Le Mans


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Pour les articles homonymes, voir Le Mans (homonymie).
Le Mans
Blason de la ville du MansLe Mans vu du ciel
Pays
drapeau de la France
     France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Le Mans
Canton Chef-lieu de 12 cantons
Code Insee 72181
Code postal 72000, 72100, 72085
Maire
Mandat en cours
Jean-Claude Boulard (PS)
2008-2014
Intercommunalité Le Mans Métropole et Pays du Mans (260 000 hab)
Coordonnées
géographiques
48° 01′ 12″ Nord
         0° 11′ 56″ Est
/ 48.020013, 0.198784
Altitudes moyenne : 51 m
minimale : 38 m
maximale : 134 m
Superficie 52,81 km² (5 281 ha)
Population sans
doubles comptes
144 500 hab.
(2005 (est. INSEE))
Densité 2 754 hab./km²
Carte de localisation de Le Mans
Le Mans : vue partielle de la muraille gallo-romaine

Le Mans est une ville de l'Ouest de la France, préfecture de la Sarthe et située dans les Pays de la Loire. Ancienne capitale provinciale du Maine, Le Mans compte 146 105 habitants [1] intra-muros. La ville du Mans est labellisée "Ville d'Art & d'Histoire"[2] par le Ministère de la Culture. Elle est une ancienne Ville rouge, de par son architecture particulière, en partie conservée aujourd'hui, datant des premiers siècles de notre ère. De son histoire et de son patrimoine, elle conserve l'appellation de "Le Mans la Solide" ou encore de "La Ville Royale"[3]

Ses habitants sont appelés les Manceaux et Mancelles.

Sommaire

Géographie

Le Mans se situe au confluent de la Sarthe et de l'Huisne, à environ 220 km de Paris et 200 km de Nantes. La ville marque la limite ouest du bassin parisien et le début du Massif armoricain. Son sous-sol de l'époque du Crétacé supérieur (Cénomanien) est composé de craie et de grès. La rivière Sarthe traverse la ville du nord au sud-ouest tandis que l'Huisne la sépare de l'est au sud-ouest.

Agglomération

Le Mans et sa périphérie

Avec la création de la communauté Le Mans métropole, l'agglomération regroupe neuf communes et compte 194 138 habitants. L'aire urbaine regroupant les faubourgs et la banlieue s'étend jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres alentour, comptant plus de 293 159 habitants [4] en 1999.

La grande couronne mancelle

La grande couronne mancelle est, à l'inverse de la petite, un regroupement très large des multiples communes avoisinants Le Mans.

Elles s'étendent jusqu'à environ 15 km au-delà des limites de la ville. Ces villages sont séparées de la ville par quelques kilomètres de bocage, alors que certaines comme La Bazoge y soient reliées par une voie rapide 2x2 voies. Ces bourgs ne sont donc pas encore intégrées à la capitale mancelle mais sont en marge de l'agglomération, ne sont pas encore desservies par le réseau de bus, et encore moins par le tramway.

Parmi ces petites cités, on trouve au Nord La Bazoge, Neuville, La Milesse ou Aigné. À l'Ouest, Rouillon, Pruillé-le-Chétif ou Étival; Au Sud, et là se trouve la plus grande partie: Teloché ou Saint-Gervais-en-Belin augmenteraient encore plus le vaste espace de la commune mancelle.

Cette grande couronne pourra d'ici une dizaine ou une vingtaine d'année voir le jour, le temps que l'expansion de la ville du Mans atteigne ces régions, encore isolées de quelques kilomètres.

Espaces verts

Les quinconces des Jacobins illustrent historiquement les événements sanglants qui s'y déroulèrent

La ville est labélisée Ville d'art et d'histoire et a été élue deuxième ville la plus "verte" de France[5], après Nantes. S'y déroulent chaque année les Journées Européennes du Patrimoine. Du fait de son étendue, Le Mans est aux portes de la forêt et jouxte les bois de Changé et le parc de l'abbaye de l'Épau. La création de « l'Arche de la nature » a permis aux citadins de profiter de la pleine nature à quelques kilomètres de la cité. Pour le centre, la ville dispose de nombreuses pelouses et parcs, jusque dans le vieux Mans, notamment en bordure de la muraille, et proche de la cathédrale avec les Jacobins.

Avec le nouveau tramway, sont apparus de nouveaux « tapis d'herbe » et les grandes artères sont bordées d'arbres. Le campus de l'université du Mans bénéficie lui aussi d'un cadre naturel privilégié. Le jardin des plantes, vestige de l'époque des grandes explorations, propose un jardin à l'anglaise et un autre à la française avec une roseraie et un kiosque à musique. Le parc du musée de Tessé avec les Quinconces des Jacobins forment un ensemble important au cœur de la cité. Sur les hauteurs du Vieux Mans, se trouve l'Esplanade du Bicentenaire, un parc boisé, bâti dans les murailles qui offre un panorama sur la Sarthe, ainsi que le nord de la ville. Les Jardins Pierre de Ronsard, séparés en trois jardins, offrent un petit espace de verdure au Sud-Ouest de la vieille ville situés au devant de la Collégiale Saint-Pierre-La-Cour. Le "Pont-neuf", qui relie le centre au vieux Mans les traverse. Sur le plus grand pont, situé au dessus du tunnel, se trouve le Square Dubois.

