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| Lyon | |||
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| Administration | |||
| Pays |
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| Région | Rhône-Alpes (préfecture) | ||
| Département | Rhône (préfecture) | ||
| Arrondissement | Lyon (chef-lieu) | ||
| Canton | Chef-lieu de quatorze cantons | ||
| Code Insee | 69123 et 69381 à 69389 | ||
| Code postal | 69001 à 69009 | ||
| Maire Mandat en cours |
Gérard Collomb (PS) 2008 - 2014 |
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| Intercommunalité | Grand Lyon | ||
| Site internet | www.lyon.fr | ||
| Démographie | |||
| Population | 467 274 hab. (2005) | ||
| Densité | 9 761 hab./km² | ||
| Aire urbaine | 1 798 395 hab. | ||
| Gentilé | Lyonnaises, Lyonnais | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées géographiques |
45° 45′ 35″ Nord 4° 50′ 32″ Est / 45.759723, 4.842223 |
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| Altitudes | mini.162 m - maxi.305 m | ||
| Superficie | 47,87 km² | ||
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Lyon est une ville française, située dans le sud-est de la France, au confluent du Rhône et de la Saône. C'est le chef-lieu du département du Rhône et de la région Rhône-Alpes. Ses habitants s'appellent les Lyonnais.
Lyon est en position de carrefour géographique, au nord du couloir naturel de la vallée du Rhône (qui s'étend de Lyon à Marseille). Située entre le Massif central à l'ouest, et le massif alpin à l'est, la ville de Lyon occupe une position stratégique dans la circulation Nord-Sud en Europe. Ancienne capitale des Gaules au sein de l'Empire romain, Lyon est le siège d'un archevêché dont le titulaire a le titre de primat des Gaules. Lyon devint une ville de foire à partir du Moyen-Âge, puis une place financière de premier ordre de la Renaissance à la fin du XIXe siècle. Sa prospérité économique a été portée successivement par le monopole de la soie, puis par l'apparition des industries notamment textiles et chimiques.
Lyon est historiquement une ville industrielle, et accueille donc de nombreuses industries pétrochimiques le long de la Saône et du Rhône, dans le couloir de la chimie. Après le départ et la fermeture des industries textiles, Lyon s'est progressivement recentrée sur les secteurs d'activité de haute technologie, telles que la pharmacie et les biotechnologies. Lyon est également la deuxième ville étudiante de France, avec trois universités et de nombreuses écoles d'ingénieurs. Enfin, la ville a conservé un patrimoine architectural important allant de l'époque romaine au XXe siècle en passant par la Renaissance et, à ce titre, est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Par sa population, Lyon est la deuxième[1] ville de France si l'on prend en compte toute l'aire urbaine ou celle de son unité urbaine [2], ou troisième (après Paris et Marseille) si l'on compte uniquement la population intra-muros (467 400 habitants)[3]. Elle est au cœur de la deuxième région urbaine de France avec ses 2,9 million d'habitants. Capitale de la région Rhône-Alpes, la ville de Lyon exerce une attraction d'importance nationale et européenne, et bénéficie ces deux dernières décennies d'un afflux de population.
Lyon est située en Europe continentale du centre est de la France, au confluent de la Saône et du Rhône. La ville est entourée de plusieurs massifs montagneux, le Massif central à l'Ouest et les Alpes à l'Est, et se situe dans la plaine lyonnaise. Lyon et sa région se situent à un carrefour de l'Europe de l’Ouest, reliant la mer du Nord à la Méditerranée, et l'Europe de l’Est à l'Atlantique.
La région Rhône-Alpes, dont Lyon est la capitale administrative, couvre un territoire de 43 698km2. Historiquement, la ville de Lyon est la capitale de la province du Lyonnais, couvrant une partie des départements du Rhône et de la Loire actuels. Elle est intégrée à la RUL[4] (ou Région Urbaine de Lyon) qui correspond aux territoires organisés autour de la métropole (zone d'influence de 50 à 100 km de rayonnement - comptant 2,9 millions d'habitants (estimation 2004)), et constitue la ville centre du Grand Lyon, la première communauté urbaine de France par l'importance de sa population.
Située au confluent du Rhône et de la Saône, la cité est dominée par deux collines principales : Fourvière d'une hauteur de 250 mètres, surnommée par Jules Michelet la « montagne mystique »[5] (qui deviendra à force de déformations le « colline qui prie ») car elle est le siège de l'évêché, abrite plusieurs couvents et accueille à son sommet la basilique Notre-Dame de Fourvière. La colline se situe dans l'Ouest de la ville et se prolonge au sud et vers l'ouest avec les quartiers de St-Just et du Point-du-jour.
La Croix-Rousse d'une hauteur de 220 mètres est la « colline qui travaille »[5] car elle était le lieu où résidaient et travaillaient les canuts, ouvriers qui ont fait la renommée soyeuse de la ville. La colline occupe le nord de la Presqu'île et se prolonge au nord par le plateau de Caluire-et-Cuire et de Rilleux-la-Pape jusqu'aux contreforts des Dombes. Ces deux collines sont séparées par un défilé rocheux de la Saône (Pierre Scize).
