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L'Institut Catholique d'Arts et Métiers (ICAM) a été fondé en 1898 à Lille par les jésuites à la demande des industriels de la région, avec notamment l'aide financière de Philibert Vrau.
Celui-ci forme des ingénieurs généralistes sur cinq ans, répartis de la façon suivante :
Le coût de cette école d'ingénieur est de l'ordre de 1850€ par an en cycle préparatoire, puis de l'ordre de 4350€ par an en cycle ingénieur.
Actuellement, l'ICAM est présent à Lille (depuis 1898), à Nantes (depuis 1988) et à Toulouse (depuis 1993). Les relations que le groupe a tissées avec d'autres écoles s'étendent dans de nombreux pays (notamment l'Espagne,le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et la Pologne).
Les ingénieurs sortant de l'ICAM, de par leur formation généraliste, ont la possibilité de pratiquer de nombreux métiers (le terme d'ingénieur étant vague), dont principalement[1]:
Les sites de Nantes et de Toulouse proposant une formation identique à celle de l'ICAM de Lille et sont reconnus depuis 2003 par la Commission des titres d'ingénieur.
L'ICAM fait partie du Groupe ICAM qui rassemble outre les 3 ICAM, les IST qui sont des filières de formation d'ingénieur en alternance. L'ICAM est également membre fondateur de la CECAM qui regroupe les trois ICAM et l'ECAM. Ces écoles ont mis en communs leurs processus de recrutement des futurs élèves ingénieurs.
Le directeur du Groupe ICAM est depuis 2005 Jean-Michel Viot, qui a succédé à Guy Carpier.
On note une ouverture à l'Afrique depuis plusieurs années, notamment sous l'inspiration de Guy Carpier.
Anciennement très axé sur la mécanique, une part de l'enseignement en classes préparatoires est consacré à des travaux pratiques en atelier de productique. Les matières enseignées en cycle ingénieur sont cependant les mêmes que dans une école d'ingénieur généraliste classique[2].
De par sa conception jésuite, l'ICAM essaie d'inculquer à ses élèves de ne pas dissocier les valeurs humaines de l'objectif de productivité et de rentabilité inhérent au rôle d'ingénieur. C'est pourquoi les étudiants font un stage ouvrier durant leur cycle préparatoire. De plus la pédagogie jésuite étant ancré sur l'autonomie et le développement personnel, on retrouve cette ligne de conduite dans l'encadrement des projets et plus globalement à tous les niveaux. (vie étudiante, administratif, cours)
L'inspiration Ignatienne est présente dans certains aspects de l'enseignement, notamment :
Une association en lien avec cette école existe, il s'agit de l'association des ingénieurs ICAM[3] . Cette association a pour but d'accompagner les ingénieurs ICAM durant leur carrière et de promouvoir les formations ingénieurs.
De plus une fondation, la fondation FERON VRAU dépend de cette association. Son but est d'aider financièrement les élèves ingénieurs à financer leurs études en leur proposant des prêts à taux zéro ou des bourses supplémentaires.
Tous les ans depuis une vingtaine d'années a lieu la Nuit ICAM sur les trois sites, à la même date (généralement le dernier week-end de janvier). Chaque année l'organisation de celle-ci est confiée à la promotion de première année du cycle ingénieur. Tous les élèves de cette promotion font partie intégrante du projet.
4000 personnes (en moyenne par école) se regroupent le temps d'une nuit dans les locaux de l'ICAM sur plus de 2000 m². La préparation de la soirée dure une année, et l'aménagement des locaux prend une semaine entière aux étudiants qui travaille entre 16h et 8h du matin pour éviter la gêne des préparatifs aux autres promotions et formations.
La Nuit ICAM est réputée pour être l'une des plus importantes soirée étudiante de chaque zone (Lille[4], Nantes, Toulouse). On peut par exemple noter que la Nuit ICAM Toulouse a eu le 3e prix national des Trophées des BDE 2007.
Outre le fait de réunir des étudiants, elle représente aussi une rencontre entre industriels, anciens étudiants, et artistes. En effet, chaque année, la Nuit ICAM reçoit un grand nombre d'artistes réputés qui animent la soirée. Parmi ceux qui ont participé l'année dernière (2007) on peut citer David Vendetta, Tom Snare et Benny Bennassi pour Lille, Yves Larock, Morgan et Freedom for King Kong pour Nantes et Alberkam et Mademoiselle K pour Toulouse.
Elle constitue surtout un véritable projet de promotion, qui entre directement dans la formation d'ingénieur généraliste que propose l'ICAM. En deuxième année du cycle préparatoire, la promotion élit un bureau de la nuit (le BDN) qui est chargé de superviser le projet. Ensuite, la promotion se divise en plusieurs commissions (décoration, technique, sponsors, sécurité, communication externe, logistique, animation, communication interne, salle prestige) puis ensuite en équipes de bars (responsable d'un bar, des animations et de la décorations dans une salle). Le but étant de concevoir un projet d'envergure mettant en jeu la responsabilité et la solidarité de la promotion.
La Nuit ICAM à Nantes n'existe plus. En effet, l'édition 2008 a dû être annulée suite au refus de la part de la mairie de Carquefou de délivrer une dérogation[5]. Cette dérogation aurait permis au gala de finir à 4h du matin au lieu de 2h. L'édition 2009, quant à elle, s'est vue refusée par le conseil d'administration de l'ICAM de Nantes. De manière générale les galas étudiants dans les propres locaux d'une école sont de plus en plus menacés de fermeture, notamment pour cause de gêne au voisinage et de problèmes de sécurité.
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