Le Parc de la préfecture, a vu l'intervention de Paul de Lavenne Comte Choulot[6],[7], dont on disait de lui qu'il était le Capability Brown français.

Le Mans est une ville fleurie[8] avec 3 fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.

Espaces fluviaux

Icône de détail Article détaillé : Espaces Fluviaux du Mans.
Le port du Mans vu de la rive gauche de la Sarthe.

La ville du Mans est traversée par deux rivières distinctes : l'Huisne et la Sarthe, toutes deux de taille moyenne. L'eau nécessaire pour alimenter les foyers de la ville et de son agglomération est tirée de l'Huisne exclusivement, la Sarthe étant impropre à la consommation.

Sur l'ensemble de la ville, les deux rivières sont navigables par des bateaux de taille moyenne. Le port, situé sur la Sarthe non loin du centre ville, bénéficie d'un tourisme fluvial léger. Autrefois, la Sarthe et l'Huisne accueillaient des transporteurs fluviaux pour le commerce extra-départemental. Les quais étaient aménagés en proportion à de nombreux endroits et reflétaient bien l'aspect de "ville industrielle". Le trafic s'est peu à peu estompé et a privilégié les déplacements sur la Seine ou la Loire, plus aisément navigables. Les infrastructures routières, ferroviaires et aériennes remplacent aisément l'ancien usage de l'espace fluvial du Mans.

Sur ces deux rivières, les crues sont rares mais existent cependant. L'inondation de 1995 avait par exemple immobilisé la plupart des ponts de la Sarthe en contrebas du vieux Mans, non loin du tunnel. Cette partie de la ville est donc sous le risque des eaux en cas de pluies diluviennes. Après cette inondation, des bassins de rétention d'eau ont été créés en amont de la ville. L'Huisne, elle, est épargnée, ou du moins ne bloque pas la circulation intra-muros, le pont de Pontlieue étant trop haut pour être inondé.

Les ponts possèdent quelques histoires particulières et ont été quelquefois symbole de l'architecture de la ville. Outre le Tunnel du Mans qui amène à la Sarthe, certains ponts détruits marquent l'histoire de la ville. On voit par exemple le pont des Vendéens partiellement détruit mais toujours accessible, remplacé par le pont de Pontlieue. On a également vu apparaître sur la Sarthe un "pont en X" pour permettre au tramway de traverser plus facilement l'axe fluvial et mieux desservir les différents quartiers. Ce pont ainsi que tous les ponts sauf le pont Gambetta(grâce à des résistants) ont été détruits par l'armée allemande lors de la Libération pour gêner le passage de la 2e DB.

Climat

Le climat du Mans est un climat océanique dégradé. On dénombre en moyenne 53 jours par an avec du gel. La durée totale moyenne d'insolation est de 1824 h par an. La durée totale d'insolation atteint en moyenne 248 h en juillet contre seulement 57 h en décembre. Comme le reste de la France proche de la façade atlantique c'est en hiver que les précipitations sont les plus abondantes dans la cité mancelle.

  Relevé météorologique de Le Mans
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jul Aou Sep Oct Nov Déc Année
Température maximale (°C) 7.1 8.5 11.6 14.7 18.4 22.0 24.5 24.0 21.4 16.6 10.8 7.7 15.6
Température moyenne (°C) 4.1 5.0 7.2 9.8 13.3 16.7 18.8 18.3 16.0 12.1 7.3 4.8 11.1
Température minimale (°C) 1.2 1.5 2.8 4.9 8.2 11.3 13.1 12.6 10.5 7.6 3.8 1.9 6.6
Hauteur de pluie (mm) 64.8 59.4 58.7 50.7 60.8 45.6 49.6 45.1 54.1 57.7 67.7 63.8 678.0
Source : Climatologie mensuelle à Le Mans (51 m) période 1961-1990[2]


Histoire

Icône de détail Article détaillé : Histoire du Mans.
Blason de la ville du Mans

Blasonnement et couleurs de la cité

De gueules à la croix d'or chargée d'une clef de sable en pal et cantonnée de quatre chandeliers d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or, l'écu bordé d'or.

Les couleurs "sang et or" ont été reprises notamment pour la formation du principal club de football du Mans. Aujourd'hui les couleurs de la ville ont changé. Elles se rapprochent du orange, cette même couleur qui prédomine sur la muraille gallo-romaine. Cette couleur est également le symbole du rouge qui se passe et qui vieilli, à l'image de la ville qui a vécu et s'est préservée tant bien que mal, parmi les innombrables guerres, les famines ou les incendies.

Dénominations et surnoms

vue de la muraille nord-ouest du Vieux Mans

Le Mans est baptisée de divers surnoms. Ils évoquent surtout l'histoire de la cité, plus que ses qualités propres.