Ces hauteurs offrent par temps clair une belle vue sur les plaines avoisinantes et même sur les montagnes lointaines; en particulier, il n'y a aucune difficulté à voir le mont Blanc, à l'est, lorsque l'air est pur et qu'aucun nuage ne bloque la vue sur les quelque 160 kilomètres de distance.
Une dernière colline, la Duchère se situe sur les contreforts des Monts-d'Or au nord-ouest de la ville. Elle fut témoin d'une urbanisation dense à la fin des années 1960 et bénéficie aujourd'hui d'un programme de grand projet de ville.
Sur la Presqu'île, entre le Rhône et la Saône, se trouve la place Bellecour, une des plus grandes places piétonnes d'Europe[6], au centre de laquelle trône la statue équestre de Louis XIV. C'est le point zéro des routes partant de Lyon.
Au-delà du Rhône, à l'est, s'étend la plaine, urbanisée suivant un plan orthogonal dans les quartiers des Brotteaux et de la Part-Dieu puis d'un plan plus désorganisé en se dirigeant vers le périphérique lyonnais, qui délimite Lyon intra-muros et sa banlieue.
Le Rhône et la Saône sont les deux grands fleuves qui traversent la ville, ils entrent dans la ville respectivement par l'est et par le nord. La Saône encercle au nord l'Île-Barbe puis se jette dans le Rhône (la Presqu'île étant la partie de la ville qui s'étend du confluent à la colline de la Croix-Rousse).
Le Rhône fut un fleuve difficile à maîtriser et il inonda à plusieurs reprises la ville par ses crues, notamment dans la plaine lyonnaise qui occupe la rive gauche du Rhône avec les quartiers des Brotteaux, Guillotière et Gerland. La construction de la grande digue de la Tête-d'Or, les creusements des canaux de Jonage et de Miribel qui vont créer les plans d'eau du Parc Miribel-Jonage et du Grand-Large et une requalification des berges ont mis fin aux crues importantes du fleuve.
Le climat de Lyon est de type semi-continental avec des influences méditerranéennes : les étés sont chauds et ensoleillés et les hivers rigoureux. À Bron, la température moyenne annuelle a été, entre 1921 et 2000, de 11,6°C avec un minimum de 2,8°C en janvier et un maximum de 20,9°C en juillet [7]. La température minimale y a été de -24,6°C le 22 décembre 1938 et la plus élevée de 39,8°C le 22 juillet 1983 [8]. Cette température fut néanmoins battue, le 13 août 2003 avec 40,5°C.
Malgré l'assèchement des zones marécageuses qui entraîne une diminution de l'évaporation des eaux, le nombre de jours de brouillard à l'automne, à l'hiver et au printemps reste important, notamment dans la vallée de la Saône. Les hivers sont relativement secs, et dépourvus de neige en plaine (toutefois on enregistre de fortes précipitations neigeuses). Les frimas sont courants et les températures varient généralement d'une dizaine de degrés au plus pendant la journée. Les étés sont généralement chauds et secs : l'amplitude des températures en journée atteint parfois une vingtaine de degrés, et les températures maximales dépassent parfois les 35 degrés. Le mois d'août est habituellement frais et pluvieux, avec quelques orages et une légère brise qui disperse les polluants de l'air.
Un important complexe industriel dénommé couloir de la chimie, implanté le long du fleuve au sud de l'agglomération, constitue une menace de pollution. La qualité de l'air est surveillée par des détecteurs de niveau de pollution qui donnent l'alerte en cas de besoin. Le sud du quartier de Gerland (dont le stade) est d'ailleurs classé site à risque par la directive Seveso (directive européenne 96/82/CE) en raison d'usines implantées non loin
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures minimales moyennes (°C) | -0,4 | 1,0 | 2,8 | 5,5 | 9,3 | 12,6 | 15,0 | 14,4 | 11,7 | 8,2 | 3,4 | 0,4 | 7,0 |
| Températures moyennes (°C) | 2,6 | 4,5 | 7,2 | 10,3 | 14,3 | 17,9 | 20,8 | 20,0 | 17,1 | 12,5 | 6,7 | 3,2 | 11,4 |
| Températures maximales moyennes (°C) | 5,7 | 8,1 | 11,6 | 15,2 | 19,4 | 23,2 | 26,6 | 25,6 | 22,4 | 16,8 | 10,1 | 5,9 | 15,9 |
| Moyennes mensuelles de précipitations (mm) | 54,1 | 54,5 | 62,9 | 67,8 | 86,0 | 76,6 | 60,6 | 76,7 | 75,2 | 79,5 | 71,4 | 59,2 | 824,8 |
Le nom de la ville de Lyon a changé à plusieurs reprises, depuis sa fondation à l'époque de l'Empire romain. L'étymologie du nom Lugdunum semble dériver de deux anciens mots gaulois, Lug désignant le dieu suprême de la mythologie celtique et dunos (la "forteresse" ou la "colline"), l'ensemble désignant donc « la forteresse de Lug ». Le titre officiel de la ville à l'époque romaine fut Caput Galliae, la Capitale des Gaules, surnom qui perdure aujourd'hui pour la désigner, et pour qualifier l'archevêque de Lyon de Primat des Gaules. Au fil des siècles, le nom de Lugdunum se simplifie : « Loudoun » est cité par un géographe arabe du VIIIe siècle, et « Lion » ou « Lyon » apparaît au XIIIe siècle. Sous la Terreur, elle devint « Commune Affranchie ».
