisément la valeur du mètre. En 1793, à Montjouy à Barcelone, Méchain détecta une incohérence entre les longueurs relevées et le relevé astronomique de la position des étoiles. La guerre franco-espagnole l'empêcha de réitérer ses mesures. Cet écart (qui n'était en fait pas dû à une erreur de manipulation mais à l'incertitude des instruments utilisés) le plonge dans un profond trouble et il met tout en œuvre pour éviter de devoir rendre compte de ses travaux à Paris. En 1799, il se résigne à se rendre à une conférence internationale qui salue son œuvre scientifique. Il maquille alors ses résultats, ce qui rendra le mètre trop court de 0,2 mm. La « fraude » ne sera découverte par Delambre qu'en 1806, année où il réétudiera l'ensemble des résultats lors de la rédaction de Base du système métrique.
En 1889, le Bureau des poids et mesures redéfinit le mètre comme étant la distance entre deux points sur une barre d'un alliage de platine et d'iridium. Cette barre est toujours conservée au Pavillon de Breteuil à Sèvres.
En 1960, grâce à l'avènement des lasers, la 11e Conférence générale des poids et mesures (CGPM) définit le mètre comme 1 650 765,73 longueurs d'onde d'une radiation orangée émise par l'isotope 86 du krypton.
Enfin la conférence de 1983 se fonda sur la lumière et redéfinit le mètre comme étant la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 secondes. La vitesse de la lumière dans le vide étant la même en tout point (résultat établi par la relativité restreinte), c'est une définition plus facile à communiquer et universelle. C'est surtout une distance plus facile à mesurer qu'une distance entre deux points, la seconde étant l'unité du Système international (SI) la mieux mesurée.
Il existe une relation entre l'unité de mesure (mètre), l'unité de masse (kilogramme), les unités de surface (mètre-carré) et les unités de volume (mètre-cube ou litre, utilisé souvent pour désigner le volume des liquides) :
| 10 N | Nom préfixé | Symbole | Nombre en français | Nombre en mètres |
|---|---|---|---|---|
| 1024 | yottamètre |
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Quadrillion | 1 000 000 000 000 000 000 000 000 |
| 1021 | zettamètre |
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Trilliard | 1 000 000 000 000 000 000 000 |
| 1018 | examètre |
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Trillion | 1 000 000 000 000 000 000 |
| 1015 | pétamètre |
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Billiard | 1 000 000 000 000 000 |
| 1012 | téramètre |
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Billion | 1 000 000 000 000 |
| 109 | gigamètre |
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Milliard | 1 000 000 000 |
| 106 | mégamètre |
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Million | 1 000 000 |
| 10³ | kilomètre |
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Mille | 1 000 |
| 10² | hectomètre |
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Cent | 100 |
| 101 | décamètre |
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Dix | 10 |
| 100 | mètre |
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Un | 1 |
| 10-1 | décimètre |
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Dixième | 0,1 |
| 10-2 | centimètre |
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Centième | 0,01 |
| 10-3 | millimètre |
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Millième | 0,001 |
| 10-6 | micromètre |
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Millionième | 0,000 001 |
| 10-9 | nanomètre |
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Milliardième | 0,000 000 001 |
| 10-12 | picomètre |
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Billionième | 0,000 000 000 001 |
| 10-15 | femtomètre |
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Billiardième | 0,000 000 000 000 001 |
| 10-18 | attomètre |
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Trillionième | 0,000 000 000 000 000 001 |
| 10-21 | zeptomètre |
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Trilliardième | 0,000 000 000 000 000 000 001 |
| 10-24 | yoctomètre |
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Quadrillionième | 0,000 000 000 000 000 000 000 001 |
| 10 N | Préfixe | Symbole | Nombre en français | Nombre en chiffre |
|---|---|---|---|---|
| 104 | myriamètre |
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Dix mille | 10 000 |
| 10-4 | myriomètre |
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Dix-millième |
0,000 1 |
| 10-10 | ångström |
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Un dix-milliardième (cent billionièmes) |
0,000 000 000 1 |
De fait, au-delà du milliard de kilomètres on utilise rarement l'unité standard : on lui préfère l'ua, unité astronomique, d'où est déduite l'unité dérivée, le parsec : ceci était nécessaire pour ne pas dénaturer les mesures précises de distance de parallaxe par une réévaluation de l'ua, liée à la valeur de la constante gravitationnelle G. Cette situation peu œcuménique a été levée par les mesures directes par écho radar sur les planètes.
Le nanomètre est utilisé pour mesurer les longueurs d'ondes comprises entre l'infrarouge et l'ultraviolet, et la finesse de gravure d'un Microprocesseur. La limite théorique qui fait la frontière entre le micro-électronique et la nanoélectronique est une finesse de gravure de 100 nm.
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