  • La capitale Plantagenêt, par sa dimension historique et son importance dans les relations Franco-Anglaises. De même, la dénomination de Capitale du Maine lui fut attribuée durant toute l'époque ou cette région a existé.
  • La cité Sang et Or, du fait de la couleur de son blasonnement.
  • La ville rouge, à cause de sa muraille et de la couleur de cette dernière.
  • Le berceau de l'automobile[9], pour le travail de la famille Bollée et la création de la Mancelle. On voit également l'implantation des usines Renault.
  • Le Mans, la solide, grâce à son patrimoine architectural conservé intact pendant des années.
  • L'ouvrière, car ayant été l'une des plus grandes plaques tournantes industrielles de l'ouest de la France durant les 19e et 20e siècles.
  • La plaque tournante de l'Ouest ou Porte de l'Ouest[10] pour son réseau autoroutier en étoile à 5 branches, son rôle de distributrice ferroviaire et quelques fois aérien.
  • La Ville Royale pour avoir accueilli le mariage de Geoffroy V le Bel avec Mathilde d'Angleterre en 1128 et avoir ainsi fondé la nouvelle dynastie des rois d'Angleterre. La ville abrite le Palais des Comtes du Maine, lieu de naissance d'Henri II Plantagenêt.

De l’époque gallo-romaine jusqu’à la Renaissance

La ville du Mans à l'époque Gauloise est la cité des Aulerques cénomans, nommée Vindunum ou Vindinum (du celte vindon, blanc et dunon, colline, forteresse). Elle fut conquise en -56 prenant le noms de Civitas cenomanum (la cité des cénomans). Menacée par les Barbares, la ville est entourée d'une enceinte au cour de la fin du IIIe siècle.

La christianisation joue un rôle important. En 865, la ville est pillée par les Vikings.

La ville est la première à bénéficier d’institutions communales en France, dès 1070, sous l’égide de l’évêque et en lien avec les institutions de paix de Dieu[11].

Palais des comtes du Maine où naquit Henri II d'Angleterre futur roi d'Angleterre

Geoffroy le Bel dit Plantagenêt naît au Mans et régnera sur le Maine et l'Anjou de 1128 à 1151. Marié en 1128 avec Mathilde d'Angleterre, il créé « l'empire Plantagenêt ». Son fils Henri II est proclamé roi d'Angleterre en 1154.

Renaissance: Capitale culturelle et religieuse

C'est ici que se serait réellement formé le groupe de la pléiade, autour de Jacques Pelletier. François Rabelais et Pierre de Ronsard connaissent bien la ville et cette rencontre avec les frères du Bellay est historique. Jacques Pelletier publiera dans ses Œuvres Poétiques une pièce de Ronsard et de du Bellay intitulée A la ville du Mans. Les funérailles de Guillaume du Bellay en 1543 sont un évènement national. René du Bellay sera plus tard le protecteur de Pierre Belon lorsqu'il passera dans la région. Il lui demandera notamment de lui procurer des essences rares pour son château de Touvoie, reconnu comme un véritable "paradis arboricole de la Renaissance"[citation nécessaire].

Développement industriel

Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par le développement de l’artisanat, notamment la production de cire et de textile. Dour le textile, l’invention en 1650 d’une nouvelle étamine va permettre aux métiers à tisser du Mans d’avoir une renommée internationale (en 1740, deux tiers de la production étaient exportés à l’étranger).

Très vite, les Manceaux comprennent l’importance du chemin de fer. La population grossit et la ville s’étend.

En 1842, Ernest Sylvain Bollée installe sa fonderie de cloche et par la suite crée plusieurs grandes entreprises. Son fils, Amédée Bollée père crée plusieurs voitures à vapeur à partir de 1873. En 1896, Amédée Bollée fils fabrique sa première voiture à essence.

Avec l’essor de l’automobile, Georges Durand fonde l’Automobile club de la Sarthe qui devient bientôt l’Automobile club de l’Ouest (ACO). Il organise un premier grand prix en 1906, ancètre de la célèbre course des 24 heures du Mans.

C'est au Mans, par un autre passionné d'automobile que va passer la création de ce qui deviendra plus tard la sécurité sociale par Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, inertie donnant plus tard naissance aux groupes d'assurances, de banques et de mutualités.

Parallèlement, l'aviation connaît ses premiers balbutiements initiés par Wilbur Wright invité par les frères Bollée, et c'est aux Hunaudières le 8 août 1908 que décolle le Flyer.

Urbanisme

Le Mans Métropole est une communauté urbaine formée par la ville du Mans elle-même, à laquelle s'ajoutent huit autres communes environnantes.

La ville

L'étang du jardin des plantes et son geyser

La ville est très verte, près de 51 % des habitations de la métropole possèdent un jardin hérité de la tradition agricole et mutualiste des habitants de la cité. Son urbanisme, assez décousu, est très variable d'un secteur à l'autre et propose des zones d'habitations et d'activité denses comme des zones quasiment vierges. L'urbanisation actuelle touche tous les secteurs et comble petit à petit les nombreux espaces vierges ou faisant l'objet de restructurations. La ville est composée en grande partie de zones résidentielles dont les habitations sont majoritairement d'anciennes maisons ouvrières collées les unes aux autres, bâties dans un même style: la maison dîte "mancelle", symbole du passé de la ville. Des résidences HLM, très disparates d'un quartier à l'autre et des immeubles récents sont en opposition totale avec les anciens quartiers ouvriers. Le centre ville est tout aussi varié, on y trouve les plus grands immeubles de la ville, construits récemment (années 1970-80), comme la Tour Émeraude et des ruelles marchandes regroupant les maisons bourgeoises plus anciennes. Le vieux Mans propose quelques demeures conservées comme la maison de la reine Bérangère, les habitations les plus remarquables étant les hôtels particuliers, dominant la ville de par leurs placements en haut de la muraille romaine dans la Cité Plantagenêt. Les extrémités Nord et Sud de la ville sont réservées aux Zones Industrielles et Commerciales. Une ligne de tramway dessert les habitants depuis fin 2007 entre l'Université du Maine et le centre culturel Antarès ainsi que le quartier des Sablons.