Les habitants de Lyon sont les Lyonnais. Le parler lyonnais donne également aux jeunes personnes le surnom de gones (garçons) et de fenottes (filles). La devise de la commune (en arpitan) est Avant, Avant, Lion le Melhor[10]. La sainte patronne est Sainte Blandine, fidèle de la première communauté chrétienne de Lugdunum et décédée en martyre. Les armoiries de Lyon sont constituées de gueules au lion d'argent, au chef cousu du Royaume de France (d'azur à trois fleurs de lys d'or).
L'histoire de Lyon est très riche, son lieu a été occupé dès la préhistoire mais la première ville date de la Rome antique.
Du Néolithique jusqu'au Second âge du fer, les différentes découvertes de nombreuses traces d'habitat et d'objets en tout genre attestent l'existence d'un relais de commerce de vin entre le littoral méditerranéen et le nord (VIe siècle). En l'absence d'artéfacts plus élaborés, on ne peut à ce stade parler de village ou de ville.
Lucius Munatius Plancus fonde la ville sous le nom de Colonia Copia Felix Munatia Lugdunum le 9 ou 10 octobre de l'année 43 av. J.-C. Les débuts de la colonie sont mal connues. Elle n'est pas pourvue de muraille, tout au plus une levée de terre avec fossés et palissades à l'image des camps romains. Mais la ville de terre et de bois laisse la place à des bâtiments aux soubassements en maçonnerie de pierres. L'essor de la cité est rapide du fait de son emplacement éminemment stratégique. Le nom de la cité évoluera en Colonia Copia Lugdunum. En -27, le général Agrippa, gendre et ministre d'Auguste divise la Gaule. Lugdunum devient la capitale de la province de Gaule lyonnaise et le siège du pouvoir impérial pour les trois provinces gauloises (« Capitale des Gaules »). Dès -19, Auguste aménage le réseau urbain qui accueille les quatre voies ouvertes à travers la Gaule à partir de Lugdunum. La ville avec la venue des différents empereurs successifs va s'agrandir, s'embellir et s'enrichir. Deux empereurs romains sont nés à Lyon : Claude, né en 10 av. J.-C. et Caracalla, né en 186. En 64, les notables de Lugdunum ont connaissance de l’incendie qui a ravagé Rome, et envoient quatre millions de sesterces d’aide pour la reconstruction. L’année suivante en 65, Lugdunum est victime d’un terrible incendie; Néron fait à son tour un don de quatre millions de sesterces à Lugdunum pour sa reconstruction.
La position clé de Lugdunum, au confluent de l'Arar (Saône) et du Rhodanus (Rhône), en fait un important port fluvial. C'est aussi un nœud routier, relié au sud de la Gaule (la Narbonnaise), à l'Aquitaine, la Bretagne, la Germanie et bientôt l'Italie. Cette double position met Lugdunum en contact avec l'ensemble de l'Empire. Son statut de colonie romaine accordé par le Sénat et le rôle de capitale des Gaules favorisent l'essor de la ville. Sous les Flaviens (de 69 à 96), puis sous les Antonins (de 96 à 192) Lugdunum prospère et connaît la paix à l'instar du monde romain. Sa population est estimée entre 50000 et 80000 habitants, ce qui en fait l'une des plus grandes villes de la Gaule avec Narbo Martius (Narbonne). La ville s'étale principalement sur quatre zones particulièrement délimitées : la ville haute (lieu où a été fondée la colonie originelle), le bourg celtique de Condate, les Canabae et la rive droite de la Saône en contrebas de la ville haute. Les nécropoles sont situées le long des voies d'accès à la cité.
Sous les Sévères (193-235), la ville va commencer à décliner en raison des martyrs chrétiens et des querelles de successions.