Projets et réalisations en cours

La ville du Mans possède de nombreux projets pour son avenir proche :

  • Un musée spécialisé en archéologie, place des Jacobins ouvrira début 2009.
  • Un parc paysager avec un hôtel et des résidences sur l'ancienne "île aux Planches" courant 2008.
  • Un "Boulevard Nature" de 72 km de long tout autour du Mans reliant les sites remarquables autour du Mans et réservé aux modes de transports doux (les cyclistes, les randonneurs, les rollers, les chevaux) dont un petit tiers sera achevé mi 2008.
  • Nouveau pôle hospitalier spécialisé en maternité sera ouvert début 2009 (Pôle femme-mère-enfant).
  • Un pôle d'échange multimodal (PEM - trains, tramway, bus urbains, taxis, vélos, cars départementaux et régionaux), incluant une nouvelle gare routière, sera achevé en 2009 avec un nouvel hôtel de standing, un centre de conférence, 12 000 m² de bureaux.
  • Un nouveau stade de football pour le MUC 72 avec 25 000 places prévu pour la saison 2010.
  • Une Cité des Musiques qui regroupera l'École Nationale de Musique, ainsi qu'un pôle musiques actuelles et un pôle associatif d'ici 2010.
  • L'espace culturel des Jacobins regroupant un multiplex cinéma de 11 salles ainsi qu'un théâtre de 822 places, en lieu et place du théâtre municipal actuel, place des Jacobins.
  • Restitution de la flèche et des pyramidons sur le beffroi de la cathédrale du Mans.
  • Dédoublement de la rocade Nord avec construction d'un passage tunnel sous l'échangeur de Coulaines d'ici à 2010.
  • L'agrandissement du quartier d'affaires Novaxis, côté Gare Sud, avec un potentiel de surface de plus de 100 000 m² actuellement en construction.
  • La mise en place de nouveaux tronçons de transport en commun en site propre pour compléter la première ligne de tramway est à l'étude.

Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[12])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
18 555 18 081 19 030 18 881 19 792 23 164 25 189 27 461 27 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
34 664 37 209 45 230 46 981 50 175 55 347 57 591 57 412 60 075
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
63 272 65 497 69 361 71 783 72 867 76 868 84 525 100 455 111 891
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
132 181 143 246 152 285 147 697 145 502 146 105 144 500 - -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Vue de la gare sud

Le Mans était peuplée de 19 030[13] habitants en 1806, de 65 467 habitants un siècle plus tard (1906), les dernières estimations de l'INSEE pour 2005 faisaient état de 144 500 personnes. Selon le dernier recensement général de la population de 1999, l'unité urbaine du Mans compte 194 825 habitants tandis que son aire urbaine en totalise 293 159. Le bassin d'emploi de la ville touchait environ 317 183 habitants en décembre 2007.

Au fil des siècles, la petite ville industrielle est devenue une ville à vocation régionale et nationale. Elle a bénéficié du développement des infrastructures et de la décentralisation industrielle d’après-guerre. Pour preuve, la ville enregistre un "pic" en 1975 avec 152 285 habitants. La croissance cependant, se stoppe net, dès les années 1980. La concurrence de villes proches, en particulier des centre regionaux que sont Nantes et Rennes ne lui ont pas permis de se développer davantage. Le Mans à cependant repris une certaine dynamique au cours des années 2000, notamment en s'imposant economiquement comme une ville stratégique pour tout le Nord-Ouest Français, la véritable "porte" entre Ouest et Ile-de-France, entre Normandie et Centre. On constate ainsi continuellement un regain de développement démographique grâce à l'arrivée d'actifs en provenance de Paris qui souhaitent continuer leur activité salariale en région parisienne tout en vivant au Mans (55 minutes en TGV de la gare Montparnasse), elle fait partie de la dernière couronne de la ville de Paris.

Administration

Maires

Icône de détail Article détaillé : Liste des maires du Mans.
Liste des maires successifs depuis 1947
Période Identité Parti Qualité
1947 1965 Jean-Yves Chapalain RPF
1965 1977 Jacques Maury MRP Chirurgien
1977 2001 Robert Jarry MGP Ouvrier
mars 2001 (réélu 2008) Jean-Claude Boulard[14] PS Écrivain

Division administrative

La cité judiciaire

La ville est divisée en douze cantons, avec un ensemble de 48 communes :

La ville du Mans possède une mairie municipale principale installée dans l'anciens palais des Comtes du Maine, d'autres annexes officielles sont installé dans les plus gros quartiers comme Pontlieue. Pour les diverses élections, la ville seule possède 97 bureaux de votes réparties sur le territoire intra-muros.

Quartiers

Icône de détail Article détaillé : Secteurs et quartiers du Mans.


Le Mans est divisée en plusieurs quartiers. Ses deux extrémités sont formées par la porte de l'Océane et Antarès ZI sud. Les différents quartiers sont composés de zones résidentielles anciennes d'alignements de petites maisons dénommées « mancelles » comme à Pontlieue, quartier Californie, La Mission, le quartier Hopital-Le Pré, le quartier Jean-Jaurès et le Quartier Gallière (ou quartier de La Madeleine) ou la Chasse Royale, Quartier Bollée qui sont parties intégrantes de la ville et de zones plus récentes comme Les Maillets, et Gazonfier, voire « post-68 » à l'image du quartier Bellevue et Les Sablons, Ronceray, Glonnières. La gare joue un rôle central dans l'organisation de la ville : un côté nord offre une sortie sur le centre ville, le côté sud sur le centre Novaxis. Enfin les parties centrales de la ville : La place de la République et Les Jacobins qui jouxtent la partie historique du vieux Mans.

Jumelages

Statue en hommage à Wilbur Wright sur la place des Jacobins

Le Mans possède des jumelages de poids notamment ceux avec l'Angleterre et la Russie. Rostov-sur-le-Don dont le jumelage dure depuis une quinzaine d'années est la plus grande ville du Sud-Est oriental de l'Europe élargie, dépassant le million d'habitants. Bolton est également une métropole de choix au plan européen puisque ville anglaise dynamique, elle est notamment connue pour son équipe de football.

Mondialement, elle est liée à la ville nipponne de Suzuka, notamment connue pour son circuit, composant une épreuve du championnat du monde de Formule 1. La ville est un faubourg de Nagoya, la troisième plus grande mégalopole du Japon.

Le jumelage fortement méconnu mais pourtant l'un des plus important d'Europe est celui avec la ville allemande de Paderborn. Il fut le premier traité transfrontalier entre deux villes européennes, en 836. Tout porte à croire que Le Mans ait été la première ville européenne en même temps que Paderborn à posséder un jumelage au sens moderne étant le premier traité « religieux » entre deux villes de la communauté catholique, et ce pour le transfert des vestiges de Saint-Liboire. Un jumelage a été conclu en décembre 2007 avec la ville d'Alexandrie dans le cadre de recherches archéologiques sur le site égyptiens de la part d'archéologues Manceaux de renommée internationale, à l'image de Jean-Yves Empereur. L'association Sarthe-Alexandrie aussi appelée ACEA [15] est ainsi née et devrait se développer dans les prochaines années.

Logo de l'association Sarthe-Alexandrie

Un jumelage culturel a été conclu en décembre 2007 avec la ville d'Alexandrie dans le cadre de recherches archéologiques sur le site égyptiens de la part d'archéologues Manceaux de renommée internationale, à l'image de Jean-Yves Empereur. L'association Sarthe-Alexandrie aussi appelée ACEA [16] est ainsi née et devrait se développer dans les prochaines années.

Partenariats

La ville est le point central de l'Espace Metropolitain Val de Loire-Maine, elle en est notamment la ville la plus peuplée. Cette association entre 8 agglomérations de différentes régions regroupe plus d'1,2 millions d'habitants avec pour pôles majeurs Le Mans, Tours et Orléans. Le but principal de partenariat reste la coopération économique, et notamment touristique.

Sécurité

Selon le quotidien Ouest-France et le magazine "Le Point", la ville du Mans serait la plus sûre de France pour l'année 2007-2008 avec des résultats d'élucidations, d'arrestations et de contrôles bien supérieurs à la moyenne nationale.[17]. C'est sur ces sources que se base le refus d'instaurer une police municipale, qui serait certainement assez peu utile à la vue du travail déjà effectué. La ville du Mans est composée d'un commissariat central situé dans le quartier de la Mission, et de quelques autres postes présents dans l'agglomération. La caserne centrale de Gendarmerie de la ville, également située dans le quartier Mission est l'un des plus important centre de formation de France.

Politique

Ville traditionnellement à gauche, Le Mans a accueilli, du 18 au 20 novembre 2005, le 21e congrès du Parti socialiste.

Économie et recherche

Économie actuelle en chiffres

La ville compte trois technopôles avec le quartier Novaxis, l'Université-Ouest et le Technoparc Sud. Elle possède aussi une zone industrielle agro-alimentaire avec le pôle Vitaxis qui regroupe plus de 2000 emplois. Trente zones industrielles et commerciales se trouvent sur Le Mans et les communes de la métropole. Une zone franche urbaine (ZFU) est présente aux Sablons.

Économie industrielle

L'industrie est apparue au Mans à la moitié du XIXe siècle. Plaque tournante du Maine et de tout l'ouest français. La métallurgie s'est beaucoup développée à l'intérieur même de la ville. Les chemins de fer ont également employé beaucoup de ruraux des alentours. L'ouverture vers Paris, puis vers la Bretagne a permis au Mans de développer son industrie. Les matières premières arrivaient alors par bateaux, du temps où la ville possédait 3 ports "moyens". Les ports de Allonnes, de Arnage et du Mans étaient des petites plaques tournantes pour acheminer vers les différents endroits du Maine. Ce moyen d'acheminement n'ayant jamais pu se développer du fait de la concurrence du chemin de fer.