À la fin du IIIe siècle lors des réorganisations de la Tétrarchie, Lugdunum perd son rang de capitale des Gaules en 297, au profit de Trèves, plus proche de la frontière du Rhin. Lugdunum n'est plus que le siège administratif de la petite province de Première Lyonnaise (Lyonnais, Bourgogne et Franche-Comté). Dans les premières années du IVe siècle, la cité reçoit le coup de grâce. Les pouvoirs municipaux n'ont plus les moyens de surveiller les aqueducs et leurs indispensables tuyauteries de plomb. Une quelconque bande de pillards aura tôt fait de voler ce fabuleux trésor. C'est ce qui arrive un jour bien que l'on ne connaisse pas l'année exacte. La fière cité haute se voit privée de son alimentation en eau et les habitants sont contraints de descendre vers la Saône pour trouver une source pérenne : la colline de Fourvière est désertée. Du jour au lendemain, l'opulente cité se voit réduite à néant. Seuls deux endroits sont susceptibles de satisfaire cette demande nouvelle de sécurité contre les pillards et les troubles politiques : l'île Saint-Jean dont le bras occidental ne sera comblé qu'au milieu du IVe siècle et le secteur des Canabae où l'on sait qu'on continue, vers 360, à embellir des demeures du quartier. Ce drame préfigure le Lyon médiéval où ce nouvel embryon urbain deviendra progressivement le cœur historique de la cité (Vieux Lyon), ce qu'il est toujours aujourd'hui. La campagne alentour traverse une période de troubles attestée par la découverte de plusieurs trésors monétaires (enfouis dans le sol par leur propriétaire).
En 437, des tribus germaniques burgondes sont installées en Savoie et Romandie comme troupes auxiliaires par le général romain Aetius après la destruction de leur royaume de Worms par les Huns. En avril 457 le général romain Ægidius, envoyé par l'empereur Majorien, reprend provisoirement la ville aux Burgondes. Ceux-ci l'enlèvent à nouveau et en font une capitale de leur royaume en 461, avec Vienne et Genève. Le 4 septembre 476 marque la fin de l'Empire romain avec l'abdication de l'empereur Romulus Augustule. A l'automne 840, le forum de Fourvière s'écroule, les colonnes roulent jusqu'aux pieds de la la colline. Vers 1080, la construction du pont sur la Saône marque le début de l'utilisation du site antique comme carrière de pierres par exemple la construction de la basilique Saint-Martin d'Ainay ou du pont de la Guillotière.
Seulement un siècle après la mort de Jésus-Christ, des chrétiens venus du Levant s'y installent. Saint Pothin et Sainte Blandine figurent parmi les premiers martyrs, morts en 177 sous le règne de Marc Aurèle dans une période incertaine pour l'Empire (peste, invasions barbares). Saint Irénée, successeur de Saint Pothin, est l'un des premiers théologiens chrétiens. Lyon devient l'un des centres intellectuels de la chrétienté, illustré au Ve siècle par Sidoine Apollinaire. La ville est un foyer de la renaissance carolingienne, sous l'impulsion de son archevêque Leidrade - ami d'Alcuin -, du diacre Florus, puis d'Agobard. Après le traité de Verdun et la succession de Charlemagne, la ville revient à Lothaire, comme le reste de la rive orientale de la Saône. Lyon devient dès lors une ville de Francie médiane. Aux IXe et Xe siècles Lyon est victime de raids de pillages : les Normands remontent le Rhône et en 911 les Hongrois ravagent la Bourgogne.
La ville, bien que restant modeste par sa taille, rayonne sur le plan religieux :
Pendant la guerre de Cent Ans, Lyon reste fidèle aux rois de France. À partir de Louis XI, les rois de France en font le centre des activités françaises en Italie. Lyon profite ainsi très tôt du développement économique et culturel italien. C'est à cette époque que Lyon obtient les franchises pour ses quatre foires annuelles.
C'est l'âge d'or de la ville, économiquement elle se développe surtout à partir du XVIe siècle avec la venue de banquiers florentins, de marchands attirés par les franchises royales et la tenue de quatre foires par an, l'installation d'imprimeurs, et le maintien de liens commerciaux avec l'Allemagne. Le commerce de la soie se développe particulièrement, par le travail des « canuts », les ouvriers en soie. Ceux-ci influencent également l'architecture, car ils ont besoin de pièces de plus de 4 mètres sous plafond pour y loger leurs métiers à tisser. De cette époque restent de nombreux immeubles de style Renaissance, témoins de la richesse d'une ville qui atteint une envergure européenne.
A cette époque la ville est extrêmement prospère. C'est la première place bancaire européenne, devant Genève, et l'une des plus grandes cités européennes. Le métissage y est très important, ce qui lui vaut le surnom de « Myrelingues ». La Cour y réside à de nombreuses reprises, et le roi François Ier envisage très sérieusement de s'y sédentariser et donc de faire de Lyon sa capitale mais il retournera finalement au Louvre à Paris. À l'avènement d'Henri II, Lyon est au faîte de sa puissance. C'est la ville la plus peuplée du royaume avec ses 50 000 habitants. La présence fréquente des derniers rois a entraîné une activité économique et culturelle intense. Cependant l'endettement est énorme et la vie des gens simples reste difficile (la Grande Rebeyne, révolte de la faim qui a eût lieu le 18 avril 1529) vont signer un lent déclin.
Mais les guerres de religion vont déchirer la ville, elle sera marquée notamment par l'expédition du baron des Adrets qui organise des massacres de catholiques, des pillages et des destructions d'édifices religieux (église de Saint-Just, les statues de la cathédrale St-Jean). La ville mettra du temps à s'en remettre et ne retrouvera pas le prestige antérieur aux guerres : la plupart des imprimeurs ont émigré à Genève ; de même, les grandes familles bancaires fuient Lyon à cette époque pour n'y jamais revenir (la ville abrite 75 banques italiennes en 1568, mais seulement 21 en 1597).