La gare de triage au sud de la ville, qui aujourd'hui a du mal à se rentabiliser, est le symbole d'une époque où l'industrie de la cité était florissante. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Le Mans est, avec Saint-Étienne, l'une des villes les plus industrielles de France. Elle soutient la comparaison avec la gare tourangelle de Saint-Pierre-des-Corps. L'industrie du département de la Sarthe est alors essentiellement tournée vers l'agroalimentaire. Le département conserve d'ailleurs sa dominante rurale en dehors de la ville. Après cette époque de regain pour la cité, la chute n'en est que plus forte. La population du Mans a dépassé les 100 000 habitants vers 1950. Elle n'augmente plus dans les années 1970 et dimininue même quelque temps. La population augmente à nouveau au début des années 1980 mais moins fortement que chez ses puissantes voisines. Au début du XXIe siècle, Le Mans est encore, avec Nantes et Rennes, l'une des trois villes les plus influentes de l'Ouest. Le déclin économique lié à la désindustrialisation explique sa moindre croissance démographique. Sa reconversion est toujours en marche. Aujourd'hui, le Mans est à dominante largement tertiaire. Elle accueille dix fois plus d'employés d'entreprises qu'elle ne forme de diplômés supérieurs.

En agroalimentaire, le grand nom de Yoplait y concentre un pôle majeur. L'automobile voit Renault notamment et le Japonais NTN. Initiée par la famille Bollée, l'industrie automobile prendra une place primordiale dans le développement industriel de la ville.

La période d’entre-deux-guerres est marquée par l’installation de l’usine Renault en 1936. L’usine va profiter de l’économie de guerre en 1940 en produisant des pièces pour les Allemands. Après la guerre, l’usine va se développer. Elle constitue, encore aujourd’hui, la plus grande concentration ouvrière du Mans. D’importantes entreprises spécialisées en électronique se sont installées à la suite de Renault tels Schneider Television, Glaenzer Spicer, Philips, Souriau, etc. Le Mans conserve des entreprises tertiaires comme pour les services : centres d'appels Mondial Assistance, B2S (n°2 Français), Eurofil, The Phone House ou l'Argus assurance. Les assurances mutualistes telles MMA, MAAF, Groupama, Crédit agricole, Caisse d'épargne sont également implantées dans la cité. D'ailleurs, Le Mans était, et est toujours avant tout, une ville d’assurances en particulier avec la fondation en 1828 de la Mutuelle immobilière du Mans qui après de multiples évolutions, constitue désormais le groupe MMA. L’ACO, soutenue par ces entreprises, s’est développée et est l’organisateur des 24 heures du Mans et cela grâce à la construction de circuits.

Cette augmentation du parc industriel va provoquer un afflux de la main-d’œuvre dans l’agglomération mancelle. La ville va mettre 25 ans à sortir de la crise du logement d’après-guerre. Il en résultera également un manque d’infrastructures et de services, notamment en matière de formation. À partir de 1960, on crée une branche universitaire scientifique. Elle est une annexe de l'université de Caen.

Industrie et développement géographique

La ville s’est composée en industries et en population à la seconde moitié du XIXe siècle. Le Mans absorbe les bourgs alentours et les faubourgs proches comme Sainte-Croix. Ceux-ci sont aujourd’hui de véritables quartiers. En 1855, Saint-Georges et Saint-Pavin sont rattachés à l’Est de la cité. En 1865, c’est au tour de Pontlieue d’être intégré au Sud. L’augmentation du nombre d’habitants est importante. Alors qu’en 1851, la cité comptait 27 000 habitants, ce sont 45 000 citadins qui sont décomptés en 1866. Déjà, le territoire est rempli mais très incomplètement. Les espaces résidentiels sont alors nombreux, les vastes zones d’activité ferroviaires apparaissent au lendemain de l’arrivée du train en provenance de Paris. La première phase de croissance se situe juste après 1854, alors que l’agglomération entre dans l’époque industrielle. Le matériel ferroviaire, les manufactures de tabac, les fonderies et les usines mécaniques sont en plein développement. C’est également la naissance de la première entreprise tertiaire au Mans : la future filière MMA.

Le regroupement Le Mans Nord entreprises

La deuxième phase de croissance se situe dès 1920. La ville obtient le bénéfice de nombreuses délocalisations stratégiques. Les fabriques de munitions apparaissent à l’aube de la seconde guerre mondiale tout comme les usines de moteurs d’avions. En 1936, les espaces d’occupation de Renault amènent à une certaine dynamique économique. L’électrification de la ligne Le Mans-Paris renforce la position de la ville en temps que « étoile ferroviaire de l’Ouest ». Après la seconde guerre mondiale, ce sont environ 5000 employés qui travaillent tous les jours pour la SNCF. Le Mans devient la seule cité industrielle de l’Ouest alors que Saint-Nazaire est ouvert sur la mer et que les gares de Rennes ou de Nantes sont trop éloignées de Paris. La troisième phase est celle des « trente glorieuses ». Pourtant la SNCF ne compte plus que 3600 salariés en 1974. À l’inverse, les Comptoirs Modernes, créés en 1928 emploient de plus en plus de personnes. Renault reste la plus grande usine du département avec 10 000 emplois toujours en 1974. Le mouvement migratoire devient fort, mais pour un éloignement de la ville. Alors qu’en 1975, une grande phase de désindustrialisation touche Renault et les Mutuelles du Mans, de nouvelles activités révolutionnent l’activité économique. Les services publics et marchands apparaissent lentement. La tertiarisation dans la ville du Mans s’avère lente. Le débordement de l’urbanisation hors des limites municipales bas son plein depuis 1960. Les 2 communes principales à bénéficier de ces migrations sont les deux plus importantes de la 1re couronne : Allonnes et Coulaines. Allonnes se construit comme une ZUP alors que Coulaines, plus proche de la ville du Mans se développe en lotissements de petits immeubles. Pour la seconde fois, la cité englobe les bourgs environnants. Cependant, la péri-urbanisation continue à se faire sous la forme d’un étalement résidentiel discontinu. Viennent dès les années 1980, les communes alentours comme la Chapelle Saint-Aubin ou Saint Saturnin au nord ou se construit une nouvelle zone commerciale. La zone du Polygone au Sud, construite dès 1960 concentre également une forte activité professionnelle. Les deux zones industrielles et commerciales, Nord et Sud, proposent des activités de transport, de commerce ou de services aux entreprises comme aux particuliers.

La nouvelle aire : entre stagnation et progrès

La Tour Émeraude, en centre-ville. ancien siège des MMA

Les années 1980 sont marquées par la création de nouveaux axes de communications : les lignes TGV qui relient Paris à l’ouest de la France passent par le Mans pour desservir Nantes et Rennes. Les autoroutes relient Le Mans à Paris, Alençon, Rennes, Nantes, Tours, Caen et Rouen/Calais, ce qui a eu pour effet de dynamiser le tissu économique. Son identité est largement entachée par son rôle de simple « relais » de l'Ouest, et se trouvant éloignée du reste de la région des Pays de la Loire. Son histoire et son économie se sont basées sur les matières premières et les infrastructures industrielles nouvelles en matière de transport. Cependant le Mans a beaucoup perdu de son importance avec la perte de vitesse de la production industrielle. Entreprises fermées, ville perdant ses habitants... Les circonstances ont été ressenties dès la fin des années 1990. Paradoxalement, alors que les couronnes mancelles gagnent en puissance, la ville-centre voit son rythme de croissance s’affaiblir, jusqu’à obtenir un variation négative. Ce sont les périphéries qui en profitent. À partir de 1960, on crée une branche universitaire scientifique. Elle est une annexe de l'université de Caen. En 1969, on crée un IUT pour répondre à la demande de formations techniques pour l’industrie. L'université se développe, apparaissent progressivement des secteurs lettres ou droit. Elle devient indépendante à partir de 1977. Ses bâtiments construits comme des préfabriqués sont marqués par leur temps, symbole d'une construction "rapide". La création de cette petite université, initiée dès 1967, a apporté quelques 10 000 étudiants au fil des années. Cependant, le refus de l'État d’ouvrir un CHU à l’Hôpital Nord a très nettement ralenti ses chances de devenir grande-ville universitaire. Quelques technopôles ont cependant amenés le Mans à prendre une place importante dans le secteur tertiaire. Le technopôle Novaxis situé à la Gare Sud est le plus récent et bénéficie de meilleur emplacement stratégique des trois. Le technopôle de l’Université, quoiqu’un peu excentré, bénéficie de sa propre sortie autoroutière et de sa proximité avec la faculté des sciences ou des sciences économiques. En 1999, le territoire de la CUM est urbanisé à 72% seulement, alors que les espaces résidentiels ne représentent que 1/3 de la surface totale. Cependant, le Mans conserve la grande majorité de la population de la communauté urbaine, du fait du petit nombre de communes impliquées. Ce sont ainsi les 3/4 de la population qui résident dans la ville-centre. Depuis le début des années 2000, la ville du Mans a décidé de remédier à ce problème de « fuite métropolitaine ». La cité a perdu beaucoup d’habitants entre 2003 et 2006, spécialement à cause de la reconstruction de nombreuses parties de la ville. C’est dans cet optique que de nouveaux bâtiments sont créés aux extrémités urbaines encore non occupées, et notamment à l’Ouest, près de l’Université. La présence du tramway, devrait permettre d’attirer de nouveaux habitants. Les « parkings-relais » du tramway sont spécialement conçus pour l’accueil des visiteurs ou des habitants de la métropole, afin qu’ils puissent profiter du nouveau moyen de transport de la ville. Sa position entre Paris et l'Ouest aura également beaucoup apporté pendant les périodes de « relâchement ». D'un point de vue tant économique que géographique, le passage de l'équipe de football locale en division professionnelle a permis un regain de popularité de la cité au niveau national, et a « dopé » la fréquentation du stade.

Le Mans accueille le siège social de la société des assurances MMA et le GIE Sesam Vitale créateur et distributeur de la carte Vitale, implantés dans le quartier d'affaire Novaxis.