Au cours des deux siècles d'absolutisme royal, l'administration de la ville passe entre les mains des officiers royaux : d'abord les gouverneurs (recrutés notamment dans la famille Villeroy), puis lorsque ceux-ci résideront plus souvent à la Cour qu'en province, les Intendants. (Voir également la Liste des Prévôts des marchands de Lyon) À partir des années 1630, La tolérance règne et est même soutenue par l'archevêque Camille de Neuville de Villeroy sous son épiscopat (1653-1693). Vers 1630, sous l'impulsion du collège des jésuites (actuel lycée Ampère) Lyon devient un centre intellectuel de la République des Lettres. La richesse des notables lyonnais en fait des amateurs éclairés de tableaux, médailles, et livres. La ville s'embellit avec la construction de l'hôtel de ville, Lyon bénéficie des largesses royales grâce à sa fidélité à la couronne lors de la Fronde. Dans le dernier quart de ce siècle, la fabrique de soie accapare l'essentiel des forces économiques de la ville au détriment du négoce et de la banque, laissés aux étrangers, Genevois et Suisses.
Au XVIIIe siècle la ville de Lyon est à l'étroit dans ses frontières historiques. En effet, la ville se limite à l'actuelle presqu'île et au Vieux-Lyon. Les pentes de Fourvière et de la Croix-Rousse sont inconstructibles, car il s'agit de terrains appartenant à l'Église, et la rive gauche l'est également dans sa grande majorité (à l'exception du faubourg de la Guillotière) car elle est situé en zone inondable (Brotteaux). C'est ce qui explique la propension des immeubles lyonnais de l'époque à gagner en hauteur.
Deux personnes vont mettre en place des plans pharaoniques pour agrandir la ville de Lyon. Morand, tout d'abord, prévoit d'assécher une partie des marais de la rive gauche et de lotir ces terrains suivant un plan en damier. Il relie ce nouveau quartier à la Presqu'île par un pont, le pont Morand. Le deuxième projet est celui de Perrache, qui projette de doubler la surface de la presqu'île en l'étendant au sud. Il mettra ce projet à exécution, mais n'eut pas le temps de le lotir et le quartier projeté ne fut pas construit.
Le XVIIIe siècle lyonnais est marqué par deux inventions majeures qui furent testées chacune en 1783 : le bateau à vapeur et la montgolfière.
Sous la Constituante, Lyon devient chef-lieu du département de Rhône-et-Loire qui sera scindé en deux après l'insurrection lyonnaise.
Pendant la Révolution française, Lyon prend en 1793 le parti des Girondins et se soulève contre la Convention. La ville subit un siège de plus de deux mois avant de se rendre. La répression de la Convention est féroce. Le 12 octobre 1793, le conventionnel Barère se vante de son succès en ses termes : Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n'est plus. Lyon prend ainsi le nom de Ville-affranchie. Environ 2000 personnes sont fusillées ou guillotinées, et plusieurs riches hôtels particuliers autour de la place Bellecour détruits.
La prise de pouvoir par Bonaparte est perçue favorablement, comme la fin de la période noire et le retour à la paix civile. Le consulat et l'Empire favorisent l'industrie de la soierie et portent intérêt aux inventions de Jacquard. Bonaparte fait désigner son oncle Joseph Fesch au siège archiépiscopal en 1802.
En 1804 est lancé un projet de palais impérial à Lyon (comme dans les autres grandes villes de France). En 1811, une lettre du duc de Cadore, alors ministre d'État, précise : « le palais impérial sera élevé sur la gare d'eau, le jardin sera dans la presqu'île, entre les deux fleuves, jusqu'au pont de la Mulatière ». Mais le projet n'aboutira jamais.[11]
Lyon accueille favorablement Napoléon lors de son retour de l'île d'Elbe (voir Cent-Jours) le 10 mars 1815. Ce dernier dira, avant de repartir vers Paris : « Lyonnais, je vous aime ».[12]
Cet accueil vaudra à Lyon une réaction royaliste lors de la seconde Restauration.
Grâce aux compétences héritées de la soie, la ville entre dans la révolution industrielle avec l'industrie textile. Elle devient au XIXe siècle une importante ville industrielle, en grande partie grâce aux canuts.
La ville est reliée à Saint-Étienne par l'une des premières voies ferrées au monde (la première ligne de transport de voyageurs en France) par l'ingénieur Marc Seguin de 1827 à 1832. La mécanisation entraîne de nombreuses luttes sociales avec des crises insurrectionnelles, comme la « révolte des Canuts » en 1831.
L'implantation du métier à tisser de Jacquard marqua l'essor d'une culture sur les systèmes mécaniques complexes. Les inventions de la machine à coudre par Thimmonier et, ultérieurement celle du cinéma par les frères Lumière sont redevables des astuces mécaniques du métier à tisser enchaînant des séries d'actions successives, dont les progressions de bande par à-coup.