Le Mans est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Mans et de la Sarthe. Elle gère l'aérodrome Le Mans-Arnage et quelques écoles de formation supérieure.

La communauté Le Mans nord entreprise, créée en juin 1999, réunit 70 des 430 entreprises situées en périphérie nord de la ville. Cette confédération englobe de nombreuses sociétés sur un rayon d'une dizaine de kilomètres qui forment un pouvoir économique important et siège au conseil de la communauté d'agglomération. Employant environ dix mille salariés sur une superficie de 100 000 m², elle tend à se faire concurrencer par la zone Sud et notamment le « Family Village » ouvert récemment. La communauté au Sud, près des Hunnaudières et d'Antarès, est en pleine expansion alors qu'elle accusait un retard certain ces dernières années, face à la zone Nord, desservie par la porte de l'Océane.

Transports

Voies de communications

Icône de détail Article détaillé : Gare du Mans.
Le tunnel du Mans, voie d'accès au centre ville

L' A 11 (Paris-Nantes), l'A 81 (Le Mans-Rennes) et l' A 28 (Rouen-Tours) desservent la ville et son agglomération. Grâce aux derniers travaux de l'A28, la ville se place au centre de la liaison Angleterre-Espagne. Le Mans est le carrefour de l'Ouest français pour les flux descendant de Paris vers la Bretagne et le reste des Pays de la Loire, la ville dispose de liaisons TGV. L'aérodrome Le Mans-Arnage accueille environ 44 000 personnes par an. Un port, non loin du centre ville (tourisme fluvial) complète les dessertes.

Transports en commun

Le Tram du Mans
Le Tramway à "la République"

Le réseau (SETRAM) desservant l'agglomération est composé de 34 lignes de bus (dont 14 scolaires), et une ligne de tramway. La présence du tramway répond à une nécessité pour les besoins de déplacement d'un bout à l'autre de la ville tant les trajets en bus peuvent être longs. Avec 15,4 km de voies, la ligne principale comporte 29 arrêts.Il y a environ 43 000 passagers dans le tram chaque jour. Les bus s'arrêtent à de nombreuses parties de la ville ainsi que les communes de La Chapelle-Saint-Aubin ou Yvré-l'Évêque, des villes périphériques éloignées du centre ville.

Circulation intra-muros

Carte des voies de communication

Le Mans possède ses propres boulevards periphériques, les uns dépendent du service municipal, les autres du réseau Cofiroute ou ASF. Les ruelles du vieux Mans, dont l'accès en voiture n'est autorisé qu'aux riverains, peuvent laisser passer un véhicule pour la plupart mais elles sont très peu larges. Le centre ville est très piétonnier, ainsi la place de la République est aujourd'hui fermée aux automobilistes, un parking souterrain de grande taille y a été créé en sous-sol pour permettre d'accéder au centre ville sans peine, la circulation en plein centre ville y étant assez difficile. De nombreuses pistes cyclables sont disposées sur les grands boulevards et les principales avenues. En tout, ce sont 129km qui sont réservés aux vélos dans la ville, depuis le projet directeur adopté en 1997[18]. Une déviation nord a été créée pour désengorger la commune de Saint-Saturnin. Le tunnel du Mans est également un édifice important de l'infrastructure routière. Creusé en seconde moitié du XIXe siècle, il permet aux automobiles de gravir la colline du vieux Mans et d'entrer rapidement au centre de la ville, l'édifice est toujours utilisé aussi bien en ascendant qu'en descendant. Des voies cyclables ont été aménagées et la circulation se fait en deux fois une voie. Longtemps la ville s'est vue privée de grandes voies de circulations à l'intérieur de la communauté. Jusqu'aux années 1970, l'infrastructure routière était insuffisante pour la ville: voies trop étroites, manque de routes pour divers points stratégiques... Dès 1962, on remarque que la ville n'a pas les infrastructures nécessaires par rapport à son nombre d'habitants (142 000 en 1962) dû à une croissance "anarchique" de la ville. On dit alors qu'elle a grandi "trop vite" pour se doter d'infrastructures performantes[19]. Le Mans se concentre depuis les années 2000 sur les transports en communs avec l'aménagement du tramway et surtout des "parkings-périphériques" en vue de réduire le nombre d'automobiles au sein de la ville.

Les années 1960 ont marqué une reprise en main du service technique des routes, comme l'indique le SDAU de 1967. À l'image de la "percée centrale" en centre ville qui a vu raser une grande partie du centre historique, le réaménagement routier à été obligatoire pour le développement. Il n'a jamais été pleinement achevé. Qu'il s'agisse de la rocade ou du périphérique autoroutier, aucun des deux n'est achevé en véritable boucle. À l'intérieur, les boulevards et les avenues à 2 voies ne suffisent pas toujours. Certains axes majeurs demeurent eux à une seule voie et sont laissés à demi aux voitures, à demi aux piétons et cyclistes, à l'image de la rue Nationale, l'une des principales rues marchandes.

Sports et loisirs

Automobile

Le sport sublimé par la magie du Mans la nuit

La ville dispose de deux équipes de sport de haut niveau en basket et en football, mais est mondialement connue pour les 24 heures du Mans, course d'une durée de 24 heures, déclinée pour les voitures, les motos, les kartings et même les