Lors de la fête de l'Immaculée Conception du 8 décembre 1852 débute la coutume des lampions aux fenêtres. L’histoire du 8 décembre est intiment liée à l’histoire religieuse lyonnaise.
En 1850, les autorités religieuses lancent un concours pour la réalisation d’une statue, envisagée comme un signal religieux au sommet de la colline de Fourvière. Un an plus tard, ce concours est remporté par le sculpteur lyonnais Fabisch, et la date du 8 septembre 1852 est choisie pour son inauguration. Mais au mois d’août, la Saône sort de son lit et envahit le chantier où la statue doit être réalisée.
L’inauguration est donc reportée au 8 décembre, fête de l’immaculée conception. Le jour même, les journaux annoncent le programme de la soirée et toute la ville se prépare pour l’événement. Quelques-uns prévoient même d’illuminer les façades de leurs habitations à l’aide de bougies. Mais le mauvais temps va à nouveau contrarier les réjouissances, contraignant les autorités religieuses à remettre l’inauguration au 12 décembre. Malgré ce contrordre, l’enthousiasme des Lyonnais ne fut pas éteint.
Dès 18h, les premières fenêtres s’allument, et à 20h, la ville entière est illuminée. Une grande partie de la population descend dans la rue, joyeuse et attendrie, s’étonnant de ce geste spontané et communicatif. Les autorités religieuses suivent le mouvement et la chapelle de Fourvière apparaît alors dans la nuit.
Ce soir-là, une véritable fête est née ! Chaque année désormais, le 8 décembre, les Lyonnais déposent des lumignons à leurs fenêtres et se retrouvent pour déambuler dans les rues de la ville.
Sur le plan économique, Lyon est encore la première place financière française, ce qu'illustre la création du Crédit lyonnais en 1863, par Henri Germain.
La modification de la structure économique qui va intervenir sous ce régime va remettre en cause cette prééminence à l'avantage de Paris. Toutefois la ville s'enrichit réellement sous le Second Empire, avec la poursuite de la révolution industrielle, notamment grâce aux capitaux lyonnais investits dans les usines et mines de la région stéphanoise. L'industrie chimique se diversifie et le textile est toujours aussi florissant.
À l'instar du baron Haussmann à Paris, Claude-Marius Vaïsse, maire de Lyon et préfet du Rhône, est à l'origine d'une mise en place d'une politique de Grands Travaux : en 1848, le tissu urbain de la presqu'île est considéré comme obsolète. Trois grandes percées sont réalisées pour aérer cet espace : la rue Impériale (rue de la République) et la rue de l'Impératrice (rue de l'Hôtel de Ville, puis rue Président-Herriot). Des places sont également créées : la place Impériale (place de la République) et la place des Cordeliers.
C'est également à cette époque que le parc de la Tête d'Or est aménagé sur la rive gauche. Il s'agit d'un magnifique parc de 116 hectares.
Enfin, Lyon est dotée d'une grande gare, la gare de Perrache, reliant les voies ferrées en provenance de Saint-Étienne (dès 1832 achèvement du tronçon Givors-Lyon qui permet dès lors la liaison Saint-Étienne-Lyon première ligne de transport de voyageurs de France). La gare de Perrache permet aussi la liaison Paris-Lyon-Méditerranée. Elle crée aussi une coupure au milieu de la Presqu'île.
Le début du siècle dernier est marqué par le mandat d'Édouard Herriot (1905-1957), dont les grands projets d'urbanisme, mis en œuvre par Tony Garnier, conduisent à l'aménagement du quartier des Brotteaux, autour de la gare du même nom et du grand lycée du Parc, désormais emblématique du rayonnement intellectuel de la ville. Dans le quartier de Gerland la Grande Halle (auj. halle Tony-Garnier) et le stade de Gerland, édifié en 1914 et originellement prévu pour les jeux Olympiques de 1924 (qui se déroulèrent finalement à Paris). À Monplaisir est construit l'hôpital de Grange-Blanche (1910) qui devait remplacer le vieil Hôtel-Dieu. Après la première guerre mondiale, d'autres projets vont être réalisés : L'hôpital de la Charité est détruit, laissant sa place à la poste centrale et à une place en continuité de la place Bellecour (auj. Place Antonin-Poncet). Le quartier des États-Unis, quartier fortement inspiré de la cité idéale rêvée par Tony Garnier, est construit dans le VIIe arrondissement (cette partie de l'arrondissement deviendra plus tard le VIIIe).
Durant la Seconde Guerre mondiale, étant située en zone libre jusqu'en 1943, et très proche de la ligne de démarcation, la ville accueille les réfugiés et devient un foyer de résistance. Les traboules, très liées à l'histoire de Lyon, y contribuent beaucoup car elles permettent de fuir la Gestapo facilement. Jean Moulin est capturé à Caluire, dans sa banlieue. La ville est bombardée le 26 mai 1944 par l'aviation alliée, peu avant sa libération le 3 septembre 1944 par la 1re DB et les FFI[13]. Le Centre d'histoire de la résistance et de la déportation, ancien siège de la Gestapo (voir Klaus Barbie, Paul Touvier), rend aujourd'hui hommage à ce passé. Lyon d'ailleurs possède le titre de Capitale de la Résistance. Un mémorial Tata sénégalais de Chasselay rend hommage à l'action des Tirailleurs Sénégalais pour la défense de Lyon en 1940.
Le mandat du successeur d'Édouard Herriot, Louis Pradel, est marqué par la construction du quartier de la Duchère, du centre d'échange de Perrache, du quartier de la Part-Dieu et du métro de Lyon notamment. La ville est ensuite dirigée par Francisque Collomb entre 1976-1989, Michel Noir entre 1989 et 1995 et Raymond Barre, ancien Premier ministre, entre 1995 et 2001.
Gérard Collomb est élu à la mairie en 2001 puis réélu au 1er tour en 2008. Il aménage les berges du Rhône, dote Lyon et Villeurbanne d'un système de location urbain de vélos (Velo'v) et poursuit l'aménagement du quartier de la Confluence.
Lyon est une des métropoles françaises à la croissance la plus rapide. Dans les années à venir, de grands projets doivent être mis en place, tels que la tour Incity à la Part-Dieu, haute de 200 mètres, le stade OL-Land ainsi qu'un réaménagement total et futuriste du quartier de la Confluence, à la pointe de la presqu'île.
Lyon possède un patrimoine historique, architectural, culturel et gastronomique remarquable, comme l'attestent ces nombreux titres officiels décernés à la ville:
427 hectares du site historique de Lyon sont classés patrimoine de l'humanité par l'UNESCO depuis 1998 : c'est l'un des plus vastes espaces inscrits avec Bordeaux. La ville est membre de l'organisation des villes du patrimoine mondial. Dans les espaces classés, on notera la colline de Fourvière et ses sites antiques, le Vieux Lyon, la colline de la Croix-Rousse, patrimoine urbain associé aux Canuts, et la Presqu'île qui témoigne notamment des évolutions industrielles de la ville.
Forte de ses 2000 ans d'histoire, Lyon a conservé des traces de ses différentes phases de développement, ses quartiers ont donc chacun gardé un patrimoine riche et diversifié avec de nombreux musées.
La colonie romaine s'est implanté sur la colline de Fourvière, les vestiges de l'ancienne Lugdunum sont impressionnants : le théâtre antique de Fourvière et l'Odéon gallo-romains forment un site archéologique remarquable et où se déroulent régulièrement concerts et spectacles en été, on pourra aussi admirer des restes d'aqueducs (L'aqueduc du Gier), le sanctuaire de Cybèle, les grands thermes, le tombeau de Turpio. De part et autre de ce site archéologique, on distinguera la tour métallique de Fourvière : le relais radio-télévision est le point culminant de la ville. Au sud dans le quartier Saint-Just, le lycée du même nom occupant un ancien séminaire.
En descendant la colline soit par le funiculaire (« la ficelle ») ou soit à pied par les nombreuses pentes à forte dénivellation (montée du Gourguillon, montée Saint-Barthélemy, montée des Carmélites…) ou par les Jardins du Rosaire (ces deux moyens offrent d'excellents points de vues sur la ville) on atteint le quartier renaissance du Vieux Lyon, constitué d'immeubles et d'hôtels particuliers renaissance (tour Rose, maison des avocats, maison du Chamarier, maison Thomassin, maison Claude-Debourg, hôtel du gouvernement, hôtel Paterin, hôtel de Gadagne, l'hôtel de Bullioud…) et de ruelles médiévales (dont les artères principales sont les rues Saint-Jean et rue du bœuf), ces ruelles sont animées par la présence de boutiques d'artisans et le parfum de la bonne cuisine lyonnaise servie dans les Bouchons. Ce dédale de rues sont reliées entre elles par les fameuses traboules, passages ouverts à tous à l'intérieur des îlots (on en dénombre près de 320 dans tout le site historique). Sur les bords de Saône se trouve le palais de Justice avec ses 24 colonnes et le palais Saint-Jean (Manécanterie et trésor de la Cathédrale) à voir sa façade du XIe siècle sur la place Saint-Jean.
En traversant la Saône par des ponts ou des passerelles on atteint la Presqu'île, le vrai centre de Lyon de style classique (sauf les quais de Saône et la Rue Mercière qui sont de style renaissance), les deux grandes places de la Presqu'île; la place Bellecour, quatrième plus grande place de France et première plus grande place piétonne d'Europe[réf. nécessaire], avec en son milieu la statue équestre de Louis XIV et la place des Terreaux avec la fontaine de Bartholdi sont reliées par la Rue de la République, une très belle artère de style haussmanien concentrant des magasins de luxes et des bars-restaurants chics. En outre on pourra admirer les plus grands monuments classiques de la ville : L'Hôtel-Dieu, hôpital qui s'étend sur près de 400 mètres au bord du Rhône (façade de Soufflot; la fontaine des Jacobins, le théâtre des Célestins, salle et façade à l'italienne; l'hôtel de ville trônant sur la place des Terreaux; l'Opéra national sur la place de la comédie, rénové par Jean Nouvel en 1988; ainsi que le Palais de la bourse dans le style du Second Empire. Ces artères comportent de nombreux hôtels particuliers : hôtel de Villeroy, de Lacroix-Laval, de la Couronne, … et sont délimités par des places qui possèdent de belles fontaines (places de la République, Carnot, des Jacobins, de la Comédie, Louis-Pradel…)
Au nord de la Presqu'île se trouve le quartier-village de la Croix-Rousse avec ses pentes (dont la fameuse Montée de la Grande Côte qui offre un superbe panorama au sommet) ses immeubles canuts, ses traboules (la Cour des Voraces, le passage Thiaffait…), son gros-caillou et son marché populaire. C'était un quartier occupé dès l'époque gallo-romaine, en témoigne les restes de l'amphithéâtre des Trois Gaules (Au centre de cet amphithéâtre antique un poteau évoque les supplices de sainte Blandine, saint Pothin et des Martyrs de Lyon). Le quartier constituant la limite nord de la ville était donc ceinturée d'édifices à vocation défensive (restes de remparts) seuls les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas sont restés intacts.
De l'autre côté du Rhône, on trouve les nouvelles berges récemment renovées, lieux de détente et de flânerie. Dans le quartier classique et haussmanien des Brotteaux se trouve la Gare des Brotteaux, la belle place du Maréchal-Lyautey et sa fontaine. Au nord on retrouve le fameux Parc de la Tête d'Or, le plus grand parc de la ville et le premier parc urbain de France; un véritable poumon vert au cœur de la cité avec son lac, sa roseraie, ses arbres centenaires, son parc zoologique, ses trains, ses spectacles de guignols, … le parc borde la Cité internationale (1983 - 2007); pôle tertiaire, culturel et touristique regroupant bureaux, salles de conférences, hôtels, casino, le Musée d'Art contemporain, cinémas et un auditorium. Cet ensemble est l'œuvre de Renzo Piano, architecte urbaniste génois, et de Michel Corrajoud, paysagiste. Plus au sud on retrouve le quartier de l'ancien faubourg de la Guillotière avec son palais de la Préfecture, les Facultés du quai Claude-Bernard (universités Lumière-Lyon 2 et Jean-Moulin-Lyon 3), il est aussi connu pour sa mixité sociale et raciale (petit chinatown lyonnais) : il y a beaucoup de boutiques d'extrême-orient. À l'extrême sud on retrouve le quartier de Gerland, les amateurs d'architecture moderne pourront découvrir les œuvres de Tony Garnier : le stade municipal de Gerland, dont le locataire principal est l'Olympique lyonnais, l'équipe de football élite de Lyon, la halle Tony Garnier, anciens abattoirs du quartier de La Mouche transformés aujourd'hui en grande salle de concerts et d'expositions, dans une architecture plus contemporaine l'École normale supérieure (ENS) Lettres et Sciences humaines, par Henri Gaudin.
Enfin à l'est, au XXe siècle l'extension urbaine s'est mise en marche grâce aux nombreuses réserves foncières disponibles : on découvrira le quartier de La Part-Dieu et ses tours, deuxième quartier d'affaires de France dominé par la tour du Crédit lyonnais, surnommée « le Crayon » ou encore la tour de la Part-Dieu par les Lyonnais. Dans le quartier de Monplaisir on remarquera la Manufacture des tabacs, bâtiment aux teintes polychromes hébergeant aujourd'hui une partie des composantes de l'université Jean-Moulin - Lyon-III; le Château des frères Lumière (transformé aujourd'hui en musée vivant du cinéma) et l'hôpital Édouard-Herriot constitué de multiples pavillons œuvre de Tony Garnier. Toujours dans l'est, mais dans la périphérie de Lyon les amateurs d'architecture contemporaine pourront découvrir la Maison du livre, de l'image et du son, par Mario Botta à Villeurbanne ainsi que la Gare TGV de l'aéroport international Saint-Exupéry réalisé en 1997, par Calatrava.
À travers de l'ensemble de la ville on remarquera également les célèbres fresques murales, grande spécialité lyonnaise; à voir entre autres la fresque des Lyonnais représentant certains des Lyonnais célèbres, sur les bords de la Saône, le mur des Canuts[16], la fresque Lumière et les fresques dédiées à Tony Garnier, notamment dans le quartier des États-Unis.
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Le Quartier médiéval et renaissance du Vieux-Lyon |
L'hôtel de ville et l'Opéra vus depuis la colline de Fourvière. |
L'hôtel de ville trônant sur la place des Terreaux |
Le théâtre des Célestins. |
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Le théâtre gallo-romain. |
Fenêtres à meneaux, maison Renaissance, montée de la Grande Côte |
Une cour du Vieux-Lyon (la Tour Rose). |
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La Tour de la Part-Dieu, le « crayon » des lyonnais. |
Vue de nuit sur le palais Saint-Jean et la basilique N-D de Fourvière. |
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